dimanche 21 juin 2015

J'en suis à l'étape "partouzeur"


​dans ma vie sexuelle. J'ai commencé par me lasser des mecs rencontrés applis, -bien que j'y ai encore recours quelquefois lorsque je suis très chaud et que je n'ai pas le temps d'en perdre à chercher sérieusement un partenaire, puis je me suis lassé tout court du one-to-one. Au point d'envoyer passablement bouler les gens. Trop d'expériences.



Ouais je suis d'accord, c'est plus ce que c'était... et même le petit Stéphanois (dont on parlait il y a fort longtemps et que je n'ai plus revu depuis) me l'a fait remarquer cette semaine...


ouais y'a de la mise en abyme...

Je croyais que mon récent voyage au Canada et surtout à l'est des U.S.A. m'avait permis d'affiner mes recherches, et d'apprendre ce nouveau mot que je sors à présent à tout bout de champ lorsque je cherche à fourrer.




Et puis non, juste pour passer une heure avec un mec et faire un flip-fuck, ça m’intéresse plus non plus. Quand on me demande désormais mes trips j'élargis donc un peu plus...



Voilà, là je me sens un peu davantage excité. Mais ma pauvre dame on tombe si souvent sur des dominateurs qui ne le sont pas ou qui le sont seulement par égoïsme, et sur des mecs qui veulent bien faire ça en extérieurs mais sont flippés à mort et ne parviennent à pas grand chose, qu'il faut sélectionner sévèrement les prétendants, ce qui se révèle considérablement chronophage. De plus, le plus excitant dans la baise en extérieur c'est de faire ça avec quelqu'un avec lequel on a pas donné rendez-vous. Le fantasme de l'inconnu boy next door joue alors à plein.

Mais ce dimanche soir le cul c'était pas trop ma préoccupation. Il me restait dans le frigo des lardons, du jambon, des œufs et de la crème fraîche, et j'avais de quoi préparer une grande quiche lorraine (T'as vu on est très loin du cul).
J'invite Kelian, le mec plus ou moins régulier ("pote de baise" comme je disais) dont j'ai abondamment parlé il y a quelques semaines (et qui au passage a depuis découvert l'existence de ce blog) et avec lequel je sors désormais habituellement les dimanche et mardi soirs, puis fais le tour de mon carnet d'adresse pour trouver qui partagera notre table... Je tombe sur ce jeune garçon du sud que j'avais il y a un an et demi plus ou moins piégé dans une partie de cartes qui se termina en partouze dans une baignoire.

Comment pouvais-je penser une seule seconde que présenter ce jeune partouzeur en herbe au sex addict habituellement fréquenté pouvait déboucher sur une soirée convenable et en tout point chaste ?
Dès l'apéritif ça a commencé à parler longueurs de bites, et comme l'un comme l'autre sont fort bien pourvus et que je me les suis tapé l'un comme l'autre, ils m'ont pressé de les départager.
"- Lui en a une plus large, mais l'autre en a une plus longue" disais-je en mettant la quiche lorraine dans le four.

A peine le temps de me retourner et l'un avait rejoint l'autre sur le canapé et le suçait. Photo discrète. Enfin pas si discrète parce qu'on m'a intimé l'ordre, à juste titre, de ranger mon téléphone et de les rejoindre sur le canapé.




Oui, moi, en face, j'avais l'air bien con avec ma quiche lorraine.
J'ai refusé d'aller sur le canapé. Faut quand même pas déconner.

Non, on est plutôt allé dans la chambre et j'ai kiffé ces deux énormes bites rien que pour moi. C'est après cette séance de larvage-coït-touze-bukkake entre XXL que nous sommes retournés vite fait à notre -fameuse- quiche lorraine avant de rejoindre notre non moins traditionnel freedj du dimanche soir.

Toujours cool de sortir en boîte et de danser après avoir baisé, on ne ressent aucune frustration, aucune tension de drague. On est tout léger, c'est rien que du bonus.


Après, c'était le genre d'humeur du soir ou après être sorti de boîte, on est encore trop dans le trip pour rentrer à la maison. J’errais alors dans les rues, mes potes partouzeurs improvisés d'uns soir ayant regagné leurs lits respectifs (ou d'autres...). Je croisais rue Sainte-Croix de la Bretonnerie un grand mec qui dévisageait tous les gays qu'il croisait. On voit beaucoup ça dans le Marais passé une certaine heure : ces mecs chauds qui veulent baiser là, tout de suite, ne veulent pas se connecter sur une appli et désirent consommer là, dans le square tout proche ou sous n'importe quelle porte cochère.

Ce soir non, et pour cause. J'avais eu largement ma dose. Je me posais juste dans un coin pour voir ce grand mec agir. Il avait l'air passablement bourré, mais ne titubait point. Il suivait de loin un couple de minet encore plus bourrés que lui qui se roulaient des pelles en plein milieu de la rue, s'est approché d'eux et à fait mine de leur demander l'heure, à mon avis juste pour voir si y'avait moyen.

A mon avis non, on lui a répondu très poliment et il est reparti en se tenant la queue en erection dans son jean et en disant 
"- Bid gick big dick".

Je me suis reconnu un peu dans ce garçon, même si dans son état je pense gérer un peu mieux ma frustration.
Souvent j'en suis, et après une sortie, souvent après une heure du matin, fais des détours pour rentrer chez moi en quête de partenaire trouvé dans la rue, en dévisageant qui je croise. Et parfois, si je me rappelle bien, ça marche...






