dimanche 26 juillet 2015

Il y a deux sortes de chronologies

​quand on fait un voyage et que l'on inclus les rencontres au programme. 
Soit ça commence doucement, on ne trouve ni le mood de la ville ni le rythme interne du pays, et puis il y a une bascule où tout s'arrange ensuite, soit c'est l'inverse. 
C'est à dire que tout vous sourit dès le pied posé à l'aéroport et les bombasses s'enchaînent sans que vous ayez le temps de respirer, ça baise ça baise ça baise jusqu'à la bascule inverse.

Et bien là c'est ça. Je n'ai pas arrêté depuis le Bunker de mon premier jeudi à Saint-Petersbourg en passant par mes rendez vous d'une heure ou d'une nuit dans mon appartement, jusqu'à hier. Là, d'un coup, le truc qui fait tout basculer, qui vous toute la bonne vibe et votre super énergie en l'air : un râteau.

Il était là assis sur mon lit après que nous avons bu un chocolat au Coffeeshop Company de la perspective Ligovski, j'ai passé mon bras derrière sa taille et là :
"- ok. Tu peux enlever ta main s'il te plaît ?"
Patatra come on dit.

Il y a quelques années j'aurais été mortifié et ne serais plus sorti de chez moi, abandonnant tout projet de nouvelle rencontre pendant au minimum quinze jours. Heureusement je n'en suis plus là, et il me faut désormais à peu près quinze minutes pour m'en remettre.

Ensuite, allez savoir pourquoi, il y a un truc qui s'appelle la loi des séries ou un truc comme ça, qui fait que c'est la merde. On est décalé, les mecs prévus annulent ou ne vous font plus envie, ceux que vous avez apprécié rencontrer ne vous répondent même plus lorsque vous voulez les revoir, en sex-club les deux seuls mecs que vous convoitez finissent ensemble... vous patinez, donc vous doutez, donc vous êtes moins désirable, le cercle vicieux.

Alors c'est parti. Le Justin Bieber que vous aimiez bien avec son petit cul rond refuse de vous revoir une troisième fois car il sent qu'il tombe amoureux et qu'il exige "du sérieux".





Alors vous vous souvenez de son petit cul allongé sur votre lit et sentez cet espoir d'y pénétrer s'enfuir sur l'horizon de la Néva.




Les mecs du Central Station avec leurs petits culs tellement russes ne vous remarquent même plus, le gogo dancer hyper timide l'est visiblement trop pour avoir le courage de vous revoir...


c'est dur.

Comme quoi rassurez vous : au bout du compte, y'a une justice.

Alors on joue la facilité. Vendredi soir nouveau weekend. De retour au Central Station on se met à l'entrée de la darkroom, avant l'obscurité, pour voir ce qui y entre. En début de soirée c'est jamais fameux. À partir de 4h00 du matin en revanche ça se transforme en énorme lupanar. Sans moi. Plongés dans le noir total, les mecs présents dans la room ne sont identifiables qu'à la lueur intermittente des écrans de téléphones portables qu'on allume ici et là.

Je reste donc à l'entrée et ce jeune mec à casquette se poste à côté de moi. Beau, fin et looké, il a l'oeil grand ouvert de celui qui est avide de sexe. 
Il me rappelle ce magnifique minet à fine moustache croisé une nuit de l'été dernier dans les labyrinthes du Carrousel du Louvre, mais dont je n'avais pas parlé ici. Agenouillé dans la terre en train de sucer les bites qui se présentent à lui, je me souviens encore du regard soumis qu'il me lança en relevant la tête, prêt à se soumettre à n'importe quel outrage.

Ce mec à casquette était de la même trempe, et voyant que je ne voulais pas entrer dans la darkroom il se laissa transporter dans le premier recoin faiblement éclairé. Moi pantalon et boxer baissés à mi-cuisse, lui affamé et instoppable, il suça profondément sans jamais s'arrêter. 

Je parviens très rarement jusqu'à l'orgasme dans ces conditions, la proximité de la darkroom et ces quelques vieux qui regardent et tentent de temps à autre de passer des mains me déconcentrent trop. Mais la pipe qu'il pratiquait sur moi était tellement acharnée que je sentais la sauce monter rapidement. Je ne pouvais alors retenir des râles qui en même temps l'avertissaient de l'inéluctable éjaculation proche.

Ça arrivait très bientôt, et j'ai exercé une pression de ma main sur son épaule pour le dégager en arrière afin de lui épargner le préjudice liquide de ma jouissance. Il résista, et n'ayant ni l'esprit ni la volonté de faire un seul pas en arrière, j’éjaculais là, dans sa bouche, dans un plaisir absolu. 

Me revint en mémoire la même expérience dans une ruelle de mon quartier un soir d'été 2012. Pas safe certes, mai ô combien jouissif.






5 commentaires:

  1. après que nous ayons bu un chocolat => après que nous avons bu un chocolat :-)

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    1. Corrigé merci, même si tu m’enleveras pas de l'idée que là tu chipotes...
      http://www.langue-fr.net/Apres-que-indicatif-ou-subjonctif

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  2. Parle nous de la situation des gays en Russie... Vu l homophobie ambiante ce serait bien d avoir les témoignages de russes et de leur condition.

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    1. Au mieux je pourrais vous parler de la situation des gays à Saint-Petersbourg, qui est à peu près la même que celle des gays d'une ville de province française, les boîtes et les sex-clubs en plus, la possibilité de se pacser ou de se marier en moins.
      Depuis les lois anti-gays "pour protéger l'enfance", la seule chose que j'ai vu changer en mal, c'est la disparition des flyers dans les établissements gays, de peur qu'on ne les retrouve sur la voix publique.

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    2. Sans parler de l'impossibilité d'y organiser une gay-pride...
      http://www.lepoint.fr/monde/russie-la-gay-pride-interdite-a-saint-petersbourg-27-07-2015-1952827_24.php

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