mardi 18 février 2014

Et puis je pensais à la vie de couple,

inévitablement, puisque je me suis assagis d'un seul coup, brutalement. Quelle serait-elle dans cette île des Caraïbes ?
J'y serais avec Wilfrid, que je redécouvre à chaque fois, qui a un avis bien tranché sur les dangers d'être un couple homo local, dans cette île où le macrellage et les racontars font loi. J'ai vu pour la première fois son père, arrière-arrière petit fils d’esclave, proche de la fin, qui considérait justement : 
"- Ce qui est bien ici, c'est que dès que tu as un soucis tout le monde est là pour nous aider, l'inconvénient est que tout le monde sait tout en permanence de toi."

Selon Wilfrid il faut simplement se montrer, et c'est tout. Le fait de se dissimuler attise la haine, ne pas de cacher la tue. Et c'est vrai. Pendant une semaine dans la maison de feux ses grands parents, au milieu de sa famille adventiste (la branche 'extrême' des protestants), aucune remarque, aucune défiance, aucune différence de traitement. 
Ce problème est réglé.

Un autre problème à régler serait d'admettre que je vais faire du mal à Jérôme car malgré mes efforts pour savoir si je pouvais avoir des sentiments pour lui, je ne l'aime pas, et suis sûr de ne jamais pouvoir l'aimer.


A part ça, arrivé au bout d'une jeune vie de débauché dont on a prit ce qu'il y avait à prendre, au point à peu près mort côté professionnel, bouger la bas signerait pour moi un abandon. Mais rester ne serait-il pas tout autant un abandon.

Le problème qui subsiste est celui de l'ennui. Pourrais-je tenir une vie entière dans 1 000 km² (et encore, la superficie des pitons du Carbet et de la Montagne Pelée on en profite pas trop...)

Mais en même temps, se lasserait-on d'une petite maison aux Anses d'Arlet, cette petite ville côtière du sud de laquelle je suis tombé amoureux de l'atmosphère ?



Posé au bout du quai, tourné face à l'église, appareil photo à la main, ébloui par tant de couleurs, je ne savais de quel côté pencher.





5 commentaires:

  1. de plus en plus gnan tes articles, avec un style devenu lourd et pathos...

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    1. Si je suis dans une période où je suis "lourd" et "gnan (gnan?)", ce blog l'est aussi. obligatoirement.

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  2. c'est vrai que c'est tentant de fuir là-bas mais le problème c'est les mentalités assez dures et on y vit pas son homosexualité aussi facilement. Tu auras toujours le quand dirat-on et surtout l'image du métropole blanc. Eh oui ça existe encore là-bas.
    Et puis tu t'ennuies très vite à force…

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  3. Voila le problème d'une vie dans laquelle le sexe occupe bcp de place, quand ca se tarit... on dirait que la dépression adjacente a une vacuité pointe. Ca m'étonnerait que tu y reste une vie mais pquoi pas un tps, quelques mois, annees? Rien n'est immuable...

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  4. Oui comme les vedettes de télé réalité qui ont leur quart d'heure de gloire et font les malins alors qu'ils sont déjà sur le retour...

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