dimanche 19 juillet 2015

Санкт-Петербург

​encore une fois ! (Saint-Petersbourg en français) Et pourtant cette fois c'était pas gagné... Le tel parcours du combattant pour partir cette dixième fois en Russie, entre mon visa refusé la veille de mon départ (trop de séjours répétés à Saint-Petersbourg pour que j'y soit simple touriste selon l'ambassade) et la grève des contrôleurs aériens finalement annulée in extremis ont eu raison de mon sang froid.

Je me sens encore tout étonné de pouvoir embarquer après ça, et par la même de me retrouver à l'enregistrement de mon vol à Roissy derrière cet avant goût slave dont seuls les Saint-Petersbourgeois ont le secret.





Les jambes interminables moulées dans un jean noir ultra skinny, les pectoraux non ostentatoires, les yeux clairs qui attendent de revoir la mer baltique. Je craquais déjà. Dans ce pays hautement homophobe, repousserais-je cette fois encore les limites ?

J'étais tellement certain de ne pouvoir arriver sur le territoire russe tant les embûches étaient nombreuses, que je me retrouvais tout étonné d'être à 20:00 pétantes devant le sex club Bunker pour la traditionnelle underwear party.

À l'intérieur d'un vaste ensemble d'immeubles d'habitations, une entrée discrète mène à un sous sol. Pour y accéder tout un labyrinthe de passages depuis la rue. Personne ne la remarque, pas même ceux qui habitent dans ce bâtiment, et qui ne prêtent aucune attention aux hommes qui vont et qui viennent chaque soir en entrant par cette petite porte dépourvue d'enseigne.





C'est bien simple : comme stipulé sur le site, tous les jeudi des semaines impaires c'est underwear party. Les semaines paires, c'est naked party. Ou l'inverse, je sais plus. Je zappe les naked party auxquelles je n'ai jamais mis les pieds, les sous-vêtements m'excitant bien davantage. Mais là je ne sais pas ce que j'ai foutu, j'ai du confondre les traductions de pair et impair, si bien que je me suis retrouvé intégralement à poil là bas au milieu.

Le mieux qu'on puisse dire est que je ne regrette pas ! Une centaine de mecs au traditionnel cul rebondi et avec des bites considérables s'étaient donnés rendez-vous. On ne peut toutefois pas dire que j'étais surpris de retrouver telles anatomies. Dès le bus mes yeux renouaient déjà avec ces fameux postérieurs russes que j'affectionne tant.





Nuit de peine lune, à bien des égards. Même si les récentes recherches démontreraient que nous n'y sommes pas tant sensibles, notamment en ce qui concerne la pousse des cheveux, je remarque que ce soit là tout le monde est chaud bouillant. Moi même depuis le vestiaire d'entrée jusqu'au coucher, je n'ai pas souvenir d'avoir été complètement au repos une seule fois !

Bon on va pas s'éparpiller, 3 remarques.

1. Ici comme partout, les gens sortent bien davantage le soir en été qu'en hiver, même si c'est pour s'enfermer dans un obscur sex club. 
2. Jusqu'à présent j'avais mis la grosse bite des Russes sur le compte de ma chance ou de mes fines sélections passées... Mais là j'avais l'évidence devant les yeux : les Russes ont en moyenne une bien plus grosse bite que nous. Autant en longueur qu'en largeur. 
3. Ne jamais sous-estimer l'avantage certain d'être Français à l'étranger, et l'attirance immédiatement suscitée lorsque cela se sait. D'ailleurs, en Russie ou ailleurs, arrangez vous toujours pour échanger quelques mots à voix haute dans les parties communes. Retournages de têtes et convoitises immédiates.

C'est reparti. Passant de bras en bras, dans des cabines à deux, à trois, ou dans des recoins ouverts à cinq ou plus, la nuit fut longue et chaude. Lorsque je tombais sur un spécimen typique dont j'estimais ne pas avoir fait le tour du potentiel, détour à la caisse pour prendre son mail ou son numéro. Je ne suis là que pour dix jours et je sens une faim de mecs inextinguible en moi, il me faut absolument constituer un matelas de mecs à disposition.

Mince ! Panne de préservatif ! J'en avais prévu trois et j'avais largement sous-estimé la réserve à glisser dans ma chaussette gauche. Que faire ? Ici en Russie, et contrairement aux infos qu'on trouve parfois sur le net, les préservatifs ne sont pas fournis par les sex clubs, la prévention n'est pas financée par l'état et est inexistante. Il faut seulement compter sur les associations qui de temps à autre s'installent à l'entrée et en distribuent gratuitement. 
Ce soir, personne. Je suis allé demander à l'accueil s'ils pouvaient m'en procurer. Heureusement ils en vendent. 150 Roubles l'unité ! 2,50€ la capote ! Ça engage pas à la protection...Mais après vérification sur leur site je me suis fait avoir, ils les vendent à 10 Roubles seulement. Dans le commerce, être touriste, même français, n'est en revanche pas toujours un avantage...

Pourtant, comparativement à mes venues les années précédentes, les Russes semblent davantage faire attention. Tous mes partenaires du soir avaient des préservatifs sur eux ou m'ont demandé d'en utiliser. Rassurant.

Entre autres, une montagne russe francophone de deux mètres de haut, à la mâchoire proéminente, une espèce de géant au sexe de géant, me soulève comme une plume et me baise contre le mur de la darkroom en m'embrassant, mes jambes accrochées autour de sa taille, devant le regard admiratif des autres qui se masturbent devant la scène.

Face à ces gros morceaux dirigés abruptement, je me permettais quelquefois de lâcher en français des phrases aux visages de leurs propriétaires :
"- Vas y baise moi"
"- Vide-moi ces couilles à l'intérieur"
... et autres délicatesses. 
C'est justement parce qu'ils n'en comprenaient pas le sens que j'osais ces salaceries, que je m'autorise si rarement en temps normal, à tort ou à raison, souvent à cause du ridicule.

Vers une heure du matin, c'est un couple actif-passif  qui me proposa de finir la soirée chez eux en flips-fucks à l'est de la ville, vers le quartier de Prospekt Bolshevikov. Je ne sais pas comment ils ont réussi l'exploit de faire venir un taxi gay, qui nous laissa tous trois sortir nos bites et nous tripoter pendant tout le trajet.

Grands habitués de la baise sans passion et d'intérêt inégal pour moi, cette fin de soirée sera oubliable par rapport à ce qui a précédé. J'étais bien davantage intéressé par pénétrer leur appartement et leur intimité que de les pénétrer eux-mêmes.

Et c'est dans leur hall d'entrée, alors qu'ils rappellent pour moi le taxi gay qui me raccompagnera à mon hôtel, que je repense à cette première soirée de voyage frénétique, et à la succession d'événements crescendo qui m'ont mené ici.




Je rentrais au Late Breakfast hôtel vers cinq heures, le soleil étant déjà haut dans le ciel, nuits blanches nordiques obligent.

Je n'étais sur le territoire russe que depuis dix heures. Le rythme serait très difficile à tenir.




1 commentaire:

  1. Je veux des photos de l artillerie lourde russe lol

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