mardi 2 juin 2015

J'étais donc pas loin de me faire chier

à New-York, ce qui est quand même un comble. Vie nocturne sinistrée, mecs pas particulièrement chauds, l'atmosphère proprette et contenue de la ville est loin de la dépravation d'une Los Angeles par exemple, suffocante tant elle pue le cul.

Jour de semaine. Sorti vite fait dans un bar dont le nom pourri m'échappe, et où ça picole assis au comptoir têtes baissées. Retour en métro vers Harlem. En face de moi, l'inspiration du moment, le programme du soir :


je kiffe surtout son sweat


Ce genre de mec qu'on croise partout à New-York, habillé très streetwear, seul, silencieux et d'apparence un peu défoncé. Je fantasme toujours à fond sur ces mecs, le plus souvent cachant leur corps de demi-Dieu avec pectoraux et abdos et leur peau lisse derrière des vêtements hyper larges. Plus on s'approche de Harlem, plus il y en a, des mecs comme ça.

Posé dans le Dunkin' Donuts de la 116ème rue, wifi à volonté, applis de drague aussi. Du black à gogo, certains qui jouent à cache-cache sur leurs photos, d'autres moins. Parmi ces derniers, un grand mec qui demande cash à se faire sucer, mettant en avant une hypothétique grosse bite qu'il ne montre pourtant pas.

Seulement le mec est tellement entreprenant (et il commence à se faire très tard, aussi) que je dis ok. Il est localisé pas loin, mais j'avais mal compris, il n'habite pas ici, mais à Washington Heights, bien plus au nord.
Il est là pour voir son pote dans un café de la 116th, et me propose d'aller chez lui. Galère. Plus de métro, pas assez d'argent sur moi pour un aller-retour en taxi, et chiant d'aller jusqu'en banlieue pour un résultat non garanti. De surcroît, départ tôt le lendemain matin pour visiter le musée de 11 septembre. Moins sex.

On se rencontre quand même, il vient devant le Dunkin Donut's. Il est super motivé, et dans la rue il commence déjà à passer sa main sur moi et à me dire des sallasseries et me poser des questions super chaudes. Situation très excitante, mais rien à côté de ce qui va arriver.

Je refuse pourtant d'aller chez lui à Washington Heights. Il cherche une autre solution, et me dit qu'on peut occuper la chambre d'un appart d'un pote à lui, à deux pas de là. 
Perdu. Ça échoue à la porte de l'immeuble. Il a oublié le digicode de son pote et ce dernier ne répond pas quand on l'appelle.

C'est là qu'une autre idée lui vient : aller dans l'immeuble d'un autre pote à lui, sur la 2ème avenue. Ce pote n'est pas là non plus (c'est justement celui qui taffe dans le bar où il a passé la soirée) mais on peut aller selon lui dans la cage d'escalier, où jamais personne ne passe. 

"- Ça ne te dérange pas ?" me demande t-il
"- Non non, je m'en fous"
Tu parles ! Au contraire, moi que rien n'excite plus que les plans dans les lieux publics. Et chaque fois que je suis venu au Etats-Unis j'ai plutôt été servi en la matière, que ce soit à Miami ou Las Vegas.

On arrive. La totale Harlem, telle qu'on peut se l'imaginer. Immeuble en briques pas très bien entretenu, poubelles qui traînent, allers et venues d'une population noire à 95%.



On monte jusqu'à l'étage de son pote, et bien que l'immeuble soit haut d'une bonne douzaine d'étages, en sortant de l'ascenseur on s'engouffre dans l'escalier qui mène du 8ème au 9ème étage.

"- T'inquiète pas, personne viendra, même ici. Mon pote a son appart juste là" me rassure t-il.

Il s’assoit sur les marches face à moi, jambes un peu écartée, et me fait comprendre que c'est à moi de jouer, le rapport de domination -léger- est palpable.
Déception, comme ça arrive parfois, de voir que le mec ne bande pas, et qu'on a pas à faire à quelquechose de très volumineux...  Il faut dire que depuis une petite demi-heure que je suis en sa compagnie, il enchaîne clopes sur pétard, et ce n'est pas forcément bon signe quant à la qualité de l'érection...

Surexcité tout de même par la situation je me lance, et il ne faudra pas attendre trente secondes pour la silhouette de mon partenaire se pare d'une excroissance dure d'une bonne vingtaine de centimètres, ce genre de bite légèrement courbée vers le haut, comme une lancée ergonomique qui se termine par un gland se détachant parfaitement.

Je ne sais pas trop ce qu'il faisait, parfois il roulait un pétard, parfois il me regardait, parfois il me prenait la tête pour l'amener vers lui et me rouler une pelle, avant de me renvoyer vers sa queue.
Parfois il lui arrivait de débander (forcément un truc pareil ça se maintient pas éternellement tout seul), et c'était alors un plaisir de re-voir et re-sentir grandir cette tige en quelques secondes, et ainsi considérer la différence entre le décevant repos et la tige prometteuse.

Il fouille à un moment dans ses poches et j'imagine qu'il cherche là un préservatif...
L'endroit est certes désert mais on entend fréquemment des bruits de pas dans les étages supérieurs ainsi que des portes qui claquent. Cependant je me connais, aller plus loin, même ici, ne me pose aucun problème, j'ai bien fait pire. J'étais prêt à faire à peu près tout ce qu'il aurait voulu. J'étais dans mon délire de français à Harlem. J'étais le blanc débarqué à Harlem qui devenait la cible du défoulement de la population noire se vengeant sur la jeunesse wasp. Il y avait tout ça dans ce moment. En tout cas dans ma tête... On va dire que c'est pour que vous compreniez bien le fantasme...

Manque de bol ce n'était pas un préservatif qu'il sortait mais les clés de son propre appartement. Je m'interroge passablement, alors qu'il cherche encore dans ses poches, avant d'en sortir un petit pochon transparent. Le mec trempe la clé de son appart dans le pochon et sniffe ce qui se trouve dessus.
Gros naïf que je fais, je demande ce que c'est...
"- Coke... Do you take coke ?
"- Euh... No"

Je réfléchis, et après deux secondes de réflexion je me dis qu'il faut vivre le trip à fond, sucer un black dans une cage d'escalier d'Harlem en sniffant de la cocaïne, ça a de la gueule et ça ne se refuse pas.
De plus, j'ai déjà testé ces derniers mois la MEF ainsi que la MDMA (sans jamais avoir réessayé), ce serait dommage de ne pas avoir un panorama complet des effets de la drogue sur le cul.

Bon l'effet est pas ouf... Et là encore on évitera bien de dépenser 70€ pour un gramme de cette merde. Certes, ça m'a redonné un coup de fouet sur le moment, mais pas plus que la première fois où on m'a fait fumer un pétard dans les mêmes circonstances. Ca m'a peut-être même moins chauffé sexuellement. Essentiellement, le résultat qui me restera, c'est d'avoir été enrhumé d'une seule narine pendant tout le reste de la nuit.

Non, le truc intéressant c'était bien ça. J'étais là et j'avais le blacko rien que pour moi qui prenait son pied entre mes m
ains. J'étais en minorité,​ en mode pute-à-blacks,​ en train de bien déshonorer ma race blanche, et ça, c'était bien cool.
Une ravissante carte postale de l'Amérique.


Ici on s'amuse bien, bisou

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