mardi 5 août 2014

Ça a mal tourné ma soirée

de samedi soir. On était pas beaucoup forcément, essayez d'organiser une soirée en lançant les invits le matin-même en plein mois d'août, vous n'aurez pas beaucoup de présents.

Nous étions tout de même six chez moi, il y avait mon pote Ben, évidemment, et j'avais invité Gabin, ce grand blond aux yeux bleus et à la peau parfaite rencontré à un anniversaire l'hiver dernier. Evidemment le projet était qu'il finisse dans mon lit à l'issue de la soirée. Vous me connaissez.

Et il a bien finit dans mon lit ! Le problème c'est que Ben y était aussi... Comme à chacune de mes fiestas on ramenait toutes les bougies et nos verres dans ma piaule et finissons par un blind test tous affalés sur le lit.


J'avais remarqué pourtant le rapprochement entre Ben et Gabin pendant la soirée. Ce dernier était très tactile, attardait ses regards... L'erreur dans ces cas là est de s'accrocher, quand c'est foutu c'est foutu. 
Mais je ne sais pas, je suis très chaud depuis mon retour de Bourgogne, je suis assez sûr -peut-être à tort- de mon pouvoir de séduction ces jours-ci, et je me disais que ça le ferait quand même, et qu'au pire ça finirait en partouze gentillette. 

Bah non, Gabin préférait Ben, point. C'est pas plus compliqué que ça.
Trois heures du matin arrivant ça dort à moitié, seuls nous trois étions restés à moitié endormis sur mon lit. Sauf que Ben et Gabin ont entreprit de se caresser et s'embrasser là, juste à côté de moi.

L'idée de participer m'a à peine effleuré. La connexion entre eux était assez évidente. La moindre des choses pour eux dans ce cas là aurait été de partir faire ça ailleurs, d'autant plus que mon intérêt pour Gabin avait été assez évident... 
Et bien non ils restaient, et c'est lorsque Ben entreprit de défaire la ceinture de Gabin que je suis intervenu :
" - Bon vous faites quoi ? Parce que j'ai vraiment envie de dormir, là, en fait..."
Et je les ai un peu foutu dehors à quatre heures et demie du matin, bien avant les premiers métros.
Oui je sais, c'est pas très cool, mais premièrement quand on est frustré on est jamais très cool, surtout moi, et Gabin avait un chauffeur qu'il lui a suffit de smser pour qu'il vienne l'attendre au bas de chez moi.

Il n'y eu donc pas de préjudice, à part ma pauvre frustration de post-ado qui n'a pas eu son jouet de soir et qui voit son pote oser jouer avec lui devant ses yeux.

J'ai été tenté d'en vouloir à Ben d'avoir ainsi exhibé son trophée chez moi, devant moi, comme si d'un coup, moi et ma frustration n'existions plus.

Et puis j'ai eu de la mémoire. 

Je me suis souvenu de cette soirée il y a deux ans chez Ben où j'avais baisé son pote sur sa moquette, sachant qu'il lui tournait autour depuis plusieurs mois. Je me souviens aussi par quels mots j'avais terminé le billet que j'avais consacré à cette étreinte.

Avais-je eu des scrupules à l'époque ? Allez... oui, mais ils avaient été bien loin de m'étrangler. Ben est un ami.





5 commentaires:

  1. Joli retour de karma donc. :)

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  2. Tu ne peux pas savoir comme c'est rassurant de voir que même toi, qui donne parfois l'impression de pouvoir avoir dans ton lit n'importe quel mec, toi donc, tu subis des échecs. C'est toujours rassurant de voir que le héros du feuilleton que l'on suit n'est pas infaillible :)

    Et toujours ce bon dosage entre réactions au premier degré et auto-distanciation du protagoniste... Tu maîtrises ça à merveille !

    contro-un-cor

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    1. Bien sur que je subis des échecs ! Et même plus que les autres. Mais je chope davantage aussi... Simplement parce que j'ose.
      Personne ne peut mettre qui il veut dans son lit, car on est jamais au goût de tout le monde, mais à proportion de réussite égale, plus on tente plus on parvient à fins. 😉

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    2. ET PUIS C'EST VRAI AUSSI PUTAIN, PENDANT QUE VOUS RESTEZ À RIEN FOUTRE À REGARDER DES SÉRIES MOI J'MOULINE !
      (pardon je viens de me réconcilier avec le Spyce, suis bourré)

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    3. Ah ah ah t'as bien chopé au Spyce ? Tu nous raconteras ça si tu t'en souviens !

      contro-un-cor

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