mercredi 10 septembre 2014

Je ne me doutais pas de l'overdose de minets

que j'allais m'enfiler en me pointant à cette soirée samedi soir. Je ne m'en doutais tellement pas qu'auparavant j'étais allé à Nogent rencontrer ce blond sportif, que je racontais ici. (Bon en fait la fin de l'article était une méprise, il m'a écrit dès le lendemain matin pour me revoir... Qu'est ce que je peux être défaitiste des fois). Et ça tombe bien, j'ai bien envie de le revoir aussi. Ce qu'il m'a le plus touché chez lui ? Qu'il m'accueille en charentaises. Oui les vraies charentaises, avec les carreaux les bouloches et tout. J'avoue, qu'on puisse accueillir un plan drague comme ça, ça me fait craquer.
Et là il veut visiblement textoter, et à mon avis il est pas mal porté sur le sperme...

Bref. C'est donc sans envie particulière de baiser que je me pointais dans ce sex club parisien samedi vers 23h00. J'avais rencontré ses organisateurs spécialisés dans les soirées jeunes pendant mes dernières vacances au Cap d'Agde, et j'en avais d'ailleurs parlé
Bien que plusieurs fois parrainé, j'avais toujours refusé d'y participer. Le côté "soirée pour jeunes" me rebutait énormément, et considérant que j'avais relativement dépassé la limite d'âge, ou en tout cas m'en doutais, je ne voulais surtout pas passer pour le vieux vicelard qui cherche de la chair fraîche. Ce qui n'est de toute façon pas vraiment le cas.

Là oh surprise, le concept était différent, et n'affichait plus le mot "jeune" dans le titre ni le descriptif. Ils avaient été assez insistants pour que je vienne les voir un soir, pour que je juge sur pièces le contenu de leur soirée.
Bah j'ai pas été déçu. 

C'est dans un bar minuscule de la capitale, du côté du jardin des Tuileries, que ça se passait. A l'intérieur une trentaine de jeunes mecs, à vue de nez moyenne d'âge 22 ans. Ça discute beaucoup, ça picole un peu. Même si tout le monde a un peu l’impression de connaître tout le monde, certains mecs sont en retrait et ne parlent à personne.

Bon puisque le trip du soir c'est les minets, autant y aller. Tout le monde, en coin, m'avait regardé, le syndrome "arrivée d'un petit nouveau" jouait à plein dans le club.
Je vois un mec de vingt ans avec un sweat à capuche ouvert sur un torse blanc, imberbe et très mince. Le visage est très attirant, pas top model du tout, plutôt geek coincé avec des lunettes, qu'on imaginerait davantage derrière un bureau que dans un sex club.

Il a le contact facile, ça a l'air d'être un habitué. C'est sans ménagement qu'il me pousse dans un recoin et attire un autre mec qui restait là sans rien faire. Le trip de la soirée s'affine : c'est soirée minet oui, mais qui aiment le sex direct.
Pas forcément à l'aise dans ces cas là, j'ai rapidement évolué dans mon appréciation lorsque j'ai senti ce que cachait cette crevette sous son boxer freegun

J'ai beau tergiverser, relativiser, me blaser, je suis toujours en admiration devant ces jeunes crevettes minces, aux têtes asexuées, qui brandissent des bites de cheval.
Avec l'autre minet qu'il avait attiré, un mince métisse très lippu de vingt deux ans, on était deux à le sucer. C'était tellement large, que pendant plusieurs minutes, de chaque côté de son entrejambe, on a pu le sucer latéralement sans que nos lèvres se touchent. Extatique.

Un autre jeune mec est venu également se faire sucer, mais niveau calibre il n'y avait évidemment pas photo.

Mais en fait la connexion s'est faite avec l'autre suceur. On a passé plus de deux heures, une fois le premier minet parti, à s'embrasser et se remettre à baiser quand l'envie nous reprenait. 

Là entre mes mains, j'étais face à mes contradictions.

