mardi 23 décembre 2014

Bon c'est décidé quoi qu'il arrive

​je vais partir en avril, loin.
C'est bien gentil ce boulot, il m'épanoui et me fait rencontrer plein de gens, mais faire des journées entre douze et seize heures, ce n'est pas sans conséquence.

Je perds le sommeil, j'ai une gueule pas possible et je fais de plus en plus mon âge ; je déjeune au restau presque tous les midis et je n'ai plus le temps de faire autant de sport que je le voudrais, donc mes abdos commencent à fondre lentement.

Objectif : faire un gros break, prendre du bon temps et voir du pays. Pendant un mois, voir deux, voir jusqu'à la rentrée suivante, carrément.

J'ai déjà profité d'une rupture temporaire de contrat mi-novembre pour m'enfuir  retrouver la Russie, et je vais profiter de la prochaine fin de contrat fin mars pour retrouver la Chine.

J'ai failli succomber à la proposition de Cyprien d'aller faire un petit tour au printemps à Montréal-Totonto-Chicago, mais je vois déjà le programme....

On va sortir tous les soirs, visiter en vitesse des villes en fin d'après-midi et hop, ce sera reparti pour s'enfermer à nouveau en boîte ou je ne sais quelle boîte à cul.
Et puis de toute façon les villes ça va bien un moment... Au final ce n'est qu'un bâtiment + un bâtiment + un bâtiment... J'ai besoin d'espace et de voir l'horizon, ce qui me manque le plus dans ma vie parisienne.
Non, et en plus il y aura Jean-Charles qui nous a déjà accompagné lors du dernier voyage de nouvel an en Allemagne et il me revient pas des masses...

Bref oublions. Je retournerai probablement en Chine, où j'avais passé presque un mois en 2011, et qui reste à ce jour mon voyage le plus exaltant.

Ah la Chine, je ne vous au jamais vraiment raconté ! Non pas les vertigineux escaliers du Huang Shan, les impressionnants tunnels du Guoliang, ou la magique Fenguang Sheng,  je sais bien que vous vous en foutez voyons !

Je vous avais déjà raconté les rencontres qu'on peut faire là bas et la fascination que nous, hommes européens, exerçons sur les les gays asiatiques. (et la fascination qu'il exercent sur moi désormais)
J'avais alors passé sous silence les expériences très excitantes vécues en discothèque.

Shanghai, boîte gay surpeuplée dont je ne me souviens plus le nom. On est serrés comme des sardines sur la piste, si bien que je me range sur le côté, contre la cabine du DJ, où on est tout aussi serrés. 

Je ne sais pas comment on s'en rend compte, il se passe un truc. C'est comme si une information parvenait au cerveau, alors que tu penses à rien de précis, en disant : t'es en train de te mettre à bander mec...

Alors tu réagis, tu constates qu'en effet t'es déjà dur, avant de réaliser que le mec qui danse devant toi a les fesses tellement collées à toi que ses mouvements de danse ont stimulé ton sexe au point de le faire bander avant de t'en apercevoir. 
Le fait il exprès ? Oui, car le dancefloor est un peu moins bondé qu'il y a cinq minutes et qu'il est toujours ici à se trémousser.

Alors que faire ? Tu t'attends pas du tout à ce genre de situation, t'es surpris d'être si vite dans le vif du sujet, tu te sens même un peu violé (si si, un peu), et pourtant t'as le gourdin et le mec continue de se frotter. 
Alors tu décides de le prendre à la légère et de ne rien faire. Après tout c'est pas désagréable et en faisant ça, le mec n'attend pas particulièrement que tu t'occupes de lui.

Il continue comme ça une dizaine de minutes et pendant ce temps là ça monte évidemment, car le type fait ça plutôt bien. Je regarde à droite et à gauche mais personne ne remarque rien, il fait sombre et il y a toujours autant de monde.

Il passe la main derrière lui pour considérer son oeuvre à travers mon jean (noir, je me souviens). Puis il entreprend de baisser la braguette pour y introduire la main. Je l'ai laissé faire quelques secondes, puis blocage. 
Quelqu'un à l'autre bout de la piste m'a regardé, sûrement pour une raison qui n'avait rien à voir, mais j'imaginais facilement que le plan suivant était de sortir mon sexe du jean pour le masturber, et je me voyais mal contenir un orgasme là, dans cette discothèque lambda, dans ce pays où je ne sais rien de ce qu'on risque pour ce genre d'exhibition.

Bien évidemment, avec le recul, je regrette de ne pas être allé au bout du fantasme qui s'offrait à moi, sans l'avoir recherché encore une fois. 
Il me hante toujours, au point de le retranscrire ici trois ans plus tard, avant qu'il ne s'efface de ma mémoire (mais le peut-il ?), et de m'avoir, en partie, donné envie, un mois après, de commencer la rédaction de ce blog. Nombreuses sont les autres aventures de toutes sortes qui me sont arrivées là bas... Il faudra entre autres que je vous parle des saunas gay chinois, c'est assez particulier.

Voilà, il me reste juste 5 mois pour trouver dans mon entourage compagnon de voyage solide et fiable pour m'accompagner dans tout ça encore une fois.

À moins que je n'examine encore la proposition de Cyprien...







2 commentaires:

  1. saveur d'Orient ou d'Amérique ?
    en attendant Joyeux Noël !

    Stef-du-grand-coup-a-boire

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  2. "Je fais de plus en plus mon âge" lol...

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