lundi 10 août 2015

La jeunesse c'est ça,

et je l'avais devant mes yeux. Ils étaient une dizaine, entre 18 et 23 ans, pour cette seconde journée à l'Aquaboulevard organisée par un pote à moi. Comme il y a deux ans, je craignais de faire tâche au milieu des pubères à peine majeurs, mais en vérité et objectivement, comme en 2013, j'étais l'un des mieux foutus. Encore une fois, c'est pas parce qu'on est jeune qu'on a un corps de rêve...

D'ailleurs, dans le jacuzzi, l'un d'entre eux, lycéen black de 18 ans parlait d'un des membres absent sur lequel il fantasmait, en le décrivant comme son homme idéal :
"- Il a la tête de machin, avec les yeux de machin, et son corps" en me montrant du doigt à la fin de sa phrase. Hyper flatteur. D'autant plus que ce même garçon se postait face à moi dans les douches et me matait en commençant à bander dans son maillot de bain... Au milieu des familles, peu gêné. 

Au parc aquatique on était tous en mode connaissance courtoise et ludique, puis vers vingt heures nous nous sommes dirigés dans un petit restaurant italien avec les sept participants qui restaient.

Ils se connaissent tous, via une soirée parisienne spécialisée dans les jeunes, à laquelle j'ai participé une seule fois, en septembre dernier. Malgré le fait que j'avais apprécié ces quelques heures (et entre autres qu'elle m'avait permis de rencontrer Bastien), je n'y étais pas retourné précisément à cause de la moyenne d'âge.
Ces mecs là font partie de cette minorité de très jeunes pédés parisiens (certains participants à cette soirée, paraît-il, sont même mineurs), qui aiment les rencontres mais ne s'intéressent pas aux applis de rencontre.

J'avais rencontré les organisateurs durant mon précédent séjour au Cap d'Agde. Ils m'avaient expliqué que cette soirée avait été créee pour ça, pour encourager les jeunes à sortir plutôt que de rester enfermés dans la drague virtuelle. D'où les soirées épisodiques dans les sex-clubs, le côté consommation sexuelle étant parfaitement assumé.

Nous étions tous attablés et je les écoutais, intelligents, tolérants, tous très vigilants sur les Maladies Sexuellement Transmissible, se faisant dépister en moyenne trois fois par an. Plusieurs sont intégrés dans des activités associatives LGBT, certains font de la prévention en milieu scolaire et en parlent très bien. À 22 ans ! 
Dan leurs soirées il y a parfois des mecs plus âgés dont on peut aisément deviner les intentions... L'un d'entre eux, d'à peu près 35 ans, est paraît-il particulièrement con et devient méchant sous l'effet de l'alcool. Ils en ont parlé en mal mais à aucun moment pour le décrédibiliser ils n'ont avancé son âge avancé par rapport a celui du reste du groupe, et à son éventuel intérêt pour les minets qui l'entourent dans ces soirées.

J'étais là, au milieu, en admiration devant cette jeunesse si prometteuse.

Ils aiment le sexe et ne s'en cachent pas, mais pour autant n'en parlent pas particulièrement. Ils le pratiquent à volonté, donc beaucoup, entre eux et avec ceux qui pénètrent leur cercle ouvert. J'étais surpris qu'ils connaissent nombre d'établissements de sexe dans lesquels on trouve habituellement une clientèle faire d'habitués, de quincagenaires ventrus. Lieux que je n'ai même jamais fréquenté ! Par exemple le Transfert, l'Entre deux eaux, ou encore l'Impact.

Nous nous retrouvions sur le trottoir vers 22h00. Il a été question de se séparer là, puis d'aller tous ensemble boire un verre au Tropic Café. Silence. Je propose autre chose, sur le ton de la plaisanterie :
"- Ou alors on peut aller baiser chez moi"
Après deux secondes de silence, la première réaction en dit long sur cette jeunesse décomplexée :
"- T'habites où ?"

J'ai préféré finalement proposer le freedj, dont on ne sort jamais déçu des soirées du dimanche. À la fin de la soirée, je ramènerai finalement le geek à lunettes du groupe, un peu à la stupeur générale. Il y avait garçons bien plus beaux qui ne demandaient que de la nouveauté. 

Le lendemain, je réalisais qu'aucun de ces jeunes mecs, pendant toute la journée, la soirée et même la nuit, n'avait ouvert son portable pour se connecter à une appli de drague, ni n'en avait parlé.

Je continuais ainsi ma vie plein de foi en l'avenir.





5 commentaires:

  1. Très beau poste qui fait vraiment plaisir à lire!

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  2. Je suis surpris de la description que tu fais de la fréquentation de l'Impact. Autant l'Entre-deux eaux m'a paru globalement assez vide quand j'y suis allé et avec une population pas franchement la plus érotique du coin, ni très chaude... (malgré un potentiel du lieu intéressant, mine de rien). Autant mes quelques passages à l'Impact m'ont globalement agréablement surpris. Pas de minets ou de très jeunes certes, mais une fréquentation de mecs de 30/40 ans plutôt alléchante. Et de vraies pépites à l'intérieur ;) Bon après j'y suis pas tous les jours non plus, donc j'ai peut-être eu de la chance...
    Sinon sympa l'ambiance à l'aquaboulevard!

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  3. Oui, je suis également surpris de ta description de l'Impact. Le week-end, je ne peux pas juger, n'y ayant jamais mis les pieds mais en semaine le public correspond à ce que dit le commentaire précédent. Olivier

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    1. Oui j'ai mal formulé, je voulais dire que c'est le type de clientèle que je m'imagine dans ces endroits. Mais comme écrit, je n'y suis jamais allé. Vous me donnez envie d'y faire un tour en même temps...

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  4. J'y suis allé deux fois récemment. Un jeudi soir, un dimanche. Les deux soirs étaient assez équivalents. Pas surpeuplé, mais loin d'être vide. Suffisamment de monde pour faire le difficile. Le seul défaut, c'est que les mecs sont un peu longs à embrayer, mais j'ai l'impression que c'est valable pour la plupart des endroits. L’exiguïté des lieux et pas mal. Et l'architecture de certaines cabines permets des positions intéressantes.

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