samedi 16 août 2014

Ce matin j'ouvrais les yeux avec son visage

en face du miens, posé sur son oreiller. Le beau Quentin était venu me rejoindre dans mon lit en cours de nuit suite au départ de Serguei. Auparavant le pauvre dormais à même le sol, manque de place oblige.
J'allumais discrètement mon téléphone et prenais son doux visage en photo. Ses lèvres tendues vers moi, ces cils interminables, ses cheveux en bataille, sa peau lisse et bronzée. Je ne le regardais pas, je le contemplais. Comment parvenir à se rendormir, comment ne pas fondre ?

Je l'avais frôlé, plus ou moins volontairement, avec mon genou et il prenait mon mollet pour le coller contre ses jambes.
Ça n'est pas allé plus loin, Quentin se montre toujours très proche de moi, me regarde beaucoup, m'embrassait vigoureusement et me doigtait lorsque nous partouzions avec Serguei et A. , mais ne désirait pas vraiment coucher avec moi.
Et ce n'était pas si grave, Je savais que j'avais de l'importance pour lui,  et je supportais étrangement assez bien l'idée de ne pas l'avoir pour moi seul.

Sur la plage je retrouvais les Toulousains de la veille et dès les bonjours passés me remettaient des giffles, comme au Pharaon. À jeun et en pleine après midi, elles avaient beaucoup moins d'effet sur moi et je leur intimais l'ordre de cesser immédiatement !

Je restais à deconner avec eux jusqu'à vingt heures, sans même aller voir derrière dans les dunes ce qui traînait. Plus que jamais, les sifflets et les injonctions fusaient envers ceux qui traînaient sur la plage habillés, un short ayant même terminé déchiré par un petit groupe de nudistes vindicatifs.

Et puis comment avoir l'esprit totalement libre, tranquille, une libido florissante, lorsque se termine épistolairement et dans la douleur l'histoire avec Jérôme, qui avait débutée voilà neuf mois. Ce garçon de vingt sept ans fréquenté au début de l'hiver dernier et dont j'avais abondamment parlé ici s'était énamouré de moi sans que ce soit réciproque.

Il avait néanmoins tenu à me revoir amicalement. Ainsi nous allions au cinéma, et avions passé deux jours à Naples au mois de juillet. Je le sentais brûler de temps en temps en me regardant, et avais reçu une carte postale plutôt démonstrative à mon retour d'Italie.

Ce n'était rien à côté de l'interminable pavé-sms que j'ai reçu là, envoyé vers quatre heures du matin :

"Je suis désolé, cette fois-ci c'est pas une blague, tu me manques trop, je pleure trop devant la lune, j'en peux plus, je vais tout t'écrire. Reste mon ami, je t'en prie, j'en ai trop besoin, mais il faut que je te le dise. Je t'aime,-Quentin- et je ne peux pas lutter contre ça. J'ai essayé, tu sais, de me raisonner. Mais je peux pas. Je suis dingue de toi, je m'en veux pour tout, je m'en veux déjà de dire tout ça, mais je peux pas le taire. T'es trop bien pour ça. Alors je te l'écrirai même si tu t'en fous. Même si je dois te perdre. Tant pis, je t'aime trop. Ça ne se fait pas mais je le ferai. Je peux plus rien, tu vois, je peux pas. J'ai mal tout le temps. Je suis un gros con de le taire. Tu en feras ce que tu voudras, mais je vais t'écrire. Pour dormir, pour vivre, pour que tu saches tout. Je te jure qu'il m'en coûte, je fonds, là.
Mais je peux plus. Tu me manques tout le temps. Je voudrais te préserver, mais je coule en permanence. Je peux pas me taire. Je peux plus rien. Je t'aime, c'est tout, c'est partout. C'est dans tout. C'est toi, c'est ton rire, c'est tes drames, c'est ce  que je ne connais pas de toi et ce que je connais, quand même. Lis-moi, parce que sans ça, je ne tiens pas. Dis-moi au revoir, dis-moi que tu t'en fous, dis-moi quelque chose. J'y arriverai pas sans ça. Mais lis-moi, juste une dernière fois. Je te consternerai, peut-être. Mais ça ne change rien, pour toi. Et c'est tout pour moi. Te le dire, une dernière fois. Alors ça ne mène peut-être à rien mais je vais le faire, je vais t'écrire un putain de pavé comme tu n'en as jamais reçu, parce que je peux pas faire sans, juste pour ça. Dans une belle enveloppe, tout propre. Tu l'ouvriras ou pas. Mais je peux pas faire sans. Je te jure que je m'en veux. Mais rien ne me répond. La lune, c'est une grosse salope. Moi j'arrive pas, je n'ai jamais connu ça. Je vais t'écrire et si tu me lis, si tu ne me lis pas... Je ne veux pas le savoir. J'en peux plus. Je te le dis. Tais-toi. Laisse-moi douter, toujours. De toutes façon voilà ce que je vais t'écrire : que je suis débile, que je t'aime encore, que je t'aime toujours, que c'est plus fort jour après jour. Et tu peux dire quoi ? Que ça n'est pas réciproque? Je m'en fous. Je m'en fous, je t'aime envers et contre tout, contre toi, que ça te plaise ou pas. Mais j'ai besoin que tu restes là. C'est bientôt fini, je t'assure. Ne t'en fais pas, tiens bon, reste là."

