jeudi 21 janvier 2016

Gabin est un garçon bien sous tous rapports,

même un peu trop bien. Costume impeccable, jeune et ambitieux, déjà cadre dans une grosse boîte de la nouvelle économie, on le sent directif et intransigeant, dur en affaire, souriant mais sûr de lui. Il est beau. Blond aux yeux bleus, grand, il semble néanmoins inconscient de l'attrait qu'il exerce lorsqu'il envoie via une appli ses photos en peignoir qui laissent deviner là ses abdos, ici ses fesses rondes, là son gros sexe.

J'ai cherché longtemps un défaut physique à ce garçon, sans en trouver. Gabin est une espèce de spécimen rare et parfait, donc le manque de défaut pèserait presque comme un handicap sans lequel il n'y aurait rien pour s'accrocher.

L'originalité ? Sa soumission totale et sans retenue dans le sexe. Là il perd toute fierté, tout honneur, tout dignité.

Après s'être rencontrés brièvement dans une soirée très convenable où il était bien évidemment insoupçonnable, on s'était revus en présence de Ben, il y a un an et demi, et j'avais raconté ici la fin de soirée un peu amère. A ce moment là je ne me doutais de rien. 

Et puis il m'avait retrouvé sur une appli, m'a laissé entendre ses trips de soumission, puis était venu me sucer chez moi.
Malaise. N'ayant aucun mal à être un peu dominateur dans le feu de l'action, j'ai du mal à l'être a priori, surtout avec un garçon que je n'ai encore jamais touché.
C'est seulement sur la fin que je me suis un peu lâché en lui éjectant ma salive au visage dans un crachat méprisant, ce qui eut pour effet son éjaculation soudaine.

Habitant loin de chez moi je l'ai peu revu, mais conversant régulièrement avec lui, j'ai pu satisfaire sa curiosité sur les jeux de chiens du Cap d'Agde auxquels j'assiste chaque été.



J'aimerais satisfaire ce Gabin, me lâcher dans la domination, mais on touche là aux limites de mon tempérament relativement respectueux, et disons le, finalement assez coincé.
Je l'engage à trouver un vrai dominateur, voir à lui en présenter, mais non. Il veut que ce soit moi, et allez savoir pourquoi. Sa soumission va jusque là, jusqu'à passer une nuit de samedi à dimanche à m'attendre via messages en s'interdisant de chercher quelqu'un d'autre, en sachant très bien que je ne viendrai pourtant pas.




Et quelquepart, au terme de l'écriture de ce 500ème article publié, ne pas s'empêcher de penser à la fois à ce gros potentiel inexploité, ce gros vide à combler, ce travail à terminer.





17 commentaires:

  1. En te lisant je me demandais à quel moment on bascule dans la domination. Lorsque le gars avec lequel tu partages un moment semble-t-il équilibré se retourne soudain et te confie son arrière, que tu te plais à le pilonner et qu'il en redemande sans cesse, est-ce que déjà il se passe autre chose ?

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    1. Lorsque je vois un ou plusieurs signes de soumission de mon partenaire, ça peut être assez lever, mais ce genre de langage non verbal est plutôt fiable

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    2. estèf, pour ma part, un mec qui veut se faire pilonner jusqu'à plus soif est un passif ordinaire, on en rencontre des myriades.
      En revanche lorsqu'il adopte le vocabulaire stéréotypé de la soumission (Maître, je suis une salope, baisez-moi, ...) on franchit un degré.
      L'expérience prouve - ainsi que Quentin le relate ici - qu'il s'agit souvent de jeunes gens très beaux, bien installés dans la vie qui aiment jouer - pour notre plus grand plaisir - aux rôles de soumis.

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    3. Bon, c'était un passif ordinaire, mais j'aime autant :)

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    4. La classe tout ca les gars... lol

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    5. Là je me demande pourquoi tu nous lis. Sociologue ? Anthropologue ? Voyeur ?

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    6. Voilà tout à fait j'analyse les bêtes curieuses

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    7. Si nous n'étions pas en bonne société, je pourrais te retourner le compliment !

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    8. Anonyme (c'est curieux de ne même pas pouvoir écrire un prénom même fictif, mais soit), une fois encore j'ai l'impression que tu mélanges beaucoup de notions sans rapport entre elles et que tu conclus hâtivement en écrivant "la classe tout ça les gars".
      Je vais te parler concrètement de mes plans les plus récents. Vendredi j'ai rencontré Y lequel m'a sucé et a ensuite dit aimer en général les plans avec des bears dominateurs, il m'a dit ce qu'il aimait, comment il le pratiquait etc. puis j'ai été sucé par E un musclé sympathique.
      Aujourd'hui quatre rencontres très différentes elles aussi : J un berlinois aimant sucer, embrasser et rien d'autre, K un actif un peu borné et bavard (j'ai écourté), E un branleur timide et B un viril sensuel et raffiné.
      Les rapports avec ces 6 garçons ont tous été différents et si j'en avais eu davantage la diversité aurait été augmentée.
      Mais le plus important est que je n'ai pas moins respecté l'un ou l'autre. On s'est donné et reçu ce qu'on pouvait ou voulait à ces moments précis.
      Maintenant est-ce "classe" ou pas ? Les rapports sexuels quels qu'ils soient obéissent-ils à ce genre de critère ? Je ne le crois pas.
      Ce dont je suis sûr en revanche est que lorsque je suis rentré chez moi je me suis gardé de porter un jugement sur aucun des 6 impétrants et certainement pas en songeant à quiconque comme à "une bête curieuse".
      D'ailleurs porter de l'intérêt aux "bêtes curieuses" n'est-ce pas une façon de participer de loin à leur étrangeté supposée ?
      Te rends-tu compte de ce que tu écris au sujet de gens que tu ne connais pas Quentin, estèf ou moi), au simple motif qu'ils vivent une sexualité différente de la tienne ?
      J'ai l'impression que tu mûriras et évolueras dans ta manière de penser pour toi et pour ceux que tu rencontreras.
      Cela dit, juste en passant, il me semble que les récits de Quentin te plaisent beaucoup. Cela te parle suffisamment pour que tu réagisses et de manière virulente en plus.
      Je vais terminer sur une note légère : pour ma part n'étant pas intéressé par - mettons - l'automobile je ne surfe jamais sur des blogs relatifs à la mécanique.

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    9. Louis, seulement des blogs de mécanique des fluides...

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  2. Quelle angoisse... lol

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  3. Exact estèf c'est un bel exemple, très évocateur ...

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  4. "on touche là aux limites de mon tempérament relativement respectueux, et disons le, finalement assez coincé"
    Peut-on vraiment appeler "coincé" ce qui n'est qu'une affaire de goût (tempérament) ?

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    1. Il ne s'agit justement pas qu'une affaire de goût, j'aurais par exemple quelques propensions à me livrer à ce genre de larvage, mais je m'en sens empêché par je-ne-sais-quel bloquage

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  5. QUENTIN REVIENS ! S'il te plaît

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