dimanche 28 juin 2015

J'ai fait cette fameuse séance photo

totalement à poil en me masturbant. J'en avais parlé lors d'un précédent article, alors qu'on venait de me la proposer. Il s'agit pour ce photographe d'habitude habitué à la photo de mode, de concevoir une série sur le plaisir masculin en vue d'une expo à Berlin à l'automne. Après avoir un temps hésité à photographier des gros plans de visages d'hommes pendant un orgasme, il a du reculer face à la difficulté du casting.

Il s'est alors retourné vers une esthétique noir et blanc très dure, à l'éclairage brut, de sexes d'hommes qui se masturbent puis éjaculent. Il me contactait sur un site de rencontres plutôt hard, et m'expliquait.


>>>>En fait c'est assez libre, mais je peux te demander de changer de position, genre te mettre debout, assis etc... Mais ca se passe super tranquille, l'essentiel c'est que tu puisse rester excité mais qu'on puisse quand même s'arrêter de temps en temps pour faire des clichés. Je fais que peu de photos en mouvement en fait. Donc au moment de l'éjaculation j'en fais assez rarement, aussi pour que le modèle puisse rester un minimum concentré pour terminer. Par contre je fais souvent des images après, avec le sperme, soit sur le torse ou les mains. tout dépend de toi en fait.
Le projet m'amusait, et bien que ce photographe soir un parfait inconnu et que je me retrouverais devant son objectif et ses projecteurs, le défi pour moi était de savoir si j'arriverai jusqu'à la jouissance rien qu'à la force de la concentration, sans l'aide de films de cul qui seraient pourtant à ma disposition.

Ça s'est passé d'une manière plutôt décontractée. J'ai commencé à lui dire que je ne devrais pas avoir trop de problèmes, car en fait la situation m'excitait bien assez. Il a voulu commencer par faire quelques photo assis en sous-vêtements alors que j'étais à demi en érection.

Bien vite on est passé à la masturbation. Assis au sol, dos contre le bas du canapé, parfois à genoux les fesses sur mes chevilles, d'autres fois dans une position proche du tailleur. J'étais parti pour aller jusqu'au bout, intégralement nu, en train de me branler, j'étais pas trop mal, désinhibé. Ça a duré assez longtemps, fréquemment je devais arrêter mes mouvements de va et viens avec mon poignet afin qu'il puisse prendre des clichés sans craindre le flou. Assez déconcentrant. 
Mais le fait que ça dure encore et encore, qu'à chaque fois que je sentais mon ventre se serrer et le plaisir monter je doive ainsi stopper, quelquefois à quelques secondes de l'orgasme, tout ça m'a fait considérablement mouiller, ce qui, paraît-il, rendait pas mal sur l'écran de l'appareil.

Mais le plus marrant dans cette expérience, c'était entre les prises de photos, lorsque le photographe baissait son appareil et se relevait pour m'expliquer ses indications, et que pour maintenir mon érection, je devais continuer de me masturber. 
Ainsi, tout en le regardant fixement, parfois debout face à lui, lui répondant le plus naturellement du monde et continuant d'avoir une conversation tout à fait sage et professionnelle, je continuais de m'astiquer comme un taré en parcourant à grande amplitude mon manche dressé. Très original!

Ensuite, lorsqu'il m'a dit qu'il avait eu ce dont il avait besoin pour la partie masturbation, et qu'il s'est agit d'éjaculer, les choses se sont un peu corsées.

S'il avait été relativement aisé pour moi de bander devant l'objectif et l'inconnu qui était derrière, parvenir à l'éjaculation était plus compliqué, en tout cas beaucoup plus long. Ça réclamait de la concentration, au point de demander au photographe d'arrêter de me parler.

Silence total, objectif braqué, le désir est monté d'un seul coup, me laissant juste le temps de prévenir l'artiste que ça venait.

Et puis là je sais pas, les trois jours d'abstinence précédents, le fait de m'être excité pendant au moins trois quart d'heure pendant la séance, la situation, les idées qui se bousculent dans ma tête, j'ai éjaculé en poussant de grands gémissements, les bruits du déclencheur de l'appareil photo marquant dans mon oreille chacun de mes soubresauts. 

Le seul contact physique que j'ai eu avec mon partenaire du soir a été à ce moment là, alors que je reprenais à la fois ma respiration et mes esprits, encore assis par terre, alors que lui se relevait et éteignait son appareil : 

Il me tapota la tête comme on félicite un enfant, pour conclure cette expérience tantrique que je conseillerais à tout le monde :
"- Bravo, c'était génial, vraiment génial !"






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