samedi 14 novembre 2015

Enfin Londres !

​Le grand retour dans cette ville tant aimée. Oui Paris ça va bien, je commence à avoir fait le tour de ses excentricités, de ses comportements de dragues compassés et de ses lieux interlopes. Et de plus depuis cette nuit l'ambiance ne va pas aller vers la sécurisation...

Remarquez Londres aussi j'en ai fait le tour, hein... On peut même dire que je n'ai jamais été particulièrement fan de cette métropole un peu fake qui ressemble à un parc d'attraction géant un peu clinquant...
Mais j'aime sa population, ces filles sur-maquillées à moité à poil dans le froid qui hurlent complètement bourrées sur la voie publique, ses mecs un peu fous qui abordent n'importe qui...
Et ses nuits.

Me lasserai-je un jour du G.A.Y. Late, meilleur boîte au monde je maintiens, qui pourtant n'use même pas d'effets lumineux ni de D.J. stars... De D.J., il n'y en a pas, le concept étant immuablement le même : pendant 4 heures tous les soirs de passer des clips in extenso dans un ordre aléatoire.

Et puis il y a le sauna tout proche, le Sweatbox (la "boîte à sueur"), et ses lundi soirs gratuits pour les moins de vingt cinq ans. Je fais pas de dessin.
Opportunément d'humeur "g
rosse exhib", je m'exerçais avec un Anglais chaud comme la braise dans une pseudo cabine que nous n'avions pas fermé à clé. Dans cette salle là les cabines c'est pas pour les pudiques. Les cloisons surélevées font un mètre de haut seulement et tout le monde passe la tête par dessus, quand il ne s'agit pas des mains...

J'avais entrepris une sodomie fougueuse et de très bonne tenue sur mon partenaire alors qu'une demi-douzaine de visages nous épiaient tout autour de nous. Des mains me touchent pendant que mes frémissements montent, et se font plus pressants lors de l'extase finale. Sensation unique. Chacun devrait connaître ça un jour.

Un peu plus tard, un autre partenaire me fait découvrir une technique que je ne connaissais encore pas. Il se saisit d'un préservatif, le troue, l'entoure autour de ses doigts pour en faire un 8 élastique, et l'enfile autour de son sexe et ses testicules. Pour quoi ? Pour en faire un cockring pour le moins artisanal ! Original !

Encore plus tard je retrouvais le partenaire de la cabine avec lequel je m'étais adonné en début de soirée lors d'une une séance d'exhibition marquante. On s'embrasse dans la salle aux miroirs, bientôt rejoins par d'autres postés à l'entrée et qui nous regardent. Le rapport de domination se met en place, sans aucun mot, sans aucune répartition des rôles artificielle. Il s'abaisse pour me sucer, avant qu'un grand mec viril se dresse à ma gauche. Je décide d'entreprendre le larvage qu'il attend sans doute. Je lui dirige donc la tête pour qu'il suce le deuxième, de surcroît mieux monté que moi. Ça dure un peu, puis le mec lui joui sur le visage, alors un autre s'approche et se masturbe au dessus de sa tête, on finit par jouir ensemble sur son nez et ses joues. Bukkake parfait, et pareil que plus tôt : indéniablement une expérience à vivre.

Il est vingt trois heures, j'arrête tout ! Le G.A.Y. Late va ouvrir, et je prends mes affaires pour aller y danser pendant quatre heures.



Je profite alors de cette douce torpeur, de ce sentiment de sortir habillé de trois heures de sexe, pour être dans une ambiance de fête. Le plus beau mec de la soirée est arrivé tard, vers une heure et demie du matin. Grand jeune mec à casquette, il est avec un pote et n'est visiblement pas là pour draguer. Il convoite peu, ne parle pas à ceux qu'il ne connaît pas, ignore les regards qu'il attire.
C'est à trois heures, à l'extrême fin de la soirée, que me regardant pour la première fois dans les yeux de l'autre bout du dancefloor, il avancera droit devant moi pour me dire que j'étais le plus beau garçon de la soirée et qu'il n'avait eu d'yeux que pour moi. Moi ?! 

A quoi diable cela est ce dû ? Moi que rien ne distingue de la populace, moi qui ne rayonne objectivement d'aucun charme particulier ? Peut-être justement ma libération, mon absence de frustration après ces trois heures de sauna bien remplies, peut-être aussi à ma sincérité lorsque je danse tout sourire et sans entrave sur des tubes tout simples, mais que je connais par cœur et qui me transportent.

Un peu pétrifié, je n'ai rien pu faire d'autre que de le remercier d'une manière très étonnée, avant qu'en effet il ne parte. 

Le retour au Sweatbox à trois heures du matin afin de "râcler" ce qui y restait ne fut qu'un bonus par rapport à la plus grande preuve de désir que j'avais reçue ce soir là : Le trophée de chasse au Late m'avait dragué, moi !

De retour à Paris c'était décidé, après un réveillon plutôt raté à Berlin en 2014, je passerai cette année le nouvel an 2016 à Londres, en compagnie de la bande de (très) jeunes rencontrée cet été à l'Aquaboulevard.

Promis, après, j'arrête.






1 commentaire:

  1. Pourquoi nous promettre une chose pareille ? Tu n'arrêteras pas bien sûr !

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