10 commentaires:

  1. Le sexe c'est comme l'alpinisme, on se lasse des petits sommets et on a envie de monter toujours plus haut.
    A part ça, on ne voit rien sur ta photo...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Regarde là depuis un endroit sombre, tu verras un bout d'une plutôt grosse bite...

      Supprimer
    2. Ah oui, plutôt bien calibrée en effet !

      Supprimer
    3. T'as vu ! Et on la sent bien passer lol ça valait le coup de la regarder à l'ombre ^^

      Supprimer
  2. Il y a longtemps un mec te parlait en commentaires du toujours plus où tu risquais de t'engouffrer et tu prenais ça de haut...
    Mais entre baisse de libido naturelle ,liée à l'âge et desire de toujours plus pour sentir encore des choses, tu y viens, doucement mais surement car tu n'es pas bien vieux encore.
    Alors où crois tu t'arrêter?
    Quand tu auras 35/45 ans que ton corps/physique ne sera plus là, que tu auras raté tes histoires de couple car tu chercheras toujours plus (fist, exhibe, délires extrêmes etc) de façon systématique pour pouvoir bander, que, comme tant d'autres, il te faudra de l'aide (tu as testé des drogues dures récemment dont tu disais jadis vouloir rester loin, juste car tu étais avec un mec, tu as aussi pris des risques pour la même raison, il suffit d'une foi)pour te lâcher ou jouir...que feras tu? penses tu avoir la force que tant de quadra (et plus) du cox ou du dépôt et autres lieux bien stereotypables, vivant seul et rentrant seul avec les affres de l'âge n'ont pas eu, pour dire stop?Pour revenir à une sexualité heureuse (que tu n'as déja plus) sans besoins extrêmes et dans un cadre amoureux?
    Enfin, ne penses tu pas subir les mêmes problèmes ( bide de buveur, rides de clubber, ist/mst de mecs à bordel,compte en banque de consommateur noctambule courant le monde pour ne pas être seul face à lui même,vieux cherchant sa jeunesse dans des minets complaisants et drogués etc etc)?
    En somme, te crois tu plus fort ou as tu réussis à poser de véritables limites à ce qui te rapprocherait de stereotypes de gens foncièrement malheureux à cause d'une inadaptation à une vie plus équilibrée et moins "milieux" (lâchons le mot)?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah la fameuse "sexualité heureuse dans un cadre amoureux... Horizon indépassable.
      Que répondre... Que j'essaie d'être vigilant a tout ça, qu'à la lecture de mes anciens articles je ne remarque pas de surenchère dans mes pratiques sexuelles, que je ne suis pas consommateur de drogues (à moins que là aussi il suffise d'une fois pour être considéré comme tel ?...)

      Maintenant ok, je sais, je pratique toujours le multipartenariat (même s'il se raréfie et que ce n'est pas plus mal), préfère vivre la vie que je désire plutôt que celle que d'autres estiment être là seule à devoir vivre, mais ça ne sera jamais assez.

      Si je me tape parfois des jeunes c'est parce que je regrette ma propre jeunesse, si je le tape des vieux c'est à cause de traumatismes parentaux, et si j'aime les voyages c'est forcément pour ne pas être seul face à moi même (bon je randonne seul pendant des centaines de km mais ça compte pas)

      Bref, je ne peux avoir qu'une vie de déséquilibré qui ne pourra me rendre que malheureux a l'avenir.
      Alors, soit...

      Supprimer
  3. La question ne portait pas que sur ça et tu le sais..il n'y a pas qu'un seul modèle de vie heureuse.
    C'était surtout pour savoir si tu ignorais donc la solitude et le malêtre des homos vieillissant et allant vers le toujours plus dans lequel ils ont tous dit jadis qu'ils ne tomberaient pas.
    Apparement oui, tu ignores ça (ou en tout cas tu fais mine...ou alors tu te crois différent...mais tout ces vieux et ces gens, tu leur demande parfois ce qui les pousse à cette vie? et les vieux, tu essaie de savoir comment ils sont le soir quand ils ne baisent pas ni ne sortent pour dépenser? ou tu restes juste superficiel?)
    Donc vis au jour le jour, le malheur de l'âge ,tu t'en soucieras quand tu n'auras plus le choix.
    Après tout tu as peut être raison.On ne doit pas croiser les mêmes dans le milieux.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais qu'est ce qui diable peut te faire penser que ma vie est une version longue de ce blog ? Comment peux tu croire que je me rende malade lorsqu'un soir je n'ai pas de partenaire ? La courses au mec quasiment chaque soir a existé, mais
      Peut-être a une très courte période, genre courant 2012. Si tu regardes bien la fréquence de mes sorties sur ce bloc et celle de mes rapports sexuels, tu verras qu'ils sont loin de ceux de l'addict. On est maximum a peu près a un ou deux par semaine.
      Pour repondre précisément a ta question, non, je ne me fais pas de soucis. Car ma vie quotidienne est certes remplie de danse le dimanche soir (où je dépense en moyenne 7€), mais aussi de ma passion (qui reste la plus chronophage), d'affections, d'activités familiales, d'engagement associatif, de relations hétéros, de picnics, restaus et soirées platoniques (puisqu'amicales) chez moi entre ami(e)s, mais aussi de solitudes volontaires et de réflexions, de silence aussi, bref, tout ce dont je ne fais jamais état ici.

      Supprimer
    2. Et pour répondre encore plus à ta question, j'ai eu beau chercher et non, je n'ai pas trouvé davantage de vieux pédés seuls et majeure dans mon entourage que de vieux hétéros seuls et malheureux.

      Supprimer