lundi 23 avril 2018

Une semaine d'abstinence en Espagne,

en Andalousie plus exactement. Voyage en famille avec enfants oblige. Devant organiser l'itinéraire, conduire la moitié de la journée, réserver les hôtels, organiser visites et activités, m'occuper de la nourriture, surveiller et occuper la marmaille, inimaginable de m'abandonner ne serait-ce qu'une seule seconde à ce qui agrémente d'ordinaire certains de mes voyages.

Nous sommes à Séville ce soir, il est bientôt 22h30. Les enfants dorment, j'allume grindr, plus par curiosité que par simple réflexe irréfléchi. Je sais qu'il ne se passera rien, ne voulant pas m'éloigner des enfants dont j'ai la garde. Et là : tentation. 
Un couple de mecs en recherchent un troisième. Particularité : ils sont dans l'hôtel, à l'étage juste en dessous !
Bon c'est pas des top models, mais ils sont tellement proches. C'est ça aussi : un mec géolocalisé à moins de 11 mètres gagne -un peu- en désirabilité. Et puis les plans à trois je me mets enfin à trouver ça drôle, aidé par Madan, après des années de terreur à l'idée que je finirai mis sur le côté, ignoré par les autres.

 Je converse avec l'un des deux, qui insiste longuement pour que je les rejoigne. Pas question, la porte de ma chambre doit rester en vue, je m'en voudrais à vie s'il arrivait quoi que ce soit pendant mon absence. Après négociation, j'accepte de venir lui dire simplement bonjour à condition qu'il vienne sur mon palier. Je ne les rejoindrai pas, donc autant jouer un peu.. Et c'est en short de foot  que je sors de ma chambre, sans sous-vêtement évidemment, histoire de donner un peu plus de piquant à la situation... Effet garanti, confirmée par son regard ahuri, fixé vers le bas.

Le dialogue repart de plus belle lorsque nous avons regagné chacun notre chambre. Je lui plais énormément. Il est prêt à tout et me le fait comprendre. Son mec semble plus chaud pour dormir que pour un plan à trois, et mon interlocuteur reste donc avec lui dans la chambre. Impossible pour lui de s'absenter seul, son copain ne serait pas d'accord.
Pour ma part, alors que les enfants dorment, je reste dans les escaliers qui montent à l'étage supérieur. Il est tard et le troisième étage ne mène qu'à une porte fermée par un cadenas, probablement un accès à la la terrasse ou au grenier. 
On sextote, il essaie de me faire patienter pour que son mec s'endorme et qu'il puisse s’échapper de sa chambre pour me rejoindre dans les escaliers et obéir à mes demandes.
On sent tout de suite le potentiel de soumis d'un mec, sans même qu'il ait à décliner ses "trips".

Là je suis tombé juste. Et un peu excité, je décide de jouer un peu avec sa frustration de soumis en chien...




Bon ça ne vaut pas un plan à trois, mais après tout, j'ai toujours été davantage excité par les situations que par l'action elle-même. En gros je lui dit que je vais me branler, ou que je suis sur le point de le faire, et lui me supplie de patienter. Il me dit que dans vingt minutes son mec sera endormi et qu'il pourra s'agenouiller sur les marches inférieures pour me sucer "comme je le mérite". Je n'aurais qu'à me laisser faire...
A défaut de concret, ces histoires amusantes, ça passe bien la soirée mine de rien... Mais il est tard, les enfants ça se lève tôt, et je n'ai ni l'envie ni l'endurance d'attendre vingt minutes supplémentaires.




Mais à force de jouer, la situation commence sérieusement à m'exciter et je tombe le short de foot, photos à l'appui. Il ne peut pas venir maintenant et je le sais. Et je lui dis en gros que je vais m'astiquer jusqu'à jouir sur les marches d'escaliers. Le but étant bien évidemment de le rendre dingue, et parallèlement de repousser la limite de sa volonté non dite de soumission.




Lui dire de venir après mon passage, quand il sera libéré de son mec endormi, lécher mon sperme qui a giclé sur le sol, ça va assez loin. Mais l'abstinence et la durée pendant laquelle j'ai discuté avec lui m'ont poussé à porter sa frustration jusqu'à une conclusion toute aussi frustrante.

J'ai bien éjaculé sur le sol, lui ai envoyé la photo, ai éteint mon téléphone et suis allé me coucher. On se lève tôt demain avec les enfants.

Le lendemain avant de partir de l'hôtel, j'ai rallumé l'appli : au creux de la nuit, huit minutes après son dernier message "Wait", il m'annonçait qu'il était enfin libéré et que son mec s'était endormi. Alors je suis allé faire un tour dans les marches qui mènent au troisième étage. Sur le sol : plus rien.
Le sperme s'évapore t-il en huit heures de temps ? Le ménage est-il fait si tôt le matin ?...

