mercredi 29 juillet 2015

Pour chaque règle de vie

​il faut savoir quand faire des exceptions. Pout ma dernière nuit à Saint-Petersbourg par exemple j'étais à la boîte Cabare qui a aménage un grand espace d’alcôves à l'étage, une demi douzaine de petites pièces avec canapés, dissimulables derrière des rideaux. Découvrant l'endroit, c'était déjà tout fait avec ce mec à barbe habillé en blanc à côté duquel je dansais sur la piste quelques minutes plus tôt. Il restait là à me fixer, c'était gagné.

Et vous savez ce que je rabâche tout le temps... Ne jamais troquer un mec sûr contre un mec pas sûr. D'expérience, ça ne marche jamais.

Et bien là avec lui c'était sûr, et pourtant je m'y suis désintéressé à la simple vue d'un autre garçon, avec lequel nous n'avions échangé qu'un seul rapide regard.

Il avait quitté ses deux amies pour s'accroupir contre un mur, dans un coin. C'est par des regards répétés dans ma direction qui ne s'attardaient jamais, et parce qu'il osa me lancer un timide sourire que je me suis décidé à me lancer vers lui.

Ce Damien irradiait. 24 ans, d'une finesse de corps et de visage idéale, vous savez combien j'affectionne les longs visages maigres. Nous avons parlé, j'étais ébahi pourra sa beauté et chose rare, il était ébahi par la mienne. Nous nous contemplions main dans la main de cette admiration réciproque. L'heure de mon avion approchait, le décollage avait lieu trois heures plus tard et je savais qu'il ne pouvait plus rien se passer.

Mais tant pis, nous restions là, aventurant parfois une main sous le pull de l'autre. Sous son pull noir à grosses mailles, sa peau lisse collait littéralement à ses muscles et ses os, il était irréel. Ses deux cochonous restaient avec nous, stupéfaites elles aussi de se trouver devant telle alchimie. Elles s'évertuaient d'abord à trouver une solution pour qu'il finisse la nuit chez moi, puis comprenant enfin la proximité de mon départ, cherchaient moyen pour que nous gardions contact.

Je n'ai donc rien fait avec ce garçon, juste savouré quelques chastes minutes ô combien fusionnelles et brûler déjà de le revoir. Pourtant j'aurais été prêt à troquer toutes les rencontres que j'ai faites ici depuis dix jours contre ces quelques minutes contre lui.

Aucun des autres ne souffrait la comparaison.

Me rappelant la perfection intimidante du garçon rencontré à Arnhem aux Pays-Bas en novembre 2014, le terme "Trophée de chasse" me revenait sans prévenir. Visage tout aussi long mais moins lisse, plus marqué et plus atypique dans son regard, l'idée du sexe avec lui m'encombrait moins que l'obsession que j'entretenais de son regard plongé dans le miens. 

Entre mes amitiés Russes, les quelques projets professionnels que j'y développe, et les alentours dont il me reste encore tant à découvrir, je ne manque pas de raisons de revenir encore une fois à Saint-Petersbourg...
Je venais d'en découvrir une de plus.

Ma perfection avait un nouveau visage.








6 commentaires:

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    1. Et il est pas du tout photogénique en fait, j'ai d'autres photos où il est très moche partout...

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  2. Tu pars seul en Russie ou avec des potes ?

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  3. Et pour se loger t as des bons plans ? Ça me tente bien...

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    1. Auberges de jeunesse pas chères, ou location d'appart...

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