samedi 13 septembre 2014

J'avais l'embarras du choix

pour commencer la semaine. J'étais toujours d'humeur à rencontrer des mecs (je suis parti sur l'idée d'en rencontrer un par jour), de tempérament à baiser deux heures et demie chaque soir, et accessoirement de trouver un crush, ou au moins un fucking/hug friend régulier.

J'avais donc le choix. Le mec de Nogent est prêt à me revoir mais tergiverse sur son emploi du temps : le sport est prioritaire. Et je le comprends. du coup on ne se verra sûrement pas fréquemment. 
Tiens il y a le mec avec la bite hyper large que j'avais rencontré(e) il y a un mois qui me relance ! Pourtant il avait renoué avec son ex et m'avait un peu laissé sans réponse... Et vlan! le rabibochage n'a pas tenu et le voilà qui revient comme une fleur. Pourquoi pas après tout ? J'ai peu d'orgueil en la matière.
Il y a les autres que j'ai dragués sur grindr récemment (oui je m'y suis remis, au grands maux les grands remèdes) et sur un site un peu plus trash, et que j'ai mis en attente...

Mais j'ai beau penser à tous ceux là, il n'y a qu'un garçon qui me reste en tête, le minet métisse avec lequel j'avais un peu dépassé les bornes dans un bar samedi soir. Ses grands yeux, ses silences, son besoin de tendresse mêlé à son goût de la chose sexuelle, tout m'aimantait.
Et dans ces cas là il n'y a rien à faire. Inutile de calculer, de se dire qu'on va en voir un autre plus pratique, qui est dispo, qu'on désire un peu moins mais qui est facile à obtenir... Ce sera forcément moins bien. On veut un mec en particulier et la plénitude, on se retrouve avec un remplaçant et la frustration.
Non, quand un garçon nous taraude rien ne peut le remplacer. 

J'ai donc contacté ce jeune métisse lundi, deux jours après notre rencontre.
Il vient chez moi à 22h00, inutile de vous dire tout le luxe de préparation qu'il m'a fallu pour que je me sente à la hauteur.
Et comme je le craignais, n'allais-je pas casser la magie de ce moment de silence que nous avions vécu ? Forcément nous allons devoir nous parler, alors que la substance même de la magie de cette longue étreinte exhibitionniste du week end dernier tenait au mutisme qui couvait nos lents câlins et nos chauds emballements successifs.

Il est là, au milieu de mon appartement. Fait la visite, fait des remarques sur la vue qu'on a de ma fenêtre, sur le faisceau de la tour Eiffel qui balaie la nuit nuageuse. Il me parle de son appart, de sa vue sur Montmartre, s'assied sur mon lit et me prend rapidement dans ses bras.

Deux heures et demie. C'est le temps que nous sommes encore restés l'un contre l'autre à faire l'amour. Jusqu'à minuit et demie, où en cuillère et les doigts entrecroisés nous nous sommes endormis, quelques baisers à peine conscients venant ponctuer notre sommeil.

Là, dans la pénombre de la pièce, je regardais son visage endormi, ses traits fins et son corps à ma disposition, sa jeunesse et son attirance pour moi, et ne pouvais m’empêcher de me dire que je vivais une vie magnifique.

Non, le charme n'avait pas été rompu en le revoyant. Au contraire. Malgré la duplicité des pratiques sexuelles auxquelles nous nous sommes adonnées, il restait pour moi inatteignable. Lorsqu'il me parlait, il le faisait comme s'il se parlait à lui-même, et malgré la proximité et les nombreux témoignages de tendresse, jamais nous n'avons eu un mot pouvant désigner ce que serait notre futur.

Il partait comme ça, au matin, sans que l'on se dise si on se reverrait un jour ou pas, après être venu à plusieurs reprises me prendre la main et y déposer un baiser. Il claquait doucement la porte et je me demandais, encore sous ma couette, quel était le secret de la magie de ce garçon qui n'a l'air d'exister qu'à moitié. Il est parti, son charisme rare à cet âge là a quitté la pièce en même temps que lui.

Il attendra le soir pour me réécrire, en me demandant comment s'était passé ma journée.

Que veut-il ? Je n'en sais rien, mai je ne souhaite à ce moment là qu'une seule chose : que cette magie opère encore, et que ce genre d'entrevue à peine calculée et sans dessein perdure. 

En dormant auprès de lui comme ce sera bientôt à nouveau le cas, je ne nourris qu'un seul rêve : Que cette période indéfinissable qui précède toute -discussion-et tout rapport compliqué, dure encore,
et encore.






4 commentaires:

  1. J'ai l'impression que tu attends qu'il fasse le 1er pas et peut-être lui aussi. Il est plus jeune que toi, il a peut-être peur de ton expérience. Prends les choses en main si tu veux vraiment !

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    1. Non justement, je n'attends justement pas que la situation évolue

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  2. arrivé ?
    Ou pressé, se mordant la lèvre pour ne pas toi même envoyé ce message qui dévoilerait alors ton attirance ?

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  3. C'est un nouveau genre d'état d'esprit que je lis ici, ça a l'air beau ce qu'il se passe entre vous, j'espère en effet que la magie va continuer à opérer pour vous deux :)

    Un post très frais, qui met de bonne humeur et me rend content pour toi.

    contro-un-cor

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