mercredi 10 juin 2015

Bon là c'était (enfin) vendredi

soir dans cette bonne ville de New-York. Je rejoindrai Montréal le lendemain matin en train, où je finirai par prendre mon avion le lundi suivant pour rentrer à Paris. fin du voyage.

Je quitte l'hôtel tôt le soir, afin de profiter de cette dernière nuit à fond. C'est le weekend, gageons qu'on se fera un peu moins chier qu'en semaine. Je quitte le quartier de Harlem, même si j'aurais aimé y rencontrer certains mecs qui se répandent de photos et vidéos et enflamment en ce moment le net...

23h00. Central Park va fermer dans deux heures et comme le weekend débute je me dis qu'il y aura sans doute davantage de passage que quelques jours auparavant, où je n'y avais vu personne.
J'entre par la 72ème rue, direction la maison-bateau, derrière laquelle les collines du Ramble plongées dans l'obscurité abritent, dit-on, le principal lieu de drague New-Yorkais. Le lieu est vaste, et s'étend en fait sur toute la rive nord du lac, sur une bande d'une centaine de mètres de large. Là, des routes piétonnes éclairées par des réverbères, de petits chemins qu'on devine grâce aux lueurs que laissent transparaître les feuilles des arbres, et des sentiers que seule la lune ou les buildings de la ville peuvent quelquefois dévoiler. Photo.



Derrière le boat-house rien, c'est en montant un peu dans les bosquets du Ramble que des ombres au sol apparaissent. Des hommes rôdent, et je reconnais immédiatement cette atmosphère à la fois mystérieuse et dangereuse qui m'excite tant. L'inconnu m'entoure, tout est possible, une nouvelle fois.

Des mecs disséminés en capuche traînent, font des circonvolutions. Impossible de deviner leur âge, la couleur de leur peau. Les capuches interdisent toute identification ou toute estimation de leur physique. Au détour d'un sentier, j'en vois quelques un échanger quelques mots de temps en temps. Mauvais signe. Il semblent se connaître, et l'un d'entre eux me suit. Lorsque je me retourne, pas de signe distinctif. Il continue d'avancer... Je m'éloigne alors des zones les plus sombres pour lui échapper. Je me retrouve sur une grande allée éclairée puis me retourne. Plus personne. Je me rappelle le genre de mecs que décrivaient les sites parlant de ce lieu de drague : "Thugs, freaks, tree smokin, blacks, latin and obsessive white guys".

Je pense aussi à la police, et à la sévérité avec laquelle les autorités américaines punissent les outrages à la pudeur et l'exhibitionnisme. Je pense notamment à George Michael qui s'était fait choper dans des toilettes publiques d'un parc de Los Angeles en train de faire touche-pipi avec un autre homme. Je pense à Pee Wee aussi, qui se masturbait dans un cinéma. Oui le lieu est risqué, à bien des égards.

Le même manège se produit une seconde fois, avec le même type, avant qu'il ne laisse tomber. Il est minuit passé. J'hésite à aller en boîte, ou faire un dernier tour. Je veux absolument visiter le Ritz and Lounge, vidéo-bar du quartier de Hell's kitchen, où on passe de la pop-dance. Je regarde l'itinéraire pour m'y rendre... 


Vingt cinq minutes de trajet par le métro C, ça va, je peux me permettre un dernier tour dans la forêt...

Rien de particulier. Les hommes aux capuches ont l'air d'avoir disparu et des mecs de la cinquantaine traînent sur des bancs. 
Revenu sur la grande allée. Tiens, une silhouette à capuche me devance, mai elle semble nouvelle. La démarche est souple mais décidée, longiligne et un peu nerveuse. Le mec cherche. Se retourne. Beau visage long et noir se découvrant sous la capuche. Un jeune noir à grandes lèvres et grands yeux, un bon mètre quatre vingt dix, looké parfaitement street-hétéro. Très bref jeu d'allers-retours pour se tester. Je me pose sur un banc. Il vient vers moi, je m'attends à ce qu'il me dépasse et s'enfonce derrière les arbres pour que je puisse à mon tour le rejoindre à l'abri du regard des éventuels passants.

Pas du tout. Il s'arrête devant mon banc, me regarde, et baisse en même temps que son caleçon un jean large qu'il portait déjà très bas. C'est alors à quelques centimètres seulement de ma bouche qu'apparaît une longue bite déjà à moitié dure. Je n'arrête pas de penser aux éventuels filcs qui pourraient passer, on est sur une allée plutôt importante dans l'hyper centre de la plus grande ville d'un pays puritain. C'est peut-être ça le truc interessant, car je suis plus excité par les plans en extérieur dans ces pays là que dans le miens, plutôt permissif
"- Hmm you like big cocks" et autres joyeusetés dans mes oreilles...
C'est ce genre de moment où tu ne peux pas t'arrêter de faire ce que tu es en train de faire, malgré le risque. Certains mecs passent autour, ne s'arrêtent pas, et à chaque nouvelle silhouette à proximité je me calme quelques secondes alors que mon partenaire ne se soucie de rien. Il est simplement venu pour se faire sucer par un blanc et se fout de ce qui peut bien arriver.

Est-ce sa bite ou la situation, je ne sais pas mais j'ai joui bien avant lui, là, toujours assis sur le banc. Il est alors parti en regardant autour de lui tel qu'il le faisait avant qu'il me voie, sans se retourner une seule fois, en quête d'un nouveau partenaire pour le finir.

Mouchoir, stimorol, métro, me voilà arrivé au Ritz and Lounge, où les trois étages hyper remplis fourmillent de jeunes mecs lookés qui se bouffent du regard. Cerceaux phosphorescents, Work bitch de Britney sur les écrans, de la bombasse et de la bombasse, ça drague mais ça emballe pas des masses. 



On s'y amuse quand même, et c'est la seule boîte gay que je conseille vraiment à New-York.
Avec Central Park, évidemment.





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