dimanche 17 janvier 2016

C'est une sorte de petite libération

qui s'est opérée, ne faisant plus du sexe un défi, un but en soi, une preuve ou du moins un vecteur de libération. 
Très reposant d'être parti en novembre en République du Congo et rencontrer naturellement ce Moïse en laissant faire les choses, de passer le nouvel an à Londres avec les minets rencontrés cet été sans ressentir aucune frustration aucune. J'espère qu'il en sera de même au Cambodge où je m'envole dans quelques jours...



Ainsi je me fais plus rare, ressentant moins le besoin de décortiquer, analyser, archiver, revigoré par un échange de commentaires très intéressant qui part pourtant d'une attaque en règle qui pue la frustration à plein nez.


Comme le dit ce lecteur c'est exactement ça :
Parmi les aspects positifs je considère cela comme une activité sportive qui offre de surcroît une approche sociologique intéressante de nos semblables utile dans d'autres sphères sociales (monde de l'entreprise par exemple).On se fait tout un monde des ces rapports si on ne pratique pas intensivement, mais pour ma part je ne vois rien de plus naturel : deux personnes animées par le même désir concluent charnellement.
Je n'aurais pas mieux dit.

C'est alors que, finalement reconnaissant d'avoir eu jeunesse si remplie (et pourtant au départ c'était pas gagné), je fais remarquer à mes chers moralistes ayant commenté mon (volontairement provocateur) dernier article, qu'officiellement, dans ce pays la fidélité n'est plus.


journal La Croix

En effet. En tout cas légalement, la cour de cassation vient de juger avec fracas pour la première fois cette semaine dans une affaire d'accusation d'adultère, que :

"L'évolution des mœurs (...) ne permet plus de considérer l'infidélité conjugale comme (...) contraire à la représentation commune de la morale dans la société contemporaine."

Amen.






9 commentaires:

  1. Le plus amusant est qu'il faudra en remercier définitivement Patrick D. et Valérie T. ! Une manière comme une autre d'entrer dans l'histoire...

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  2. Une société qui ne va pas non plus si bien que ça... et dans laquelle les sensibles n'ont pas fini de souffrir!

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    1. Ça veut dire surtout que la fidélité comme l'homosexualité est une affaire privée qui ne regarde pas la justice. Il y a bien d'autres façons non répréhensibles de se faire mal dans un couple. Il faudra aussi éduquer autrement que dans cette morale petite bourgeoise pour libérer notamment les sensibles de cette pression. Mais cependant, l'infidèle sexuellement n'est pas forcément le plus insensible, là aussi quel cliché !

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    2. Il n'est en tout cas pas sensible au sentiment de trahison et de tromperie destructeur que cela inflige ou l'autre

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    3. Justement si, car il sait qu'il pourrait être détruit lui-même si cela se savait. L'insensible lui n'en a pas conscience ou bien son insensibilité le protègera.

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    4. Lol, on va résumer par "trop facile"...

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  3. Souffrance de surcroît de moins en moins reconnue :-S

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    1. Le texte intégral, pour ceux que ça intéresse :
      http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechExpJuriJudi&idTexte=JURITEXT000031651820&fastReqId=267175841&fastPos=1

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  4. J'avais pas vu que le cas concernait Devedjian... moi ca me laisse dubitatif et me fait me demander s'il etait pas tout bêtement sur "le mur des cons"...

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