mercredi 3 septembre 2014

Retour à United Gents,

ce nouveau soir d'orgie secrète et sélect dans ce grand appartement parisien, alors que j'étais putain de méga chaud. Pour ceux qui n'ont pas suivi, j'y avais passé ma soirée du 14 juillet dernier, une méga partouze de 210 mecs (dernier comptage) et j'en étais revenu plutôt mitigé...
Incapable de bander convenablement lorsqu'une bombasse était venue se coller contre moi, un peu terrorisé par l'organisation quasi militaire de la soirée, et par les scènes de boucherie se déroulant dans les chambres où on s'entasse à une cinquantaine dans un magma de chair informe.

Ce samedi soir j'arrivais dans de meilleurs dispositions. Plutôt impatient, j'acceptais la coupe de Champagne à l'accueil dans le hall de l'immeuble, et revoyais avec surprise Nicolas et Gabriel, qui avaient comme moi passé une partie de leurs vacances au Cap d'Agde. Même concept que la dernière fois. Sous vêtements ou maillots de bain, alcool, traiteur et glaces à volonté, chaussettes noires pour les actifs, blanches pour les passifs, mix possible. Ce soir, à vue de nez 130 mecs présents. Plutôt cool, les mecs sont à mon goût, ce casting se spécialisant visiblement dans les trentenaires qui s'entretiennent.

Une chose à noter, tout de même. J'ai remarqué au plafond, dans le coin du couloir, une caméra de surveillance dissimulée derrière du verre teint. Je n'ai pas regardé sil y en avait d'autres dans les pièces alentours. 
Qui sait ce qu'un jour, il adviendra de ces dizaines d'heures d’enregistrements ainsi accumulées ?...

Quelques heures avant mon arrivée, ma pote Pauline m'avait envoyé un message à propos de Kevin, un pote à elle pas trop mal, mais que je ne connais pas.




Pendant que je discutais avec Gabriel et deux autres mecs je reconnais ce Kevin pas trop mal, seul dans un coin de la terrasse. Je vais me présenter, la joue vachement sympa, et lui fais une visite de l'appart où ça commence à baiser de toutes parts. Il paraît un peu choqué, mais matte quand même pas mal les mecs. Mauvais signe pour moi. À mon avis il s'y fera vite. Je tente quand même le coup, avec une réplique du film La Vérité si je mens 2, que je ressers à chaque fois (non,  je suis pas super fier), mais qui a le mérite d'être claire et dédramatisante :

"- Bon je te plais vraiment pas hein... Même pas un petit peu ?..."

Bon il me répond que je suis pas trop son style, et moi de me dire que depuis le Cap d'Agde décidément je suis abonné aux râteaux, et le laisse poliment en plan là, sur le bord du salon. Dommage, j'étais très excité par l'idée de revenir vers Pauline en lui disant que je m'étais tapé son pote super facilement.
Je ne le reverrai pas de la soirée. Pauline me dira plus tard qu'il est parti à 23h30 en ayant fricoté vite fait avec un gars, qu'il m'a trouvé très sympa et que sans moi il se serait barré immédiatement. 
C'est bien gentil mais j'aurais simplement voulu le ken.

Le râteau de ce Kevin m'a en fait galvanisé, et j'ai passé les trois heures suivantes à baiser non-stop, bien plus à l'aise que je ne l'avais été en juillet. Toutes les pièces y sont passées, actif, passif, encore actif et encore passif, en équilibre sur les matelas du salon et debout contre la porte fenêtre, ça a été un lâchage digne de mes plus grandes soirées underwear à Amsterdam. Que du hard.

Du coup je ne sais toujours pas de quoi relève mon appréciation d'une soirée. Je croyais que ca tenait à l'atmosphère mais non, c’était la même qu'en juillet. Je crois qu'il est question en vérité de prédisposition. Je n'avais pas eu de rapport depuis plus d'une semaine, peu de masturbation les jours précédents, ressentais un véritable besoin de contact, et me sentais pas trop moche à regarder et à baiser, ayant décidé depuis la rentrée de reprendre le sport chaque matin avant de partir au travail (et croyez-moi c'est loin d'être facile).

Contrairement à un mois et demi auparavant, je me sentais étrangement dans mon élément. Dans les chambres où ça s'entasse, les positions font qu'on peut se trouver face à face avec un inconnu lui même avec un autre partenaire. Dans ce cas là il se déroule souvent une poignée de secondes à se regarder les yeux et les lèvres, avant que l'on s'embrasse, et que ça aille éventuellement plus loin et redistribue les cartes des positions de chacun.