Puis deux minutes plus tard :

" Et cette fois-ci, ça n'est pas l'alcool. S'il te plaît, attends de recevoir ma lettre. Ne dis rien avant, j'ai besoin de t'écrire et ce me bloquerait."

 J'ai décidé de lui désobéir, à la fois pour ne pas éterniser ce moment pénible, et aussi dans son intérêt. J'ai voulu faire court, précis. Définitif :
"Bonjour Jérôme, d'abord c'est pas des heures pour écrire, et puis c'est bien gentil les lettres et autres pavés mais on est vraiment plus sur la même longueur d'onde, et je sens qu'une prochaine lettre n'y changera rien. C'est bien dommage, mais bien sur je ne peux t'en vouloir. Je te souhaite vraiment de voir que ça ne mène a rien, et de rencontrer quelqu'un qui t'aime. J'ai été content de te revoir ces quelques derniers mois,  au revoir."

Il m'envoie alors un ultime pavé. Mode plutôt cool et dédramatisant au début, mais grande tristesse juste derrière. Lucide, secrètement désespèré peut être.
Une vraie déclaration d'amour comme on en reçoit rarement dans une vie.
Quelques heures après je verrai des photos de lui sur Facebook, à la montagne où il rêvait depuis longtemps de retourner. Puisse t-il y trouver l'oubli.
Surtout, ne pas répondre :

