dimanche 4 octobre 2015

Exhiber ma proie innocente

avec son consentement tacite et repousser ses limites de pudeur en une seule soirée. C'était le but.

Ce soir là comme la veille je retrouvais Fred sur la plage. Nous nous retrouvions à peu près au même endroit et cette fois il débarquait vêtu d'un pantalon qu'il avait acheté le jour même. Le genre de pantalon qui moulait ses cuisses musclées et arborait différentes sangles et fermetures éclaires que je crevais évidemment d'envie d'arracher avec les dents. 

Je l’emmenai d'abord au sommet de l'immeuble de Port Ambone au Cap, d'où on voit tout le Centre Naturiste, le mont Ramus, et jusqu'à Sète.




Il faut alors passer sur une grille un peu dangereuse et bien gérer l'équilibre qui nous fait survoler une terrasse se trouvant trois bon mètres en dessous. C'est mon pote Xavier qui m'avait montré l'astuce, pratique lorsqu'on ne peut emmener personne dans le bungalow et qu'on est pas d'humeur (comme la veille) à aller batifoler dans le sable de la plage.

C'est resté assez soft en vérité, et je sentais bien que mon partenaire était en ébullition à l'idée de découvrir les lieux interlopes nocturnes du Centre...

Je l’emmenais donc au bar de l'Arche II, au bar le Look, puis évidemment à l’inénarrable club Pharaon. Il fut évidemment très intrigué par la darkroom, concept dont il avait maintes fois entendu parler mais que depuis Reims, il n'avait jamais approché.

On s'était mis au fond et j'avais commencé à le chauffer en l'embrassant et le caressant... Ça n'avait pas loupé, je déballais là son attirail au milieu et il était en effet très excité, bien qu'il regardait sans cesse autour de lui les mecs dans la pénombre qui passaient et repassaient, s'arrêtaient pour regarder la scène où risquaient d'avancer une main pour toucher.

Je lui glissais alors à l'oreille :
"- Je vais te sucer
- Je crois pas non
- Si."

Et je me suis exécuté, sachant que la situation ne lui déplairait finalement pas. Au bout d'un moment je le voyais fixer le couloir plongé dans le noir complet à l'intérieur duquel les hommes entraient et sortaient.

Je savais alors que mon but était en train d'être atteint : bel et bien, pour rappel, exhiber ma proie innocente avec son consentement tacite et repousser ses limites de pudeur en une seule soirée. Je mène la soirée, je ne lui laisse pas le choix.


" - On y va.
- Hmm je crois pas non plus... [ce qui veut dire "oh oui oh oui!" en fait]
- T'inquiète on touche juste le fond et on revient."

Alors même que je prononçais cette dernière phrase je réalisais son double sens, en l'acceptant entièrement.

Alors en effet on a touché la toile qui terminait ce couloir, mais nous sommes restés là bas, en allant jusqu'au bout de l'étreinte. Et j'étais bien tombé sur une beau petit mec à fort potentiel exhibitionniste. Dommage qu'il vive loin de moi...

Et c'est enlacés sur les canapés au bord du dancefloor que nous avons terminé la nuit, à apprécier ces moments de tendresse qui suivent ces légères dépravations publiques.

Pour un amour de vacances c'est du propre, on est loin du simple flirt sur la plage...

Ouais, on avait bel et bien touché le fond.





1 commentaire:

  1. Il devait être à la fois très excité de le faire et très rassuré par ton accompagnement, l'idéal pour toucher le fond :)

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