samedi 9 août 2014

Au Cap d'Agde la semaine prochaine


[passage supprimé à la demande de l'intéressé]

Dans ce cas là les habitudes reviennent. Et s'il y a un mécanisme donc il faut que je sorte, c'est celui-là. Retourner immédiatement sur les applis de drague lorsque je cesse -à tort ou à raison- de me sentir désiré par quelqu'un.
Il faut dire que lorsque je pense à la vie de travail six jours sur sept, onze heures par jour, que je vais reprendre à partir de fin août, je me gave de toute part, dans tous les domaines.

Je m'inquiète un peu, car je pensais avoir terminé cette période de ma vie et ces effets de vases communicants depuis le mois de janvier. Je menais enfin cette petite existence où je me réalisais enfin par mon travail plus que par les mecs qui voulaient me choper. Je prenais jusqu'à lors tout ça d'un manière très cool, me contentais de petits plaisirs hyper softs et de la satisfaction d'autant de souvenirs radieux.

[passage supprimé à la demande de l'intéressé]

Ça ne peut que me rappeler ma récente soirée foirée où je vis Gauthier m'échapper, et où je me rabattit sur des mecs de passage, comme pour une vengeance.
On croit avoir chassé ses démons mais en fait non, on ne change pas vraiment. Il faut sans cesse réapprendre à vivre. Notre personnalité est toujours là, prête à resurgir, même si on ne le voit pas.

Pour le désir comme pour l'amitié, pour l'amour, tout est jamais question de circonstances.





5 commentaires:

  1. Bonjour Quentin,
    J’aime ton blog.
    Le nom déjà. Quentin Mallet. J’ai toujours aimé le prénom Quentin.
    C’est un sex-friend qui m'a parlé de ton blog, il y a un peu moins d’un an je pense. Depuis, j’en suis plus ou moins assidument le cours.
    Au début j’ai lu beaucoup évidemment. La découverte. D’autant que j’ai une vie beaucoup plus sage que la tienne ( je n’oserai j'amais - et donc je suppose que je n’ai pas vraiment envie de - faire le quart de ce que tu relates). Alors il y a une certaine fascination.
    Et c’est justement une des raisons pour lesquelles j’aime ce blog. Parce que tu es très différent de moi. Et donc je découvre une autre vie, de l'intérieur, que la mienne ou celles de mes proches. Tes audaces, ta façon façon d'aborder la sexualité, tes réflexions sur ton désir et ses mystères. Tout cela vient nourrir un peu les miennes.
    L’accumulation et la variété, dans le fond et dans la forme, de tes billets, rend le Quentin Mallet non seulement intéressant, mais attachant. Car, au-delà de la narration de tes aventures essentiellement sexuelles, j’aime le soin que tu apportes à la rédaction, y compris dans l’emploi d’un style oral cru (j’adore l’alternance des styles, quand par exemple un récit de voyage écrit dans un style assez soutenu est cassé par un commentaire du genre « quelles chaudasses ces irlandais ! » :)
    (Le nombre de caractères étant limité pour les commentaires, la suite au prochain...)
    (Thibaut)

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  2. (Suite du commentaire précédent)
    J’aime cette façon de se livrer. Par bribes. Et sur la durée.
    Par textes, plus ou moins fréquents, plus ou moins travaillés, plus ou moins longs, émaillés de captures d’écran ou de photos qui sont autant de fragments de réel qui rentrent comme par effraction dans nos imaginaires de lecteurs.
    Ce que j’aime c’est ce plus ou moins. Qui se cale à la vie.
    Tu pourrais faire des billets au style et à la longueur systématiques, tels des chroniques à publier dans un espace de lecture plus officiel, et l’on en apprécierait tout autant le fond et la forme. Mais ce qui est gai (comme on dit en Belgique - oui, je vis à Bruxelles- pour dire chouette, agréable…) c’est justement ce côté aléatoire comme l’est la vie.
    Et avec le temps, le Quentin, on fini par avoir l’impression de le connaître, que c’est un ami même, car qui d’autre que les amis se livre à ce point ? Tu nous deviens même plus proche que la plupart de nos meilleurs amis car l’intimité que tu partages va plus loin que le récit de faits. Puisque tu nous fais un peu rentrer dans ta tête en écrivant tes impressions, tes désirs et tes doutes. Y a-t-il plus intime que cela ? Y a-t-il plus singulier, unique et en même universel ?
    Je ne comprends d’ailleurs pas les commentaires de certains, qui balancent leurs jugements moraux à l’emporte-pièce, comme on s’exclame face à un zapping. (Pour ceux qui ne connaissent pas : le zap de Spion sur youtube, ou comment perdre des heures à regarder des vidéos de vidéos. - Ne me remerciez pas ^^). Mais bon c’est le lot de ceux qui s’exposent, on ne peut pas recevoir que du positif. Et c’est bien comme ça aussi. Les critiques peuvent faire avancer, mais quand ce sont de simples réactions émotionnelles qui ne servent qu’à se protéger contre la menace que tu sembles représenter pour leurs valeurs morales et renforcer leur estime d’eux-mêmes, c’est sans intérêt pour les autres.
    Si ce commentaire peut compenser les petites crottes de nez déposées par certains, ce sera déjà ça.