" Oups... Alors c'est mort pour le banana split et les photos de vacances de Diam's? Tu vois, je t'avais dit qu'il ne fallait pas laisser traîner ^^ Tant pis, ça restera une belle idée ;-) Je me le souhaite aussi, de rencontrer quelqu'un qui m'aime, ne t'en fais pas pour ça. Et je fais tout pour, crois-moi. Je le sais très bien que ça ne mène à rien. Enfin... "Rien" c'est un un peu trop, parce que t'aimer ça reste beau. Tu es loin d'être rien. Quant aux longueurs d'ondes, j'en ai tellement, des ondes... Et toi tout autant. On en a certaines qui correspondent, d'autres moins. Et de toutes façons c'est normal, je reconnais que c'est un peu fou tout ça, complètement fou même, mais je ne peux pas m'excuser de perdre la tête en pensant à toi. Tu n'avais qu'à être un gros connard, et moche. Ça ne serait jamais arrivé. Ma lettre, tu ne seras pas obligé de l'ouvrir, mais - et c'est là la seule chose que je te demande - si tu ne la lis pas, essaie de ne pas me le dire. C'est pour moi, je ne vais pas l'écrire pour qu'elle change quoi que ce soit, c'est juste pour t'avoir tout dit, parce que tu m'as expliqué, une fois, en parlant de Brian, que l'amour, même quand il n'était pas réciproque, c'était important qu'il soit "su". 
Moi je voulais juste que tu saches, pendant que c'était encore vrai, c'est tout. Mais au fond, j'aime même quand tu ne m'aimes pas, et ça me plaît comme ça, aussi, nos différences d'ondes. Je ne vais pas te mentir, ton "au revoir", il sonne dur, au moment où je fais tout pour passer à autre chose afin de ne pas perdre ton amitié, mais je comprends : c'est pas la première fois que je dérape, je n'ai que ce que je mérite. Pour ma défense, je crois que ça ne m'aurait pas mis dans tous ces états si j'avais su que j'allais te revoir à l'occasion, mais quand je t'ai laissé à l'aéroport tu m'as écrit pour me parler de novembre. Novembre c'était trop long, même pour un ami. Parce que je crois que tu ne te rends pas compte du bien que ça me fait, tes blagues, tes goûts, tes humeurs. Ça me rend heureux. Instantanément et durablement.
Et puis je viens de perdre Brian. Je crois que Sébastien est définitivement fâché contre moi parce que j'ai dit que je le trouvais con - en gros. Ça ne justifie rien, mais j'avais encore plus besoin de ton amitié. Juste pour la partie d'ondes qui sont sur les mêmes longueurs. Mais c'est bon, j'encaisse, je comprends que ça t'angoisse tout ça, et peut-être même que ton "au revoir" c'était dans mon intérêt aussi - de ton point de vue. Mais je tiens à dire que tu n'as pas tout compris : les ondes qui ne sont pas sur la même longueur que les tiennes, elles ne sont pas récentes, je les ai tues. Je les ai juste cachées. Mais mes sentiments ont toujours été les mêmes. Et j'ai tout gâché, le peu de temps où j'étais "avec" toi en gardant tout pour moi, en n'essayant pas de me jeter sur l'occasion de faire ce que tu as fait avec tant d'autres.  Et je suis resté là, comme un con, brûlant de désir pour toi, en ayant très bien conscience que tu étais le seul que je désirais, le seul que je n'aurais jamais, alors que, à t'écouter, c'était pas trop dur d'obtenir une petite place dans ton lit, pour la plupart des gens.
Je n'y suis pour rien, moi, si tu m'as plu il y a huit ans, et si tu n'as jamais quitté mon esprit. Je n'y suis pour rien si la seule chose qui compte pour moi c'est ton bonheur. Je ne t'ai jamais rien demandé. Oui, par contre, je déborde, j'envoie des pavés, je suis lourd - mais c'est mon défaut, le reste j'ai l'impression que ça allait quand même, justement parce que je ne demande rien à personne. Après, oui, je t'aime, oui, je pense toujours à toi, oui tu me manques et oui je pourrais descendre toute la mafia du monde pour toi, alors que pourtant je suis contre la violence. C'est normal de vouloir te le dire, je n'ai jamais eu vraiment l'occasion de tout mettre à plat. Et de t'expliquer.
Pour finir, je t'avais parlé d'un truc dont j'avais honte, à Naples, qui expliquait pourquoi je m'acharnais un peu après ceux que j'avais appelé "les putes". La lettre, je l'écrirai pour ça aussi. Parce que ça me soulagera de me dire que, peut-être, tu pourrais ainsi me comprendre un peu mieux. C'était pas des heures pour écrire, mais j'écris tout le temps, je note partout tout ce que j'aimerais pouvoir te dire, justement parce que je ne le dis pas. Il n'y a pas d'heure pour écrire. Pour un sms, je reconnais que la délicatesse exige d'écrire à des heures décentes, mais tu m'as toujours dit qu'un sms ça ne te réveillait pas. Je te prie tout de même de m'excuser, tu as raison, c'était malpoli. Ça ne se fait pas d'aimer comme ça, en pleine nuit ^^
Au revoir, -Quentin- consterné. Tu vas terriblement me manquer, mais tu seras dans tout ce que je ferai. Je n'aurai plus qu'à t'inventer, c'est ce que je fais déjà. Et si ça t'arrange, je ferai semblant de t'oublier. J'ai déjà plusieurs "rendez-vous" de prévus dès mon retour à Paris. Je ne veux pas vraiment, mais je pensais que c'était une bonne idée, j'espérais que je pourrais attendre jusque-là sans craquer, qu'ensuite ça m'ocuperait et que tout serait réglé. Comme ça je ne t'aurais rien dit, il n'y aurait pas eu cette histoire d'ondes et tout serait passé comme une lettre à la poste - expression de circonstance. Il y en a un qui a l'air bien con, et "gentil mais pas trop", je pense qu'il est pour moi. Je fermerai les yeux, et la nuit je penserai à ton rire. Tu ne me le retireras pas. Il est à toi, mais je l'ai attrapé et je ne le laisserai pas partir,  même avec un "au revoir", même avec mes éclats, même avec le mal que j'ai pu te faire, peut-être, je ne sais pas trop...
Bref, tu m'abandonnes un peu, et, une fois encore, ça reste calme, ça reste beau, c'est tout à fait toi. Je comprends que tu n'aies pas envie de supporter ça. Je tiens quand même à te dire que j'ai apprécié tout ce que tu as fait pour moi, je ne me suis jamais senti aussi respecté et bien traité que par toi. Quand il ne restait plus que nos "conversations" je te voyais un peu comme un grand frère, d'ailleurs - je dis bien, "un peu", parce que je sais que c'est pas raisonnable de fantasmer sur la bouche de son frère (j'écris "la bouche", mais tu imagines bien que ça allait plus loin).
C'était gentil, en tout cas. Tu es gentil, avec moi. Je ne dis pas ça dans le sens "la Gertrude est bien gentille, mais qu'est-ce qu'elle est cheum!", j'ai toujours été stupéfait par ta gentillesse, ta douceur, ta bienveillance et ton innocence, parfois, même si tu ne la vois pas.
Même là ça me fait sourire, je ris tout seul parce que je repense aux paquets de bonbons que tu me jetais après les films. À ta façon de parler. T'es fou aussi, en fait.
Ils ont de la chance, tous les autres, parce qu'ils te verront toujours alors que c'est eux, les plus fous : ils ne t'aiment pas. Et ça, je comprends pas."





