lundi 7 décembre 2015

A force de dire que c'est la dernière fois,

ça finir bien par le devenir. Je me dis toujours "- Ça y est à présent il fait trop froid, je vais me cailler et y'aura personne." avant d'aller y refaire un tour parce qu'en fait tiens ! Il fait pas si froid que ça ce soir.

C'est bien sûr le square de la Croix Rouge, étonnement toujours bien achalandé en cette dernière nuit de novembre. Il faut dire que 12°C, il en faut plus pour décourager cette trépidante faune nocturne...

Bon, c'était quand même pas la foule des grands jours mais il régnait quand même cette bonne petite atmosphère de cul, malgré le fait que la ville de Paris ait pris cet automne l'initiative de raser une grande partie des buissons. Attention, pas raser pour laisser de l'herbe , mais carrément tout enlever pour qu'il ne reste que de la terre et être certain que rien ne repousse. 
On est loin des légères coupes relevées courant octobre

Pourtant en passant sous les lumières, j'ai vu ce jeune métisse en casquette et bas de survet' original Adidas, immobile. Vous savez ce genre de survêtement ultra fin qu'on portait beaucoup dans les années 80 et qui ne pardonne aucun relief. Il m'a suivi, de loin.

J'ai avancé sous les arbres, là, tout près du grillage qui sépare les sous-bois du cirque Pinder. J'ai attendu contre un arbre, face à lui. Il a avancé vers moi. Dans ce genre de plan sur un lieu de drague en extérieur, le plus excitant n'est pas l'éjaculation, le premier contact ou bien la prise de conscience de l’environnement qui nous entoure, c'est ce moment. Lorsque le mec qu'on désire s'avance vers nous. Le fait de ne pas connaître exactement ses intentions, de le voir totalement habillé en essayant de deviner au plus près comment est son corps, son sexe, d'être dans l'ignorance totale du rôle qu'on va endosser, où cela va nous mener.

Il me plaisait, c'était indéniable. Exactement le type de mec qui m'excite en ce moment : métisse lipu à la fin de la vingtaine, aux habits très décontractés. Malgré la finesse du tissu de son pantalon de survet' je n'arrivais pas à deviner quoi que ce soit de son anatomie. Pourtant sa première question fut directe, et je devais y répondre clairement : 
" - Tu veux me sucer ?"

On devine beaucoup de choses dans la voix. Je sentais qu'il n'était pas très à l'aise, que sa tenue d'hétéro en couple qui vient se vider discrètement au bois avec des mecs cachait mal sa peur des mauvaises rencontres, sa crainte d'être reconnu, sa hantise de ne pas assurer. J'ai répondu ouais, et l'ai suivi. 

Son bas de survet' me donnait une première information qui m'était jusqu'à lors inconnue : des fesses très rondes, d'autant plus excitantes que cette tenue sombre n'est pas a priori faite pour les mettre en valeur. Et c'est avec un plaisir non pervers que j'attends en général que le mec hétéro soit assez excité et ressente assez de plaisir pour y aventurer mes mains.

Le mec déballe direct, il est au repos mais je me rends immédiatement compte de la taille exceptionnelle que son sexe fera en érection. Je n'aurai pas à attendre longtemps. 
Décrire par le menu l'escalade des pratiques, le retournement complet dont j'ai été victime par ces 24 cm (auto-proclamées par le mec en question mais je le crois entièrement) ne pourrait pas rendre hommage à ce qui s'est passé.

Hétéro certes, mais qui branle quand même son partenaire. Bon il n'ira pas jusqu'à embrasser mais c'est un bon début. Prévenant et timide aussi. Je le sens aux remarques et aux rires gênés lorsqu'il me dit de me baisser car il est trop petit.

En se rhabillant, je ne veux pas manque le moment où il rangera son sexe encore en érection dans son survet'. Et en effet je ne suis pas déçu, sa bite interminable dépassant largement la largeur de son corps une fois rangée sur le côté. Hypnotique.
Je tente : 

"- Et toi tu jouis jamais ?...
- Si mais il me faut plus, pour ça
- Ah oui, quoi ?
- Un lit, tout ça...
- De lit, le miens est à toi quand tu veux !
- (rires) Non ...
- T'es pas du genre à revoir les mecs toi hein ?
- Eh non désolé, allez salut "

C'est le dilemme, car j'aimerais avoir un régulier exactement comme ça. Je sais que ce genre de mec (comprendre noir ou métisse actif hyper bien monté) est plus accessible sur les lieux de drague et les sex-clubs (où leur catégorie est objectivement sur-représentée) que sur les applis, où ils sont très demandés, veulent rester discrets, peu accessibles et peu dispos aux rencontres car alpagués de manière méprisante voire raciste, peu encourageante.

Seulement rencontrer ces mecs sur les lieux de drague annule pratiquement tout espoir de les revoir un jour où l'autre. Souvent d'origine africaine, s'ils viennent là, c'est justement pour conserver un anonymat total, n'avoir à garder aucun contact sur eux, aucun témoignage, et surtout ne laisser aucune trace numérique.

Même joueur, cherche encore.





9 commentaires:

  1. Hypnotique... J'imagine bien cette scène ^^

    RépondreSupprimer
  2. Toujours aussi difficile de ne pas revenir sur les lieux ...

    RépondreSupprimer
  3. Mais où es-tu ?
    En train de vivre de nouvelles aventures ?

    RépondreSupprimer
  4. Alors, alors? Quentin à disparu dans la nature ?

    RépondreSupprimer
  5. Je n'ai pas le temps d'écrire en fait...

    RépondreSupprimer
  6. Trop occupé à de nouvelles aventures que tu devras nous conter?

    RépondreSupprimer
  7. nous sommes des centaines à attendre tes riches ventures, reviens....

    RépondreSupprimer
  8. Quand in Quentin meurt, toute l'Amérique est en deuil. Viens nous dire que 2016 ne sera pas triste à ce point. Si tu n'as pas le temps d'écrire, juste une photo de toi nous aiderait à survivre. Allez, pas nécessairement de pied en cap, du nombril aux genoux nous sustenterait pour quelques jours encore.
    Happy New Year, my lovely Quentin !
    JV

    RépondreSupprimer