jeudi 20 octobre 2016

Je me suis tapé son mec

comme prévu, non sans appréhension. Non seulement on ne sait guère dans quel couple on tombe, l'éventuel rapport de dépendance, de désir, de frustration, voire de jalousie l'un par rapport à l'autre, mais de surcroît j'arrivais chez eux fin août, qui comptaitsans conteste les jours les plus chauds de l'année.
Après le RER sans climatisation, une erreur de destination qui rallongait mon parcours, une marche à pied dans la fournaise de cette fin d'été 2016, c'est en nage et bien peu désirable que j'arrivais chez les hôtes du soir, souriants, fidèles à leurs photos, et surtout... frais.

Ça palpe chez les candaulistes ! Grand duplex de banlieue aux espaces larges et au design raffiné. Deux larges canapés en méridiennes où je leur fais face.
Mais ça ne va pas. Il fait chaud chez eux et la bonne heure de transport ajoutée au stress me fait lâcher subitement des décilitres de sueur !
Je sens mes vêtements coller sur moi, la peau comme du papier agressif humide, des gouttes perler sur mon front puis descendre se perdre dans mes sourcils. Impossible d'entreprendre, inimaginable de laisser entreprendre quoi que ce soit dans cet état.
Heureusement, devant mes plaintes répétées, l'un des deux me propose de prendre une douche avant de les rejoindre pour un verre. Ouf ! Je prends une longue ablution avec de l'eau de plus en plus glacée, ce qui a pour effet de me rendre tout à fait opérationnel en moins d'un quart d'heure. Je viens peut-être de sauver ma soirée...

Alors qu'il est impensable de remettre mes sous-vêtements trempés par la sueur, c'est nu sous mon bermudas blanc moulant que je les rejoins dans le salon. Effet garanti.
Pourtant mon estime personnelle n'est pas remontée proportionnellement à la descente de ma température corporelle. Ma libido reste basse et la complexité de la tâche qui m'attend me dépasse un peu... Mais mes hôtes ne semblent pas pressés, et restent en mode "on apprend à se connaître". Parfait, mais je ne crois pas que ça puisse m'aider, au contraire...

C'est au bout d'une conversation qu'ils m'apprennent qu'ils sont de jeunes mariés, et de fil en aiguille ils se mettent à me passer des extraits de la cérémonie de leur mariage. Et là l'excitation revient subitement chez moi, de les voir en costume, en famille, souriants et a priori fidèles "jusqu'à ce que la mort les sépare". Je me suis tout à coup vu en train de baiser l'un dans son costume de marié devant l'autre qui attend que son mari ait fini de se faire sauter...

Ils m'emmennent dans un jardin au gazon finement coupé, une espèce de grand transat gonflable circulaire dans lequel nous nous installons tous les trois avec nos cocktails. La suite est naturelle et assez progressive. C'est au retour dans le salon que ce qui était initialement prévu se réalise vraiment. Alors que le mec que j'avais eu en contact s'assoit au fond du canapé avec son verre, je m'évertue avec son copain, entreprends de posséder l'intégralité de son corps comme si c'était à moi qu'il appartenait. Immobile, cocufié et trompé devant ses yeux-mêmes, le mec est impuissant.

Dans l'excitation, je décide d'utiliser à fond le dispositif sexuel qui s'offre à moi. Je sodomise le mec à quatre pattes sur la moquette, je le pousse sur son petit copain afin que ce dernier souffre de chaque soubresaut infligé à sa pute de mec. Je lui roule des pelle tout en sodomisant son amour adultèrin, j'approche son visage au plus près de l'endroit où je ne déflore.
Au passage, je note encore une fois que l'homme adepte de candaulisme, celui à qui il plaît de voir son compagnon se faire démonter sous son propre toit, celui là est particulièrement bien monté. Mystère du hasard, que rien n'explique...

Il se trouve que je suis tombé sur un passif aussi endurant que moi ,c'est à dire exagérément. Nous sommes si longs à terminer qu'aux bout de deux heures d'ébats et plusieurs pauses, nous nous écroulons tous les trois sur le tapis.
Le but manqué était de réitérer ce que j'avais fait en Irlande, où malgré le port du préservatif, je choisissais d'éjaculer dans le mec en l'embrassant à peine bouche, laissant son petit copain devant le constat amère que son mec est souillé, voire aimé par un autre que lui.

Deux heures c'est long ,et je ne me sens plus capable de grand chose. Les minutes passent, de caresses échangées à nous trois et de discussions légères et décomplexées.

C'est l'organisateur de cette joyeuse orgie adultèrine, le "mari trompé"  en quelque sorte, qui reprend progressivement la situation en main. Il s'y prend bien le con, mon erection revient petit à petit, il sort un nouveau préservatif pour me l'enfiler, et à ma grande surprise s'empalle lui-meme dessus ! Alors que son petit copain que j'ai baisé pendant deux bonnes heures reste allongé derrière moi à nous regarder en fumant une clope, c'est l'autre que je baise !

La situation est tellement inattendue, opposée et excitante que c'est en lui que je jouis bientôt, sous les yeux de l'autre, visiblement satisfait et pas jaloux pour un sous.


Je ne sais pas pourquoi mais j'ai refusé de dormir avec eux, c'était peut-être un peu trop... J'ai sans doute préféré rater le dernier RER et marcher une dizaine de kilomètres pour prendre le premier train qu'il m'amena chez moi à six heures et demie du matin.
Allez comprendre... Il fallait bien ça pour me remettre de les émotions.

3 commentaires:

  1. En gros, tu avais aussi quand même (un peu) affaire à deux passifs, ou tout au moins un actif et un passif inavoué ^^
    Je comprends que tu puisses refuser de dormir avec eux. C'est le genre de chose que je ne peux faire qu'en cas de feeling bien particulier (si le partenaire pourrait devenir un petit copain potentiel.)

    RépondreSupprimer
  2. Finalement, ce candaulisme, c'est une forme particulière de baise à trois, où deux des trois sont en couple, et l'un des deux regarde. Dans le cas très excitant que tu décris (moi j'aurais tout de suite accepté de dormir avec eux, ne serait-ce que pour voir ce qui allait se passer le lendemain matin...), on a à faire à un double candaulisme inversé, une prouesse, en quelque sorte.
    Victor

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je pense qu'ils m'ont demandé de rester dormir juste pour pouvoir remettre ça le lendemain matin. Mais pas de bol, je ne suis pas du matin.

      Supprimer