Et c'est à la réception quelques minutes plus tard, le croisant au check-out, moi avec les enfants, lui avec son copain que j'essayais sans aucun mot échangé de discerner en vain dans son regard le désir frustré de ne pas avoir pu m'avoir, de la satisfaction d'avoir obtenu le peu de ce qu'il voulait depuis le début.






19 commentaires:

  1. C'est quand même vachement cérébral comme trip, non ?
    Victor

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Complètement, mais c'est une expérience..

      Supprimer
    2. Bonjour Quentin
      Par un vrai coup heureux, j'ai découvert ton blog il y a quelques jours seulement, et j'en suis vraiment ravi !!!! Bravo à toi pour toutes ces pages (je n'ai pas encore tout lu ...) qui sont un vrai régal à parcourir tant elles sont écrites avec passion du plus profond de toi, et d'une manière particulièrement agréable. Merci à toi aussi, pour le plaisir que tu donnes à nous faire entrer dans le plus intime de toi-même. Je suis également en admiration devant ta santé physique et morale !!! Physique, car tes nuits sont souvent trop courtes et fatigantes. Morale, car ta "queue" n'est pas à la place de ton cerveau et tu "maries" avec justesse, me semble t'il, ton plaisir personnel à baiser un mec dans toutes les règles de l'art, avec la jouissance que ton partenaire peut bénéficier de votre relation. Je me régale avec ton blog, et ne désire que de te retrouver par tes partages de vie. Tu es généreux dans tes relations avec tes multiples partenaires car tu veux beaucoup leur donner avec le plaisir que tu éprouves. Continue encore longtemps, si tu le veux bien, à nous faire vivre de si belle manière en nous partageant tant de si bonnes choses. Je sais que tu veux faire de ta vie personnelle une page la meilleure possible. De nouveau : bravo et merci ! Je t'embrasse.
      Georges

      Supprimer
    3. Merci beaucoup pour ce message, qui me va droit au cœur.
      Très bonne lecture à toi ))

      Supprimer
  2. Entièrement d'accord avec le commentaire de 16 h 15 : je lis presque exclusivement le blog de Quentin car ses récits sincères sont servis par un style alerte.
    Le récit de ce jour présente la particularité de narrer le non-advenu et cela lui donne une force peut-être encore supérieure.
    La non-réalisation physique de Séville porte en elle une puissante base érotique !

    RépondreSupprimer
  3. Recit tres bien ecrit (comme d'habitude...) et tres excitant... de plus, d'apres la photo Quentin Mallet a l'air sacrément bien monté ! Tony

    RépondreSupprimer
  4. Excellente histoire, merci ! Trouver quelqu'un dans le même hôtel quand la situation s'y prête pas, ça m'est pas arrivé, et c'est pas faute d'avoir regardé ! Très excitant la façon dont tu as profité de la situation :)
    Olive

    RépondreSupprimer
  5. Tant va la queue à la gloire qu’à la fin elle se montre... Petit proverbe bloguesque ^^
    Joli suspense... j’ai quand même eu une pensée pour la femme de ménage...
    Et sinon, c’était pas des espagnols quand même !?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un couple de Brésiliens je crois

      Supprimer
    2. Une valeur sure le Brésil :p

      Supprimer
    3. Je confirme sans réserves; les Brésiliens sont rarement décevants : sensuels, d'un extérieur avantageux (des visages, un grain de peau, un teint et des fesses souvent sublimes) et amicaux de surcroît ...

      Supprimer
    4. Vous me faites rêver, je n’ai testé que l’amitié de brésiliens...

      Supprimer
    5. estèf, j'ai souri à la lecture du post de Quentin, car justement l'un de mes plans de samedi dernier était un Brésilien de 29 ans au visage et au corps incroyables.
      Je les trouve naturels dans leur rapport à l'autre et suis sûr que vous pourrez tester un jour leurs autres qualités :)

      Supprimer
    6. Louis, en fait j’ai passé 5 jours avec des amis et deux brésiliens lors d’une randonnée dans les Andes il y a bien longtemps. L’un d’eux avait flirté avec une amie et j’avais beaucoup sympathisé avec l’autre. Mais j’etais trop ingénu à l’époque...
      J’ai adoré votre vouvoiement...

      Supprimer
  6. estèf : c'était spontané et figurez-vous (figure-toi) que je vouvoie même mon meilleur ami :)
    Quentin pourra sans doute le confirmer, mais dans un autre registre le vouvoiement peut être très excitant. J'ai quelques partenaires qui emploient des formules telles que "baisez-moi maître", "votre bite est bonne" etc ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Louis : figure-toi que ça m'arrive aussi, comme hier à un contact "vous êtes très beau"...

      Supprimer
  7. Dommage que la derniere photo soit floutée!

    RépondreSupprimer