vendredi 7 mars 2014

Nan je vous ai pas menti,

pourtant j'y suis retourné.
Certes parce que j'étais sûrement un peu chaud à force de tant d’abstinence, mais aussi parce que l'occasion était trop belle de savoir si cette période d'absence de libido était ou non un malentendu.

J'étais déjà couché (oui à vingt deux heures trente, je suis en mode #nolife en ce moment) et je faisais joujou avec mon smartphone avant d'éteindre.
Et là, je reçois un sms avec pour seul contenu mon (vrai) prénom.



Le mec me dit qu'il est Jeff. 
Jeff ? je cherche rapidement, ne vois personne à qui j'ai pu laisser mon numéro et qui puisse se nommer Jeff. Je demande des infos supplémentaires.


Quant il m'a dit "ticket de parking" et "Antillais", je me suis souvenu de ce mec rencontré au square de la Croix Rouge une nuit de juillet.
J'ai alors cherché dans les archives de ce blog, car maintenant je sais que ça peut entre autres servir à ça.

Je ne fouille pas très longtemps. Avec quelques mots-clés je tombe sur l'article qui décrit par le menu cette nuit torride de 2013.

Je terminais l'article comme ça :
Il m'a raccompagné au pied de chez moi avec sa BMW suréquipée (comme lui), et prit mon numéro de téléphone en me disant qu'il m'enverrait un sms sitôt rentré chez lui.
Je n'ai bien évidemment pas reçu de sms.
Jean-Philippe reste quand même un hétéro, maqué de surcroît, bon baiseur, gentleman et très correct, on va pas en plus lui demander d'être fiable.

Très pratique, j'avais à présent des tas d'infos sur lui alors qu'il ne se souvenait plus du tout qui j'étais.

bon j'ai toujours été mauvais en marques de voitures

En effet ma mémoire ne me trahissait pas totalment. Et je me doutais bien que ce genre de mec beau, hétéro, qui réapparaît dix mois après la première rencontre est chaud ce soir là et pas forcément ceux qui suivront.

Je sens la proposition arriver, et me prépare à fournir une réponse claire.



Il était en effet très chaud, s'est montré bien plus discret -"ferme-moi ça" me disait-il en me montrant mes volets ouverts sur la rue- que la première fois, et bien plus dominateur aussi.

Je l'ai pris comme un jeu, n'ai pas fait les choses à moitié, et lui non plus. Devant un homme de presque deux mètres avec un tel appétit sexuel et un tel désir pour toi, tu n'es pas en mesure de refuser grand chose.

Au delà du fait du m'être senti ardemment désiré, d'avoir fait pour quelques heures repartir la machine et m'être assuré qu'elle fonctionnait toujours, de me dire que voir ou revoir un garçon sans passer par des applis ou des sites recréent le charme de la rencontre, de m'apercevoir que même après une année presque complète un hétéro croisé un soir dans un bois pouvait revenir gratter à ma porte,

au delà de tout ça, je me demande encore si ce jeu m'a amusé autant qu'auparavant.
Me poser cette question, c'est peut-être déjà y répondre.





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