dimanche 9 février 2014

Bon ok c'est pas une période facile,

t'es vraiment dans un moment charnière de ta vie, à bien des égards. Tu sens que t'as de moins en moins une bite à la place du cerveau, que les mecs ça occupera plus une place centrale de ta vie. 

En même temps tu croyais que c'était parti côté boulot et que t'allais enfin pouvoir être épanoui par autre chose que le fait d'être désiré physiquement. Et en fait non, côté taf ça re-patauge, finalement.

En plus de ça pas cool, tu vois en te connectant sur facebook qu'une de tes connaissances vient d'être plombée.

le pire c'est les 20 likes

Ok le mec fait du porno sans capote et évidemment il pouvait pas faire ça en pleine santé éternellement. C'est la première fois qu'un mec que tu connais chope ça, et tu ne peux t'empêcher de te dire que ça approche de toi.

Alors tu te dis qu'il y a des signes dans la vie. Que malgré le fait que tu te protèges à chaque fois c'est peut-être un miracle que t'ais jamais rien chopé.

Bref t'es pas bien.

Et comme à chaque fois dans ces cas là, quand tu te dis que la vie c'est qu'une chienne, pour retrouver la pêche mais surtout pour fuir, tu regardes les billets d'avion pas chers.

Et t'en trouves toujours, pour loin ou moins loin.

Et là en fouillant sur le site du pôle emploi, tu viens de découvrir une offre pile-poil pour toi, mais à sept mille kilomètres de Paris.





Alors t'envoies ton CV, une lettre de candidature, tu te fais une petite valise avec des habits pas trop chauds,

et tu décolles.
16h50, Roissy Charles-de-Gaulle.





4 commentaires:

  1. Je sais pas si t'as remarqué, mais tu lâches une bombe à à peu près chacun de tes paragraphes dans cet article xD On sent que tout s'accélère !

    Bon vol ;)

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  2. Bonne Chance Quentin!!

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  3. Quelle horreur... Arrête tant qu'il est encore temps c'est clair...

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  4. Bah non je trouve qu'il n'y a pas assez de like ! 17 pour cent de la population gay est séropo, les accidents ça peut arriver à tout le monde, et j'aime l'idée désuète de communauté gay. Alors soyons solidaires de nos frères. Et puis aujourd'hui c'est un peu comme apprendre qu'on est diabétique, il faudra vivre avec un traitement à vie. Ne grandit-on pas dans l'adversité (et dans la vieillesse aussi).

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