mercredi 26 novembre 2014

C'était mon retour au Bunker,

​ce sex-club Saint-Petersbourgeois qui a autrefois fait les choux gras de ce blog. 
Je n'y allais pas avec un feu au cul considérable. Déjà être habillé ne m'enchantait guère. La fameuse soirée underwear du jeudi a lieu les semaines paires et pas de bol, ce jeudi là était impair (oui j'avais pourtant essayé de prévoir mais avec mon taf j'ai pas eu le choix de ma semaine de vacances). J'y étais donc un dimanche soir.

Encore une fois je fus étonné du succès que j'ai pu avoir, même si ma libido approximative rendait mes goûts considérablement plus sélectifs qu'à l'accoutumée. 
La Russie a changé, je peux aisément m'en apercevoir depuis le temps que j'y viens. Les gens sont plus souriants, plus causants, moins méfiants, plus ouverts. 
Est-ce forcément une bonne chose ? Oui et non... Certes les contacts se font plus facilement (encore un jeune couple venu m'aborder au comptoir pour venir trinquer avec eux à leur table avant de me traîner dans les couloirs sombres), mais on perd de cette âme russe qui fait que l'on ne donne un sourire et son intérêt à quelqu'un seulement lorsque celui ci a acquis votre confiance. Les Russes deviennent de plus en plus latins, et ce n'est pas forcément pour me plaire.





La seule originalité de la soirée qui m'aura excité est ce minet en chemise noire et veste pied de poule, accompagné de son vieux mec qu'il ne lâchait pas d'une semelle. Le petit mec, blond et passablement effrayé, regardait peu autour de lui et se contentait de suivre comme une ombre son papy de mari.

J'y suis allé sans vraiment savoir ce qu'ils cherchaient, après être passé contre eux de manière assez suggestive ils m'ont coincé contre un mur pour m'embrasser et me caresser. Direction cabine. En fait c'est bien ça, le vieux mec veut faire découvrir les lieux de drague à son jeune compagnon un peu coincé, l'emmène ici et prend son pied à le voir se pervertir.

Il se tenait donc derrière son jeunot, lui entravant parfois les poignets, tandis que je m'affairais face à lui. C'est la première fois, de mémoire, que je vis telle situation, et j'avoue malgré ma faible libido du soir, y avoir trouvé pleine excitation. Sentir le plaisir monter chez ce mec pourtant peu à l'aise, ressentir ses cuisses de réchauffer, commencer à trembler, entendre sa respiration s'accélérer, puis l'entendre lâcher gémissements de plus en plus bruyants jusqu'au final, ses mots expirés en russes qui devaient vouloir dire "- Han j'vais jouir... ", c'était assez réjouissant ! Mais le plus excitant en vérité, c'était d'imaginer ce qui se passait dans la tête de son mec, juste derrière, qui lui sussurait je ne sais quoi en russe dans l'oreille, et d'imaginer sa pensée lorsque son petit copain a eu un orgasme suite à mon action, sans qu'il n'ait rien fait pour.

Et au final j'ai remarqué, comme en Irlande dernièrement, que dans ces délires de candaulisme, celui qui aime voir son partenaire aux mains d'autres hommes à souvent des problèmes d'érection... ou en tout cas ne bande pas assez dur pour assurer.





5 commentaires:

  1. Par contre j'ai pas compris l'analyse sur la Russie la... c'est pour le moins... subjectif! T'as pas froid aux yeux (même si c'est la Russie) de faire de telles affirmations, et ca a tant changé en combien de temps? T'es sur ca serait pas tout simplement des circonstances différentes et non définitives tout bêtement?

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    1. C'est la 9eme fois que j'y vais, certes qu'à Saint-Petersbourg ou Moscou. Et j'ai pu voir les choses changer d'année après année, ils se latinisent à une vitesse effrayante. J'en parlais avec Dimitri, Petersbourgeois que je vois à chaque fois, et il est d'accord. Le plus flagrant sont les commerces où le sens du service est hyper récent (2 ans tout au plus).

      Quant à l'homosexualité, c'est ici comme dans la majorité des pays, les choses bougent, et vont en s'améliorant. Face à ça les réactionnaires font tout pour endiguer cette libération (bon, ils se trouvent qu'en ce moment ce sont eux qui sont au pouvoir...)
      Mais la tendance reste la même qu'en Europe, en Amérique, et même quelques pays d'Afrique : les mœurs se libèrent. A Saint-Petersbourg j'ai vu des couples homos se tenir la main dans la rue un samedi soir, inimaginable en 2007 lors de ma première venue.

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  2. Latinisation ou mondialisation?

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    1. Mondialisation si tu veux, mais pour les comportements ça veut pas dire grand chose...

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  3. Non pas forcément, c'était surtout par rapport à ta remarque sur les commerces et le service en fait. Et puis tu évoquais cette uniformisation qui en découle forcément un peu je pense et dont tu dis qu'elle ne te ravit pas trop. Mais on comprend ce que tu veux dire sans trop tomber dans les poncifs et clichés sur ce qui serait des comportements latins ou autres... avec tous les mouvements aujourd'hui c'est dur à analyser et caractériser tout ca, c'est difficile d'être catégorique. Mais c'est intéressant d'avoir ton point de vue tout de même, à énoncer avec précaution je dirais.

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