mercredi 19 août 2015

Revival Bourgoin

pendant l'été, se taper du provincial, trankilou, baiser dans les champs, se faire déglinguer par des ploucs.

Le renouveau n'est pas infini à Bourgoin-Jallieu, et on retombe un peu souvent sur les mêmes. Et d'ailleurs cette fois je n'ai pas particulièrement envie de nouveauté. J'ai rencontré ici ces dernières années de sacrés coups, et j'ai décidé de remettre ça au gré des circonstances, parfois avec plusieurs années de séparation.

Ça a été premièrement le cas avec Antony, que je n'avais pas revu depuis deux ans jour pour jour, et qui revient comme une fleur me parler. 




Nous étions autrefois habitués des plans en extérieur, et alors que je descendais vers lui m'attendant dans sa voiture, au bas de chez ma mère, repassait dans ma mémoire notre dernière nuit d'exhib sur les hauteurs Bourgoin. Tellement excitante, furieusement drôle.

Il sait où m’emmener, au bout d'un petit sentier, précisément en haut d'une petite falaise surplombant une route qui monte en serpent vers Plan Bourgoin. Voulu ou pas, cet endroit se situe à quelques mètres seulement du lieu de notre première partie de jambes en l'air.

Décevant. Je savais déjà que rencontrer un mec qui se dit "super cho ce soir!" n'est pas forcément un bon calcul. Le type s'est sûrement branlé pas mal auparavant, se fout des préliminaires, la synchronisation n'est pas évidente, l'orgasme rapide. Là ce fut le cas, Antony éjaculant à peine trois minutes après avoir commencé. J'ai tout de même eu le temps de ressentir ce que j'aime tant : être entièrement nu au milieu d'une ville.

Autre soir, autre relance, nouvelles retrouvailles. Cette fois c'est Thomas, rencontré il y a deux ans également par un message cash sur grindr.
Sans nouvelles depuis Noêl dernier, ne recevant plus les sms, laissant un pseudonyme morbide sur les applis auxquelles il ne se connectait plus, je le pensais mort. En fait non, il fit une entrée aussi fracassante qu'il y a deux ans.



Décevant aussi. Le mec fume joint sur joint, son appart empeste, il est dans un premier temps distant, passe des dessins animés de Sailor Moon (qu'est ce que j'en ai à foutre franchement) sans passer à l'action, puis entreprend de me prendre sauvagement et douloureusement.
On arrête rapidement, il s'excuse plus ou moins, me dit qu'en fait il n'est pas dans son assiette. 
Et ça se voit. Le mec est malheureux, je ne suis pas en position de pouvoir faire quoi que ce soir pour lui.

Moi qui suis moins du genre à ne baiser qu'une seule fois avec les garçons qu'auparavant, qui suis plutôt excité par l'idée de remettre ça, de mélanger amitié et sexe, je m'interroge sur ce que se permettent les partenaires lorsqu'on les revoit. Se met-on moins de pression ? Cède t-on davantage à la facilité, à la pulsion du moment ? Sans s'investir dans la rencontre comme s'il s'agissait de la première fois ?...




1 commentaire:

  1. Oh là là, non, surtout pas céder à la facilité la deuxième fois !

    RépondreSupprimer