Nouvelle sensation à noter aussi. Alors que je sodomisais un mec sur le lit d'une des chambres, je me trouvais à embrasser un passif en train de se faire prendre par un autre mec. Étrange impression d'être en train de le pénétrer, alors qu'il l'est en fait par son propre partenaire. C'est comme si ses réactions et gémissements étaient provoqués par moi. Très curieux sentiment, totalement nouveau.
La prochaine fois il faudra que j'essaie de tenter l'inverse, en étant passif, pour ressentir, un peu différemment, la même sensation grisante.

J'avais raté l'heure du dernier métro sans même m'en apercevoir, c'était le dernier de mes soucis. Et c'est tout calme, vers deux heures du matin, que je finissais épuisé dans les bras du beau garçon que j'avais éconduit en juillet. Il était autant épuisé que moi, je n'arrivais pas davantage à avoir une erection. Y arriverais-je un jour ? Pas sûr, ce garçon correspondant au genre de beauté que j'admire mais qui ne m'excite pas vraiment sexuellement.
J'étais arrivé au bout de la soirée.

Dans l'ascenseur, en regagnant le rez de chaussée, des fraises haribo géantes disposées dans des bols individuels avec un mot de remerciement me rappelaient la folie d'organisation et l'accueil exceptionnel offerts par les mystérieux organisateurs.




Je rentrais galvanisé de cette expérience tentée a nouveau, en passant par le bar La Bodega de la Soif, où festoyaient Ben, Pauline et quelques autres. J'y restais jusqu'à quatre heures du matin, leur racontant ma folle soirée à l'invitation de laquelle je répondrai désormais probablement présent. 

Encore un nouveau Q.G.





12 commentaires:

  1. Comment integrer et trouver un chaperon pour integrer ces orgies? Dis moi Quentin!

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    1. Tu l'as dis, il faut être parrainé par un membre, puis accepté par l'organisateur, qui juge sur photos et engagements écrits.

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  2. Baise moi et tu pourras peut être me tuyauter...

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  3. "quand c'est gratuit, c'est que c'est toi le produit"... Moi cette caméra (peut-etre mise là par sécurité) m'inquièterait BEAUCOUP. Mais je suis peut-être parano ou assez vieux pour imaginer ce que certains vont en faire...

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    1. Bon pour le coup c'est pas gratuit c'est 20€ de PAF, mais quand même...

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  4. Joli grand écart entre tes deux derniers messages, passer du mec ennamouré et touchant au baiseur de haut vol...

    Content que la frustration du dernier post ait laissé place à ce plaisir incroyable que tu sembles avoir pris :)

    contro-un-cor

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  5. Le monde est petit. J'ai un ami qui participe quelques fois à ces soirées dans ce superbe appart. Je lui demanderai si il a rencontré un bogoss passif ;)

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  6. Le monde n'est pas petit, c'est le milieu qui l'est :-)
    C'est un peu flippant d'ailleurs, tout le monde qui baise avec tout le monde... je pense que ce genre de soirées me mettrait super mal à l'aise, moi, même s'il faut admettre que ca pourrait avoir un gros côté excitant...

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  7. Bonjour Quentin et merci pour ton nouvel article sur nos soirées... :)
    Il est certain qu'on est souvent plus à l'aise après deux ou trois participations^^

    Je me permet avec cette contribution d'apporter une correction concernant la caméra que tu décris pour couper court à tous les fantasmes que sa seule évocation, dans le contexte, peut nourrir... Elle existe bien en effet MAIS elle ne se trouve pas DANS l'appartement mais dans le couloir d'accès à celui-ci, partie commune de l'immeuble. Elle nous appartient et est désactivée à l'occasion des soirées. Elle ne filme donc personne et encore moins nos invités en train de jouer !

    Nous ne prenons aucune image -d'aucune sorte- de nos invités à l'occasion de nos évènements. La DISCRETION est -au même titre que le SAFE-SEX- une de nos valeurs cardinales que nous exigeons de chacun et que nous nous appliquons bien entendu à nous-même dans l'organisation. C'est d'ailleurs affiché dans notre Code d'Honneur à l'entrée de l'appartement.

    Très amicalement,
    Б*

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    1. Bonjour, pourriez vous me dire comment participer à cette soiree svp? Jai 28 ans sportif et je serai interesse !!

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  8. La seule chose que je retiens de tout ça!!!: C'est les grandes fraises tagada.... J'adore les fraises Tagada... ah putain je vais pleuré, j'en ai pas eus!... En tout cas content pour toi... si t'as bien baisé! c'est le principal, mais ça passe aprés les fraises tagada!

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  9. michel69villefranche@msn.com31 décembre, 2014 09:28

    il faut être à Paris pour pouvoir avoir ce genre de réjouissance, les petites villes de province, c'est impossible, pourtant j'aimerais

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