    Tu nous fais vivre un peu de ce que tu vis, et tu le fais bien. Je voulais te remercier pour ça. Au fond oui, je crois que c’est ça l’objet principal de ce commentaire, te remercier.
    Te dire aussi que tu prends une place étrange dans mon (notre ?) espace mental. Il y a les amis, il y a les amants, d’un soir ou de plus longtemps, la famille, les colocs, les collègues, les connaissances, les amis facebook qu’on ne voit jamais … et il y a Quentin Mallet. Parfois tu es très présent, comme maintenant pendant ce trajet en covoiturage Bruxelles-Paris, et puis il y a des semaines où je t’oublie. Et puis parfois, alors que je m’apprête à mater une vidéo pour la gâterie du soir avant de s’endormir (rituel qui remplace le câlin au doudou je suppose) je me dis : « Tiens ! Que deviens Quentin ? » Et je me réjouis de découvrir deux, trois ou huit billets que j’avais en retard.
    Proche donc, et pourtant lointain. Virtuel et anonyme, malgré les informations lâchées au fil des billets. Et c’est très bien comme ça.
    Mais comment ne pas fantasmer davantage lorsque l’espace-temps qui nous sépare se réduit ? Me voilà fraichement débarqué à la Gare de Lyon. Sachant que l’animal a déjà œuvré dans le coin, qu’il était il y a quelques jours dans l’arrondissement voisin, je ne peux m’empêcher de scanner chaque homme, grand, mince, dans la fleur de l’âge et avenant en me demandant si c’est Mister Mallet. Je ne vais d’ailleurs pas résister longtemps à la curiosité d’ouvrir grindr, planet romeo et hornet. Non pas pour entrer en contact avec qui que ce soit ici (pas dispo ce soir et demain je file en Bretagne) mais bien pour voir si le matou Mallet est en chasse. C’est ridicule, impossible de le reconnaître. Mais bon, on fait souvent des choses ridicules.
    Encore merci d’écrire pour toi et pour la multitude inconnue.
    Thibaut.

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    1. Merci beaucoup Thibaut. C'est vraiment un commentaire qui me fait chaud au coeur, sincèrement. J'y retrouve toutes les raisons qui m'avaient animé lorsque j'ai enterprs l'écriture de ce blog.
      Même si avec les contraintes d'emploi du temps, le boulot qui dévore tout, les lassitudes passagères, j'envisage d plus en plus souvent d'en arrêter définitivement l'écriture, ce genre de message m'encourage à continuer.
      Merci encore
      Quentin Mallet

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  3. Arreter l'écriture ???? Pourquoi arréter l'écriture, quand on écrit si bien ???!
    Je vais te raconter quelque chose, il y'a 5 ans, j'avais un blog... certes qui me prenait beaucoup de temps, j'écrivais tous les jours, je faisais des bandes dessinées aussi, je mettais des photos .... Bref ma vie quoi !!! J'avais un nombre pas croyable de visiteurs chaque jour, je tournais autour 500 a 600 visiteurs/ jours. J'en étais fier! Puis un jour, je l'ai arreté par manque de temps, la lassitude prend le dessus, l'envie d'écrire se fait rare... J'ai donc fermé mon blog... Je le regrette tu peux pas savoir!
    Ce blog, où je me livrais totalement me faisait du bien, et, je m'en rendais pas compte, toutes mes humeurs y étaient, tous mes mauvais moments y étaient, les bons aussi d'ailleurs!! Tout mon stress, ma nervosité de la vie, du taff ou de ce que tu veux y étaient... Tout mon amour y étaient , et je peux te dire que avec tout ce qui m'est arrivé depuis 5 ans, si j'avais su, ce blog, je ne l'aurais jamais fermé, car j'avais des choses sur le coeur à dire et je n'ai même pas pu l'écrire......
    Alors, comme je te l'ai dis, sur tes pages et sur tes mots, il y'a de l'audace, de la fraicheur... on croirait se balader à la rosée du matin pied nu dans l'herbe quand on te lit, tant c'est frais.Seul toi, décide, mais je peux te dire que tu le regretteras... Et quand c'est beau et bon comme ça l'est ici....Ce serait dommage!

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    1. non mais t'as raison je pense que je sous-estime le bien que me fait l'écriture. surtout sur le sujet dont je parle, ça me turlupine encore pas mal ;)

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