lundi 14 juillet 2014

Et encore une fois, le fantasme

le plus puissant n'est pas celui qu'on a prémédité.

J'étais bien excité cette première nuit à Gallipoli, en Italie du sud. Dans l'appartement que Cyprien nous avait réservé j'étais dans le même lit que ce jeune aristocrate que je décrivais comme "jeunesse UMP", et même pas qu'une fois
Impossible de dormir. Non pas à cause de l'UMP (y'a pas de quoi non plus en faire des insomnies), non pas que la nuit brûlante des Pouilles troublait mon sommeil, mais j'étais encore sous l'excitation de la soirée précédente en extérieur à Polignano a Mare, où trois Italiens m'avaient attiré sur les hauteurs de la piste de danse, derrière la piscine, pour quasiment me violer... et me voler sans que je m'en aperçoive, au passage, mon téléphone portable.

Visiblement ça ne m'avait pas calmé, et à côté de mon pote, je bandais dur dans mon boxer. Et quand c'est comme ça on ne fait rien particulièrement pour être discret, en tout cas pas moi. Parfois sur le dos en laissant le drap recouvrir la protubérance, parfois sur le côté sans forcément le drap pour cacher le sous-vêtement. 

il se trouve que notre jeunesse UMP ne dort pas plus que moi, car je perçois dans sa respiration moins lente que celle du sommeil, ses retournements successifs chaque fois que je bouge, ainsi que ses yeux qui s'ouvrent et se ferment brièvement sur moi de temps en temps.

Les minutes ont passé, loin de me calmer ce petit jeu m'a encore durcit, et je n'en peux plus de me contorsionner. Je profite d'un retournement de son corps vers moi pour accrocher son regard. Je soupire, et me plains :

"- pffff...
 - ...
 - J'arrive vraiment pas à dormir
 - Ah non ?
 - Vraiment pas, j'arrête pas de bander
 - (rires) Sérieux ?!
 - Ouais ça fait des heures que j'ai le gourdin je sais pas ce que j'ai...
 - ...
 - Je vais me branler j'crois, j'en peux plus, ca va me calmer
 - Ah oui ? Vraiment, tu vas le faire ?
 - Oui vraiment, tu veux que j'aille à la salle de bain ou je peux rester ici ?
 - Bah... non non reste ici il n'y a pas de problème."


J'ai alors viré le drap d'une main, et ai baisé mon boxer jusqu'à la moitié de mes cuisses. J'étais évidemment hyper raide et il y aurait pu avoir d'autres personnes dans la pièce ça n'aurait rien changé. Il fallait que je me soulage.

Evidemment ça n'a pas pris cinq minutes avant que mon compère n'avance une main, et que tout ça finisse en corps à corps.
Et c'est peut-être dommage finalement. C'est un peu comme quand on regarde un porno avec un mec et que sitôt la masturbation commencée par l'un des deux, l'autre veuille s'en mêler. 

J'aurais préféré qu'il me regarde me masturber, m'abandonner totalement, et jouir sur moi sans rien faire. 

Là le fantasme aurait été achevé.





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