vendredi 29 mai 2015

Arrivé à New-York

pour six nuits, les grattes-ciel, Brooklyn, les Dunkin donuts H-24, les métros auxquels on comprend rien (si vous avez compris comment ça marche les nuits de weekend je prends!), sorti tous les soirs dans un lieu différent, croquer dans la grosse pomme, veiller avec la ville qui ne dort jamais.

On va en parler, de la ville qui ne dort jamais...

New-York, huit millions d'habitants. Pas un seul sex-club. Je peux comprendre que ce genre d'endroit ne soit pas au goût de tout le monde mais tout de même... Des sex-clubs on en trouve même dans les villes moyennes d'Europe. Deux minuscules et insalubres saunas, du même propriétaires, à East Village et Greenwich village sont mentionnés sur les sites de sortie et rivalisent de commentaires dégoûtés. Je ne ferai pas le déplacement.

Côté bars, le mythique Stonewall et le tout proche Monster ne sont fréquentés que par des vieux, des quinquagénaires certes assis, mais qui eux, au moins, sortent le soir. Je suis simplement passé devant et malheureusement aucun ne me plaisait. Dommage, débarquer là dedans sapé en minet et repartir avec l'un d'entre eux m'aurait pas mal excité.

Un autre soir, sortie au Toolbox. Toujours pas très animé. J'y ai parlé à un nerd qui habite et est né à côté, et que j’interroge sur la vérité de cette big apple paraît-il insomniaque... Il me dit que ça bouge pas quand il fait froid sauf à Time square et le quartier de Hell's Kitchen. Mais de toute façon pas après 2h00 du matin, sauf le weekend. Bon, là il fait 16°C dehors, on peut pas dire que ça caille particulièrement... mais la ville et morte, bien que je parcours les autres quartiers où c'est susceptible de bouger un peu. Chelsea, huitième avenue, Midtown... 

Bref. Pour la ville qui ne dort jamais il faudra repasser plus tard, merci. Ici, pour rappel, en semaine après minuit à moins de 20°C et hors Time Square, on ne dort peut-être pas, mais on reste chez soi.

Qu'attendais-je ? 
Je m'imaginais la nuit New-Yorkaise comme on la voit dans les clips, et celui de Duck Sauce particulièrement. Pour moi, Manhattan, toutes les nuits de l'année, c'était ça :
 

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 En vérité on est très loin de l'effet que ça donne...

La forêt à mi-hauteur de Central Park, derrière le Loeb boathouse précisément, est connue pour être un grand lieu de drague homo. J'ai choisi la nuit la plus chaude de mon séjour, nous sommes mercredi soir, il fait presque 18°C, les mecs vont bien sortir... J'y suis à 23h30 alors que le parc ferme à 1h00 du matin. Personne. J'arpente les sous bois , les chemins de terre peu éclairés et les sentiers plongés dans l'obscurité, et rien. Juste les lumières des grattes-ciel derrière les arbres, ce sentiment de ville surpeuplée qui encercle ce lieu désert et silencieux, ce qui vaut quand même le détour.


dans Central Park

Pas mieux à Time Square le jour de mon arrivée, où je suis passé à 1h30 un samedi soir. Constatez vous-même l'agitation colossale de cette nuit de weekend...


Time Square un samedi soir, youhouhou !

New-York ville morte, je n'ai pas peur de le dire.

Ajoutez à cela les New-Yorkais pas franchement sympatiques (pressés et obsédés par le rendement, contrairement aux Virginiens, des gens extra), et plus proches du Parisien que du Californien, et le tableau noir de la nuit New-Yorkais sera complet.

Sortir un soir de semaine et danser sur les tubes du moment c'est pourtant pas sorcier, mais à New-York non. Passez ici un mois d'avril et vous jurerez qu'on n'aime pas sortir.
Après réflexion, il n'existe qu'une seule ville au monde où les boîtes sont remplies tous les jours de semaine, où la fête ne s'arrête jamais même dans la rue. C'est Londres.
Bon, la Nouvelle-Orléans aussi, mais ça compte pas c'est des touristes.


On va attendre le weekend prochain qui j'espère, sera plus animé, avant de clore définitivement mon opinion sur cette ville de laquelle j'attendais tant.

Puis une fois sorti de New-York où la nuit est sisnistrée (je passe sur mes sorties et visites de la journées qui m'oint toutes enchantées, mais c'est pas notre sujet ici), et je prendrai sans tarder de nouveaux billets pour la capitale anglaise, où là, vraiment, on sait s'amuser.



7 commentaires:

  1. Quentin, C'est bizarre, la moitié du texte n'est pas lisible sur mon téléphone, trop clair sur le fond noir.

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  2. J ai fais le même constat que toi sur new york le prix de l'immobilier a fait fuir la population de manhathan , mais il faut chercher sur le net pour trouver et cela change régulièrement . Hell's Kitchen est l'endroit ou il y a le plus d'animation pour les gay même en semaine. Sinon je crois que Brooklyn est le nouveau " place to be "

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  3. Ben oui, c'est l'impression que j'ai de NYC au fil des ans (privilège de l'âge d'y être allé plusieurs fois depuis les années 80). On se reçoit (replie) entre soi, on ne sort pas sans savoir avec qui, le communautarisme a changé, les prix sont tels qu'on vient travailler à Manhattan mais qu'on n'y sort plus, etc. Mais à Paris c'est pareil: les bars de St Germain des prés n'existent plus, quartier latin plus d'étudiants mais des frippes, et ce jour on apprend que Apple racheterait le Queen... Sans compter pour NYC le 9/11...

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    1. C'est quand même dingue que personne ne m'en ai parlé auparavant. Pourtant tout mon entourage était déjà allé à New-York. A croire qu'ils n'ont pas essayé d'y sortir...

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  4. En constatant que les commentaires avaient mis du temps à venir sur tes articles sur l'Amérique du nord, je m'étais dit ça n'est pas étonnant, ce n'est plus qu'une destination purement touristique, pas une pour sortir. Mais les Américains étant d'excellents commerçants, ils savent entretenir le mythe.
    Il me semble que le New York gay est mort dans les années 80. J'ai le souvenir d'un séjour en juin 82, j'étais jeune étudiant, c'était le paradis sur terre... Un an plus tard, en juin 83, les saunas, les bordels etc..., tout était fermé à cause du sida. J'étais sidéré. Les temps ont changé mais la vie gay intense n'est pas revenue. Berlin, Barcelone ont pris la relève. Olivier

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