lundi 18 mai 2015

Une autre soirée au sauna de Chicago,

le Steamworks, entre orgies de minets sur les canapés et agglutinements autour des deux grandes salles à glory-holes.

Très fréquenté après les soirées, cette fois je n'avais pas hésité à un mettre un pied. Heureuse surprise : l'entrée m'est offerte ! Mon pote français avait râlé la première fois car le jacuzzi ne fonctionnait pas et nous n'avions pas été prévenus à l'entrée. Geste commercial bienvenu.

Ça erre et l'ambiance est à la baise. C'est la première fois que je vois sauna aux Etats-Unis où on prend si peu de gants pour draguer et s'exhiber. Tous les âges, tous les physiques, encore une fois.
Je passe sur ce quinquagénaire sur-membré qui faisait tournoyer son engin depuis l'intérieur de sa cabine. Après hésitation j'y suis allé (oui j'ai des goûts chelou parfois), juste avant de voir passer à plusieurs reprises deux jeunes blacks inséparables. Je bloquais sur celui qui suivait l'autre. A peu près 1,65 m, mince et un légèrement efféminé, lunettes à fine monture et grand sourire, vingt deux ans, le petit passif type, fin et comme on dit la bas "fit", bien accro à la bite. Je craquais.

Ô surprise, il avait réservé une chambre au deuxième étage, dans laquelle il n’emmena en me tenant par la main. 
"- Are you top or bottom ?" me demande t-il
"- Both" (les deux) 
... pas de réponse

On entre, s'embrasse, ses lèvres sont énormes. Il enlève lentement ma serviette, j'enlève lentement la sienne, et là... je crois n'avoir jamais vu de ma vie si grande différence entre la taille/gabarits d'un garçon et la grosseur de son sexe.
Il sortait là un gourdin totalement disproportionné par rapport à son corps, une espèce de chef-d'oeuvre parfaitement construit et très ergonomique. Une merveille de la nature lisse et peu veineuse. Il eu l'air de s'amuser de ma surprise.
Je sentais mon programme initial s'évaporer rapidement...

Bon on va faire court : c'est pas rentré.



Ça c'est la seule photo sur son facebook où on peut passablement se douter de ce que cacherait cette crevette. On dirait qu'il fait tout pour ne jamais faire état sa disproportion. Et contrairement à ceux qui s'en vantent, à ceux qui en font un argument de séduction, là je trouve que ça a bien davantage de charme.

C'est lui qui me proposa d'échanger mails et profils fb.
Pendant la suite de la soirée, à chaque fois que nous nous croisions, toujours accompagné de son pote, il m'embrassait et avait un mot pour moi. Attitude rare dans ces lieux, vrai connexion malgré un coït inenvisageable (on a chacun nos soirs).

Je l'ai à deux reprises relancé pour le revoir avant mon départ de Chicago et rien.
Comme la quasi-totalité des garçons que j'ai rencontrés durant mon périple au Canada et dans l'est des Etats-Unis, il échange coordonnées mais ne répond pas aux mails ni aux messages.

Il faudra trois semaines (et j'imagine, un soir où il soit particulièrement chaud et en manque de partenaire) pour qu'il envoie un signe bref.




Je me souvenais alors de mes deux précédents voyages là bas, en 2010 puis 2012, et les comparais avec l'indéfectible fidélité et dévouement des russes lorsqu'on a sympathisé avec eux. Entre ces deux continents : un monde.

Éternelle, étrange et inexplicable superficialité des rapports humains en Amérique du Nord.




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