Moi qui dit à tout bout de champ ne pas ressentir particulièrement de plaisir avec les mecs jeunes, beaux, et assez transparents, j'avais ce jeune minet, me regardant avec ses grands yeux, sa bouche entrouverte avec une gouttelette de salive stagnant sur sa lèvre inférieure, cambré avec ses fesses rebondies et son sexe dur. Et moi répondant à son regard soumis, tenant son visage d'une main, je ne pouvais refréner l'envie furieuse de le posséder entièrement jusqu'au bout de la nuit.

Deux heures c'est long, là au milieu des autres mecs que nous ne voyions plus. A chaque fois qu'il tournait la tête vers eux je m'attendais à ce qu'il parte, rejoindre un pote qu'il avait vu ou un mec mieux que moi. Mais non, il restait, réclamant sans cesse plus de baisers, sans jamais dire un mot.

Autour, d'autres minets baisaient et s'échangeaient les partenaires mais personne ne venait s'approcher trop près de nous où tenter de participer. Ce qui se passait là respirait la fusion, et dans ces cas là tout le monde reste à l'écart. 
J'avais déjà remarqué ça au Cap d'Agde lorsque j'avais baisé un australien à quelques mètres de la plage. Nous avions fait l'amour littéralement, et alors que dans ces cas là les mateurs s'approchent de très près, ce jour là ils se tenaient à une trentaine de mètres de distance.

Les heures passaient et nous étions là, en marge du bar, avec le jeune mec. On s'embrassait à n'en plus finir, je respirais son torse, là, entre ses deux pectoraux, il me passait la main dans les cheveux, sans rien dire jamais. Tout passait par son regard, par nos gestes. Je prenais tout ce qu'il y avait à prendre, avant que ça se termine.

Avant de partir, en très peu de mots, il a voulu me donner son numéro de téléphone. Le reverrais-je ? Ai-je au moins envie de le revoir ?...
Ailleurs ? Chez moi ? en pleine lumière ? a nous dire qui nous sommes, à nous poser des questions l'un à l'autre, à recommencer, ou en essayant de reproduire cette rencontre particulière de cette nuit là ?...

Je suis toujours tiraillé. Pourquoi vouloir toujours transformer une rencontre interlope en réelle histoire ? Par mimétisme ? Par curiosité ?
Ou pourquoi ne pas donner suite ? Par peur ? Par goût de la magie ? 

Toute histoire invraisemblable est-elle bonne à faire vivre ?







7 commentaires:

  1. A mon avis, tu dois absolument donner suite. Au moins trois raisons : 1° une telle complicité n'est pas si fréquente, et c'est tellement agréable. 2° elle a beaucoup de chance de se reproduire, parce qu'elle est très probablement basée sur vos chimies respectives, une particulière compatibilité de vos phéromones, qui se répétera à chaque rencontre. 3° parce que, comme toi, il aime les lieux chauds et la sexualité de groupe, ce qui vous réserve de belles soirées en perspectives.... Good luck, Quentin, good fuck !

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    1. J'ai donné suite, exactement pour ces trois raisons là

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  2. Je découvre ce blog au fur et à mesure et je trouve ça vraiment passionnant de voir comment tu vis tes relations et comment tout cela se noue. J'aime déjà beaucoup et j'attends impatiemment les prochains articles ;)

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    1. Merci beaucoup, bon courage pour ton blog et pour ton passage à l'acte 😉

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  3. a mon avis... petit bar aux tuileries, avec une ambiance chaude et jeune qui rappelle qu'ils ne sont pas tous lobotomisé par les réseaux sociaux et qu'ile aiment le réel et le font savoir, c'est au transfert ! dommage que ca ne soit que des ouvertures spéciales en effet c'est un concept tres reussi et les gars qui l'organisent sont des mecs géniaux. sans leur faire de pub j'ai ici le lien du samedi 13 mais j'ai rien vu les semaines d'apres :www.facebook.com/events/******. peut-etre on s'y croisera ! 

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  4. désolé pour le lien facbook qui marche pas : en fait la soiree se nomme "***** au moins ca annonce la couleur ! 

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    1. En fait le lien fonctionne, c'est moi qui censure un peu pour pas être cramé part ceux qui y participent ;)

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