mardi 17 novembre 2015

J'ai voyagé loin ce mois d'octobre.

 J'étais au Qatar notamment, ce qui explique en partie mon silence ces derniers temps. Bon à l'époque je ne me posais pas autant de questions sur la participation plus ou moins de ce pays dans le terrorisme international...
C'était plutôt un objet de curiosité, une occasion de sentir à la fois le mélange d’opulence financière avec le frisson de la religion d'état dans tout ce qu'elle a de plus stricte.

Assis sur les pelouses non loin du musée d'art islamique, Wilfrid et moi contemplions paisiblement la skyline s’illuminer de toutes ses couleurs, alors que tout autour résonnaient les appels à la prière. 


La température suffocante dans l'après-midi s'était transformée en douceur agréable.

Ô surprise, c'est en cherchant un bureau de change à la nuit tombée dans un quartier un peu excentré que nous passons dans une ruelle piétonne, ou plutôt un passage même pas goudronné entre deux immeubles. Là, étrangement beaucoup de monde. Que des hommes, évidemment, jusque là rien d'étonnant.

Ce qui était étrange était plutôt leur attitude. Ils étaient là, statiques, assez espacés les uns des autres pour qu'on comprenne qu'ils ne se connaissent pas, et tous étaient en train de fumer. Ils se regardaient, sans se parler. 
J'ai pensé à cette île d'Afrique de l'Est où j'étais il y a quelques années, où la la loi sur les relations homosexuelles est très sévère, et je me rappelais de ce que j'avais observé dans un square de la plus grande ville.

Les mecs draguaient surement aussi dans cette rue. Or il ne s'agissait pas en majorité de Qataris, la plupart ressemblaient davantage à des Philippins ou des Indiens, qui constituent la majorité de la main d'oeuvre à Doha. Ce qui diminue un peu la témérité des gays locaux.

Finalement, un pays plein de surprises...








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