lundi 3 février 2014

Bah c'était catastrophique,

à croire que j'ai perdu la main.
Pourtant non, ce qui s'est passé était prévisible. Je le craignais, mais j'ai eu raison de m'engager à le faire quand même. Ça m'a permis de découvrir pourquoi je cours à coup sûr, dans ses cas là, à la catastrophe.

Je me pensais passablement chaud vendredi soir lorsque ce voisin qui habite à trois numéros de chez moi se décide à m'écrire sur hornet.



Il est chaud, il a envie de baiser, il est en recherche très active.
Comme d'hab il me demande mes trips, si je suis actif ou passif, tout ça.
Je lui répond pas, je lui dis juste que j'aime embrasser et improviser. Mais qu'avant tout j'ai envie de boire un verre, puis de voir au feeling.
Les plans directs c'est vraiment plus pour moi, et j'ai été assez clair.

A mon avis il a du sentir que ce serait pas la folie de la night avec moi, en tout cas pas aussi rapidement qu'il le voudrait.
Il est en fait uniquement passif, et cherchait parallèlement un mec plus chaud que moi et il a fini par trouver. Un mec pas loin non plus, habitant au bout de ma rue, à une cinquantaine de mètres. Je n'avais jamais entendu parler ni de l'un ni de l'autre.


Le mec est beau et bien foutu, et je me dis que malgré mes craintes irrationnelles, je serais bien con de refuser.
Je me pointe en bas de l'immeuble du mec en même temps que le troisième. Situation un peu bizarre mais je ne me démonte pas. Je me force à prendre ça à la cool. Le mec est vraiment très beau : frais, barbe impeccablement taillée, bien swag, yeux clairs, épaules carrées, finement musclé. 

Et c'est justement là la catastrophe. On boit la moitié d'un verre de coca-cerise mais ça tourne immédiatement en plan. Direct, donc.
On se retrouve vite entièrement à poil sur son clic-clac déplié au milieu de son studio. Notre accueillant se fait prendre par moi, puis par l'autre, ensuite c'est moi qui y passe, mais je ne prends que peu de plaisir : 
Les mecs sont beaux, souriants, prévenants, trop beaux, trop bien foutus, trop bien montés. Je débande.


Je n'ai toujours pas réussi à résoudre l'équation du multipartenariat. Résoudre le fait que je me tape dans une extase absolue quatre mecs en même temps dans une sex-party néerlandaise, et que j'en sois incapable à deux numéros de chez moi.

Le pire c'est que j'aurais pu assurer, je le sais. Si on avait discuté et si on s'était chauffés pendant un certain temps, ou si je m'étais tapé l'un des deux séparément. 
D'ailleurs je ne suis pas contre les revoir, l'un ou l'autre, puisqu'ils ne sont pas très loin...



Le fait d'être en intimité, sans échappatoire, et surtout d'avoir rencontré ces mecs par le net, sans aucun charme dans la rencontre, en dehors de toute réalité, m'a dérangé, et m'a trop questionné : Est-ce que je leur plais vraiment ? Ne sont-ils pas déçus par rapport à mes photos ? Se forcent-ils à faire des trucs avec moi alors qu'il est évident qu'ils préfère l'autre ?

Lorsqu'on ne rencontre qu'un seul mec il est facile de faire passer un message, sans dire un mot. Une distance, un regard, une fausse excuse, et c'est bon. On comprend que ça ne le fera pas.

A trois, sans s'être déjà vus, et qui plus est lors d'un plan plus ou moins direct, il est difficile de faire passer quelconque message sans humilier la personne aux yeux de l'autre, et -pire que tout- la laisser de côté.

Je comprends aujourd'hui que c'est ce que je crains. Je ne peux accepter la partouze que lorsqu'elle est spontanée.





5 commentaires:

  1. "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes" Bossuet

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    1. On trouvera toujours une citation de cureton pour blâmer tout ça.

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    2. hé hé. Olivier

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  2. J'éprouve un peu le même problème. Enfin à moindre échelle of course.
    J'ai jamais pu concrétiser une rencontre si je savais qu'elle allait déboucher sur une partie de baise directe. Prévoir comme ça, sans aucune proximité, ça met trop de pression et comme tu dis on n'est pas à l'abris de questionnements provocant la débandade (oh oh oh). Moi, j'ai besoin de sentir que le mec m'apprécie un minimum ou que j'éveille un minimum d'intérêt chez lui pour que le tout se passe bien. Sinon c'est même pas la peine, avoir l'impression d'être un vide-couille, non merci.
    Même si moi aussi je veux me taper le mec, je vais privilégier l'argument de la rencontre posée tout simplement parce-que je sais que je serai pas à l'aise sinon... C'est aussi un moyen de se préserver au cas où je me rendrais compte sur place qu'en fait le mec c'est pas du tout ça. Puis même, c'est toujours mieux quand c'est spontané (même si c'est du spontané un peu artificiel pour le coup) :P
    Et la plupart du temps, de cette façon, ça se passe bien. T'as pas le temps de penser, d'appréhender, t'agis, tu kiffes et voilà.

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    1. Même si j'en ai été capable très longtemps, c'est jamais ce qui m'a le plus excité. Au mieux m'étais-je senti désiré, et le syndrome "vide-couilles" comme tu dis ne me gênait pas.
      Et j'ai je me suis surtout aperçu que le plaisir ressenti avec un mec qu'on a pris le temps de désirer est devenu supérieur chez moi au plaisir de l'instant-sex.

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