samedi 19 juillet 2014

Une partouze à 197 mecs,

rien que ça ! Je ne savais pas que ça pouvait exister. Et j'étais loin de me douter que ça pouvait ressembler à ça lorsque je suis fait "parrainer" par un pote.

Environ tous les mois depuis environ cinq ans a lieu "cette soirée", me disait-il. Je savais que ça avait lieu dans un immense appart parisien, et que ça déraillait un peu après vingt deux heures, du style "orgie", rien de plus. e ne savais même pas le nom de la soirée, United Gents. Règne sur cette soirée une sorte de loi du silence qui interdit à quiconque d'en dévoiler la teneur ni les participants.

Je fut donc parrainé, par un pote dont j'ai déjà parlé ici. Prochaine soirée le 14 juillet 2014, entrée entre 19h30 et 21h00. Proposition par mail. Je dis ok. Le 10 juillet je reçois un mail de confirmation avec toutes les instructions (safe sex obligatoire et drogues interdites), mon pass, les conditions d'annulation, et le dress code.

✦ DRESS CODE
    Maillots de bain Party
    Actif: cho7 sombres
    Passif: cho7 claires
    Recto verso: 1/chq.


Tout ça paraît extrêmement bien organisé, entre habitués, je stresse à mort. Pourtant j'en ai fait des soirées, mais sur celle là est posé un couvercle de mystère qui m'intimide.

Le lundi 14 à dix huit heures je fais tout comme on m'a dit. J'enfile mon maillot de bain sous mon bermudas en jean blanc, je passe un t.shirt récemment acheté chez Russh, et enfile une chaussette blanche, et une autre noire.

J'arrive vers 20h30, pas trop tôt, ni trop tard. Immeuble moderne, j'entre les deux digicodes en même temsp que deux autres mecs : la soirée va être fréquentée...
Et là surprise dans le hall même de l'immeuble : Trois hommes en chemise et veste, un bar à champagne, une guest list. On m'accueille très aimablement et chaleureusement, me donne un carton d'entrée et m'accompagne à l'ascenseur. Là haut, d'autres hôtes, mais en sous-vêtements. Seconde guest list. Remise de la participation, et on me dirige vers le bout d'un long couloir. Derrière la porte close sur ma droite, j'entends des gens parler et de la musique.
Vestiaire. Je mets tout mes affaires excepté mon maillot de bain et mes chaussettes dans un grand sac plastique et le confie en échange d'un numéro.

Entrée dans l'appart, enfin. Tout l'étage avec terrasses de chaque côté, vue sur Paris comprises, celles avec vis-à-vis étant surmontées de hauts panneaux occultants, et une demi-douzaine de chambres, sur le lit desquelles un panneau est posé : "Contrôle hygiène ok". Le sens de circulation dans l'appart est régulé, certaines portes sont condamnées, la terrasse où sont entreposés les sacs du vestiaire n'est pas accessible. Hyper carré.

Dans la pièce principale : Des tables entières de petits fours et préparations de traiteur, des garçons pour les servir, des boissons de partout. Champagne, Malibu, vodka... Des seaux remplis de préservatifs et de gel. A volume élevé mais largement supportable, une programmation musicale éclectique et moderne.
Des matelas empilés dans les coins des pièces et des terrasses. Trois toilettes qui ne ferment pas à clé. Et environ cent cinquante mecs (une cinquantaine d'autres arriveront après moi) dans la même tenue : sous vêtements-chausettes. D'avantage d'actifs, si j'en crois le nombre de chaussettes noires. Tous les physiques sont présents, pas de très moches ou d'obèses. On sent qu'il y a eu une sélection. Une dizaine de Noirs, quelques métisses, pas de maghrébins (ou je ne me souviens pas d'eux, ce qui est possible).
Je reconnais des connaissances, des potes de soirées. Je leur parle, ce sont des habitués mais jamais ils ne m'ont parlé de cette soirée. L'omerta règne.
Ça discute, mate, boit, circule beaucoup, ça roule gentiment des gadins à l'entrée de la chambre du fond.

Vingt deux heures. Le maître des lieux passe dans chaque pièce avec un mégaphone pour souhaiter la bienvenue aux personnes présentes, et annonce le feu d'artifice de la tour Eiffel qu'on pourra aisément voir à vingt trois heures depuis la terrasse dominant la ville.

