vendredi 5 juin 2015

J'avais bien envie de continuer

sur ma lancée de la veille. Cette nuit chaude à Harlem m'avait enchanté et la nuit tombait à nouveau sur New-York. Le séjour touchait à sa fi, et c'était reparti​ pour quelques heures d'impro totale. D'expérience je sais qu'il n'est pas aisé d'enchaîner plusieurs nuits comme celle de la veille, car leur réussite tient à tout un enchaînement de circonstances qui ne se produit que rarement.

Même méthode. Applis lancées, volonté de monter encore d'un cran. Je tombe sur un premier local au physique particulier. Ça tombe bien, j'ai besoin de repousser des limites. Le mec est gros, voire obèse. Il est jeune et très bien monté, et surtout je le trouve beau. Typiquement américain, même.




Il me rappelle un plan tenté il y a plusieurs années avec un mec de son gabarit. Il m'en reste un bon souvenir, mais cette fois, c'est moi qui parle à ce gros New-Yorkais, et suis demandeur. Il a l'air surpris et incrédule, parlemente, met cinq minutes pour répondre à chaque message, prend un luxe de précautions avant mon arrivée, me fait prendre un taxi pour le Bronx, pour finalement ne plus me répondre lorsque je suis au bas de chez lui.
Le lendemain, il s'excuse.


Bourré et fatigué ? C'était mieux que ça ne se passe pas finalement...

Mais revenons un peu en arrière... Je suis devant l'immeuble du jeune gros gars, à attendre qu'il réponde en vain à mon sms. Je sens que le plan va m'échapper mais vous connaissez la règle : lorsqu'on cherche un partenaire, ne jamais courir qu'un seul lièvre à la fois. J'avais maintenu contact avec le black de la veille, Bradley, vous savez celui de la cage d'escaliers, qui me pressait de le rejoindre chez lui à Washington Heights. J'avais refusé toute la soirée en lui demandant de se déplacer, mais il avait refusé. 

Or, en regardant sur Google maps je me rends compte que Bradley n'habite qu'à un quart d'heure de marche de mon lapin du soir. Il est quatre heures et demi du matin, sms envoyé, il est toujours réveillé et me dit de venir illico.

Celui qui m'a fait sniffer mon premier rail de coke a une chambre de drogué dans un appart communautaire. C'était à prévoir. Tout traîne par terre, peu de lumière. Le vent glissant sur les bronstones s'engouffre derrière ses minces rideaux.
On est plus dans le trip dominateur soft de l'avant veille, on est dans un corps à corps passionné et équitable. Pour faire clair il embrasse, il suce, il se laisse trifouiller. Ces grands hétéros du métro qui acceptent de "se faire sucer exceptionnellement", il suffit de les mettre en confiance et on peut en obtenir beaucoup plus !

Pourtant c'est pas la grande forme comme mardi soir. Il maintient moins bien son érection, ne passe pas au hard, et en quarante minutes, tout en continuant à baisouiller, enchaîne les clopes (ça j'adore, j'avoue), les bières, mais aussi les joints, le poppers, puis la coke. Ca commence à faire beaucoup pour une même soirée. 
A vingt cinq ans, je me dis que je le rencontre au bon moment de sa vie. Il ne gardera pas très longtemps sa peau lisse et son visage frais de jeune black.

De plus il traînait derrière lui tout une nuit de défonce en solo dans son appart, loin de rendre grâce à ses performances sexuelles d'actif supposé. Sale, l'expérience.

La moralité ?
À partir d'une certaine heure il faut laisser tomber l'idée de rencontrer un mec borderline sur grindr...





5 commentaires:

  1. Quentin, à nouveau ce problème de lecture sur smarphone, c'est hyper frustrant :)

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    1. Quand c'est comme ça sélectionne le texte, il se mettra en surbrillance

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    2. Malheureusement non, tant pis je le lirai plus tard sur l'ordi...

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  2. J'ai le même problème mais en sélectionnant c'est ok. Volontaire pour que les p'ty jeunes ne lisent pas quand c'est "salé" ? :-)

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    1. Les "p'ty jeunes" ont sûrement pensé à sélectionner le texte avant que je le conseille ici :p

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