8 commentaires:

  1. Ah oui quand même... C'est un roman.

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  2. Ouf!! Je viens de m'enfiler tout le Cap d'Agde d'un coup, c'est du lourd!! J'adore! J'en reviens encore pas de tout ce que tu livres. Ces pavés de Jérôme, tu aurais pu les garder pour toi, mais non, évidemment que tu devais les partager, c'est trop rare en effet de recevoir ça. Vraiment touchant. Et très intelligent à tous les niveaux : captivant pour nous, flatteur pour toi, avec l'élégance morale et l'intelligence littéraire de lui laisser le mot de la fin. Ca claque.
    (Thibaut)

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    1. Merci beaucoup, Thibaut, d'avoir remarqué mes choix d'écriture. Ça fait plaisir, encore une fois. Je suis plutôt gâté avec les commentaires ces temps ci.

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  3. fouilla le mal de crane .... sacré pavé !!!! d'un coté j'ai quand même bcp de peine pour lui :/

    Le Petit Stéphanois

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    1. ça a toujours été le roi du pavé par sms, mais là pour la bonne cause il a battu son record

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  4. Je pense que par égard pour lui tu devrais lui envoyer un lien vers ton blog et cet article, ca facilitera sans doute sa prise de conscience et attenuera sa souffrance.

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  5. Salut Quentin,

    J'ai découvert ton blog par hasard aujourd'hui en faisant des recherches sur les lieux de rencontres pour gay...
    Je me suis pris au jeu et j'ai commencé à lire (par la fin^^) tes péripéties et en suis arrivé à ton bilan de l'année 2014.

    Ce qui m'a interpelé, c'est ta relation avec Jérôme, et surtout sa fin, car en effet, comme tu l'as souligné, tu as trouvé cela glauque mais j'ai envie de te dire : imagine pour lui !

    Je respecte totalement ta vie mais j'aimerai te faire prendre conscience (désolé je n'ai lu nul part que tu en avais pleinement connaissance) que les hommes peuvent être très sensibles et s'accrocher vite, sans vraiment comprendre pourquoi, et que malheureusement pour eux, lorsqu'ils tombent sur un mec comme toi, peuvent souffrir énormément.

    Le conseil, que je désirerai te faire entendre, c'est d’être très clair dès le début sur tes attentions et tes attentes. En générale, on le sent tout de suite quand la personne n'a pas les mêmes besoins et si celle-ci est "accro" très rapidement, vaut mieux en rester là car je ne te souhaiterai jamais de vivre ce déchirement atroce qu'à du vivre Jérôme, c'est horrible même si cela sert de leçon pour la suite...

    Ce que je veux dire, c'est que les hommes ou femmes qui vivent très librement et dont leur vie est dictée par l'assouvissement de leur désirs sexuels, peuvent être très néfaste le jour ou il se mette en couple pensant que tout cela est du passé, que c'était des délires de jeunesse...etc... Mais qu'au final, six mois plus tard, c'est la débandade !