Et là c'est parti. Des co-organisateurs disposent les matelas partout sur le sol. Salon, terrasses, tout est transformé en lupanar. Dans le couloir les mecs se frôlent, ça circule de partout. Tension pas vraiment palpable, ça va se mettre à baiser le plus naturellement du monde. 


Bientôt les chambres sont remplies. Sur dix mètres carrés une cinquantaine de mec s'entassent et baisent ensemble. Dans cette marée humaine parfois un coude dépasse quelques secondes, une tête bascule en arrière, le reste ressemble à un amas informe de chair.
Moi je reste à l'écart, n'arrive pas du tout à me sentir à l'aise et encore moins excité à la vue de cette boucherie. Un des mecs les plus beaux, pourtant, vient à ma plus grande surprise se frotter contre moi sur la terrasse. Il sort sa langue, me tourne le dos, baisse son maillot de bain et frotte ses fesses sur mon sexe. rien. Je ne banderai pas. Blocage total. 
De plus en plus je ressens le besoin d'un minimum d'approche, de séduction. Là c'était du tout cuit. Il suffit d'avancer un pas dans une chambre ou de baisser son maillot pour être déjà en plein coït. Sitôt que l'on quitte la terrasse ou le salon pour entrer dans une chambre, on quitte le concept léger de cette soirée pour entrer dans une backroom, ni plus ni moins. C'est un peu dommage.

Environ trente pour cent des mecs pourtant ne font rien de tout ça, discutent au bar ou sur la terrasse, s'intéressent à peine aux bombasses qui les entourent, et picorent leurs canapés en discutant. D'autres matent, seulement, et n'entreprennent rien.

Un moment toutefois, avec un beau garçon qui a su s'y faire. Nous étions environ quatre vingts sur la terrasse pour le lancement du feu d'artifice de la tour Eiffel. A ma gauche sa main frôle de temps en temps la mienne. Rien de plus. Je check du coin de l’œil mais il ne me regarde pas. Sa main frotte, de plus en plus souvent. Ça m'excite à mort, érection maximale. Ça se passera là, on se regardera et nous nous embrasserons longuement, aux lueurs colorées du feu d'artifice. L'un contre l'autre, la bombasse à qui j'avais faussé compagnie quelques minutes plus tôt s'approchera et me lancera 
"- Ah ok, je vois..."

Synchronisation de nos ébats avec les explosions des feux de Bengale et de la musique de College & Electric Youth ("A Real Hero", évidemment) qui passe à ce moment là. Je l’emmène sur un matelas du salon pour le prendre assez vener, en plein milieu du passage. Les mecs passent, nous enjambent, sans commentaire aucun. C'est sans doute un des seuls endroits dans ce pays ou on peut sodomiser un mec alors que tous les inconnus autour vaguent à leurs occupations comme si de rien n'était.


Ça pourrait être génial comme soirée. Le sexe est dédramatisé, tout est réuni pour que ça cartonne et que je me lâche... et pourtant tout cela reste très parisien. Beaucoup s'évitent du regard, quelques stars rôdent et font que, même dévêtus, personne n'est l'égal de personne. Toujours ce petit relent de compétition et de mépris tout parisien que je déteste. On est loin de l'atmosphère de dépravation joyeuse et festive du Club Church d'Amsterdam, découvert voici un an et demi.

Cela n'est pas du aux hôtes, qui font le maximum pour que la convivialité, sécurité et harmonie règnent. Lorsque je suis sorti et que j'ai pensé aux deux organisateurs, je me suis dit que je n'avais pas à faire à des accrocs au cul, mais à des passionnés de l'organisation. Pas une seule fois dans la soirée je ne les ai vu toucher un mec, mais seulement prendre sagement soin de leurs invités.

Je ne pense pas y retourner.
Ou plutôt si, une fois. Car je fantasme depuis quelques semaines sur une vidéo porno "My friend Daddy" où un daddy assis sur un fauteuil empale un jeune mec qui s'assoit sur lui. 



Peut-être choper un mec assis trankilou dans un coin du salon et lui faire ça, là. La prochaine fois, pourquoi pas...





5 commentaires:

  1. Félicitation !
    En une soirée, tu as compris, ce que je pense être la motivation de l'organisateur.
    Dommage quand même que tu ne t'y sois pas beaucoup amusé, peut être es tu parti un peu tôt.

    RépondreSupprimer
  2. je cherche a me faire parainer

    RépondreSupprimer