jeudi 14 mai 2015

C'était à Chicago

que je me suis décidé à sortir. Je savais déjà que je ne trouverai rien de très amusant dans les villes que je traverserai ensuite (Indianapolis, Columbus, Pittsburgh, Baltimore, Atlantic City...) et j'avais déjà dépassé Toronto, qui décroche sans problème la palme des soirées les plus animées. Même en semaine, c'est l'overdose de shows de drag-queens à même la rue, et le le délire des spectacles très connotés 80's dans de tous petits cabarets de la Church Street, comme au délirant Crews & Tangos où l'on passa notre mardi soir.


Crews & Tangos, à Toronto, Canda

Mais là nous étions arrivés aux Etats-Unis, à Chicago où je passerai six nuits. Outre quelques boîtes plutôt sympas (Sidetrack, Berlin, Scarlett) mais où ça drague pas une miette, j'hésitais à me rendre à deux pas au sauna Steamworks, paraît-il très fréquenté.

Enfin très fréquenté... pour un sauna américain. J'ai souvenir de ceux visités à Los Angeles, Miami ou Las Vegas. Ils étaient vides. Pays puritain ou on a pas forcément la culture de l'exhibitionnisme et du multipartenariat ouvertement. Seul le Zone L.A., un sex-club hyper chaud à Los Angeles m'avait fait m'interroger sur les réelles dépravations possibles dans ce pays. Cinq ans après, ce souvenir de ce grand black body-buildé qui voulait me sucer à travers un glory hole alors que je comprenais la situation inverse, ce qui me semblait plus logique.
Je me souviens quand même de la belle rencontre que j'avais fait dans le sauna de Las Vegas, et que j'avais raconté ici. Ville mélancolique et dépravée. Grande envie d'y retourner. Recherche de vol pas trop cher. kayak.fr J'ai laissé tomber.

Au sortir du Sidetrack, j'étais posé au Dunkin Donut's qui faisait l'angle. J'étais accro à cette enseigne depuis mon arrivée à Chicago, souvent ouverte H-24.


mon QG de milieu de nuit, à Chicago

Mon pote lui avait rejoint l'hôtel. J'étais seul, n'avais pas sommeil, et me décidais à faire un tour au sauna local, ouvert lui aussi H-24, ce qui est plutôt bon signe. Le Steamworks est très fréquenté, c'est vrai. Sur-représentation de peaux noires (comme dans tous les lieux de drague j'ai remarqué, Europe comprise), un peu tous les âges, quelques rares minets pas très regardants sur leurs partenaires... J'en veux pour preuve ce sublime garçon de vingt ans au corps parfaitement musclé se faisant sucer devant tout le monde dans une espèce de salle à glory-holes par un vieil asiatique un peu gros de 1,60 m. tout au plus.

Le système des saunas en Amérique et au Canada n'est pas le même qu'en Europe. Là bas on doit louer une chambre avec draps alors qu'ici les cabines sont vides et en libre accès. Là bas si on a pas les moyens de prendre une chambre, on loue un casier, beaucoup moins cher.
Ce samedi soir, après avoir écumé les bar-boîtes pas folichonnes du quartier gay de Lakeview, j'avais donc atterris là.

C'était le bon soir. Tous les mecs sortant de boîte (oui là bas tout ferme à 2h00 du matin, c'est pratique. ou pas.) ayant dépensé toutes leurs thunes dans des cocktails hors de prix doivent se rabattre sur la simple location de casiers et faire fi des chambres privées.

Résultat : Tout le monde baise à découvert, partouze sur les canapés en haut des escaliers. Une belle orgie de mecs de la vingtaine, en pleine forme se déroulait là, je me posais à côté quelques instants et étais de suite entraîné à l'intérieur. Ce genre de partouze qui tient uniquement au jeu de l'exhibition m'ennuie. Personne n'est réellement excité par ces enfantillage (qu'on aime beaucoup au Cap d'Agde) et j'en veux pour preuve que personne ne finit jamais vraiment par jouir. Soirée à demi-satisfaisante, tant la frénésie électrique de ce milieu de soirée et la dépravation crasse ambiante me semblait factice et vaine.

L'exhib pour l'exhib ne m'a jamais beaucoup amusé.
Il faut que ça sorte.





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