    Car oui, ce type de comportement strictement égoïste (je ne te juge pas que l'on soit bien clair), ne te quitte pas, ou alors prouve moi le contraire mais je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui a réussi à zapper du jour au lendemain ce mode de vie, car au final c'est plutôt un trait de personnalité qu'un simple épisode.

    Tu as raison de t'amuser comme bon te semble et dans le respect de chacun mais pense bien qu'un jour, tu tomberas fou amoureux (pour le coup, je te le souhaite), que cela sera réciproque, et qu'en aucun cas tu ne devras mentir. Je peux t'assurer que c'est très dur à digérer que de se rendre compte que le mec qui se disait droit n'est autre qu'un petit faible qui se fait diriger par ses pulsions sexuelles et qui se torche le cul avec nos sentiments !

    Tu auras, je pense, compris que je suis passé par là et que je m'en suis mordu, non pas les doigts, mais carrément le cœur d'avoir pu être aussi naïf face un homme de cette trempe. Alors s'il te plait, ne fait pas souffrir un petit gars remplit d'espoir mais apprend lui qui tu es vraiment :) Cela lui permettra de faire un choix en tout état de cause et d'engager ou non votre relation sur des bases saines.

    Bon, pour éviter de finir sur des recommandations digne d'un père Fourrasse lol, je tenais à te féliciter pour ton blog, c'est bien écrit, les anecdotes me renvoient à pas mal de souvenirs (en beaucoup plus soft et moins répétés^^) tout en me faisant rêver à de futurs ! ^^

    Amicalement.

    Migoo

    ps : pourquoi ce que vous nommez "des pavés", est aussi méprisable aujourd'hui ? Surtout quand on tient un blog, ou que l'on aime en consulter... Je comprend que des textes non ponctués, non aérés, en langage sms ne sont pas agréables à lire mais je trouve que parfois, ce mépris, s'étend à toute réponse dépassant les trois lignes. Surtout que dans ton cas Quentin, s'était une façon pour le petit Jérôme de vider son cœur et de te prouver tout son amour :)





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    1. Bonjour Migoo,

      "ce type de comportement strictement égoïste (je ne te juge pas que l'on soit bien clair)". Bon on va faire comme si je n'avais pas relevé cette contradiction insultante.
      "un petit faible qui se fait diriger par ses pulsions sexuelles et qui se torche le cul avec nos sentiments"
      Ah ouf j'ai cru que c'était un jugement là aussi !

      "ne fait pas souffrir un petit gars remplit d'espoir mais apprend lui qui tu es vraiment "
      Il le sait déjà, je lui en avais parlé, d'où la référence aux "petites putes" dont il parle dans la lettre reproduite ci dessus.

      "pense bien qu'un jour, tu tomberas fou amoureux"
      Qui te dit que je ne le suis pas ?

      "prouve moi le contraire mais je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui a réussi à zapper du jour au lendemain ce mode de vie"
      Je n'ai pas l'intention de changer de mode de vie, je dis simplement que ce mode là n'est pas incompatible avec une histoire d'amour. Tu en es à l'année 2014, attends un peu de lire 2012, tu verras ce que c'était ! Age aidant, de mode de vie, j'en change peu à peu malgré tout.

      "Le conseil, que je désirerai te faire entendre, c'est d’être très clair dès le début sur tes attentions et tes attentes". Je n'ai pas d'attention et d'attentes a priori. J'ai rencontré ce Jérôme par des amis communs, ce n'était pas un plan cul et à aucun moment il n'a été question qu'il le soit. Je ne suis fermé à rien, j'ai depuis fait une autre rencontre (que je nomme Bastien) et que je fréquente assidûment, que je vois tous les deux jours environ. Il est aussi dur pou moi que pour n'importe qui de savoir au début d'une relation jusqu'où elle mènera. En ce qui concerne Jérôme elle n'est pas allé très loin car il y avait un fossé entre ce que nous éprouvions l'un envers l'autre. Avec Bastien que je fréquente à présent depuis neuf mois nous sommes sur le même rapport, et c'est bien plus simple à vivre.

      Pour finir, pavé n'était pas péjoratif pour moi, je suis conscient de l'effort et de l'abnégation qu'il faut pour écrire ça. On ne s'attend pas particulièrement à recevoir ça par sms c'est tout. "Pavé" est peut-être un mot mal choisi.

      En tout cas merci beaucoup pour tes compliments sur mon blog, content que tu y passes de bons moments ! ))

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