samedi 4 janvier 2014

J'y ai pensé sans arrêt

vendredi soir au Church Club d'Amsterdam. Dès le départ dans le couloir sombre du sous sol quand ces deux mecs qui s'embrassaient se sont reculés jusqu’à ce que les fesses de l'un d'eux vienne se frotter contre mon speedo. Ça a été le point de départ.

C'était donc 'underwear party' ce soir là, ma sex party préférée au monde. J'avais hâte d'y retourner depuis le jour où Cyprien m'avait fait découvrir cette soirée. 
La dernière fois j'y étais avec un boxer Freegun hyper bariolé, résultat j'avais passé la nuit à me faire enculer. Là j'ai opté pour le speedo Addicted rouge à bande blanche. Tout est dans la bande blanche.
Depuis le temps que je m'étais mis en condition pour ce frénétique marathon, j'entrais en très bonne condition. Je crois que jamais dans tel voyage je n'ai eu telle confiance en moi. Pas une assurance un peu feinte, pas une posture, non, une vraie confiance, je suis à l'aise.

Il ne sert à rien d'attaquer directement, frontalement, le manque de confiance en soi et de la travailler. La réflexion dans ce domaine n'est d'aucune utilité, seule compte l'action. C'est la diversité et la difficulté des situations vécues qui infusent en nous et nous renforcent. L'expérience commande.

De la nuit entière je ne suis pas entré dans une cabine. Ce fut de l'exhibition permanente. Les garçons se consommaient à l'endroit même où on les croisait, et pour la première fois de ma vie avec un naturel total. J'oubliais sans effort que j’étais regardé.
En même temps ce ne fut pas un exploit surnaturel, les trois cabines privées étant fréquentées par une infime partie des participants. Avant d'être une soirée sous-vêtements, la (z)onderbroek est avant tout une orgie collective.

Mais j'y ai pensé sans arrêt.  Non pas à Jérôme, que j'ai rencontré peu de temps avant mon départ et à qui je n'ai pas encore parlé de l'ensemble des composantes de ma vie privée... mais à ce que je n'avais jamais encore fait dans tel lieu et que j’étais sur le point d'accomplir vendredi dernier.

Ça resta plutôt soft avec le couple qui m'avait chauffé en s'embrassant, même si j'ai quand même fini accroupi contre le mur, entourés d'une quinzaine d'autres. Ils étaient devenus assez oppressants et le plan s'arrêta assez brutalement.

C'est après, sur l'avancée du premier étage qui donne sur la scène que ça a décollé. Je regardais les mecs baiser, j'étais hyper chaud, sur la lancée de ce qui venait de se passer au sous sol. Un mec très mince vient se frotter contre moi, les autres se mêlent,  et c'est juste au dessus de la piste que j'ai vécu le plan à quatre idéal autour duquel j'avais tellement tourné ces derniers mois. Voir ces dernières années.

En gros, et pour résumer, le mec 1 est venu me chauffé en me caressant, sachant très bien s'y prendre et vus les effets produits, il m'enfila un préservatif et c'était parti. Je me lâcha complètement.  Etant dans un lieu de passage (l'espèce de surplomb circulaire du premier étage avec les banquettes au dessus de la piste, si vous connaissez), beaucoup s'arrêtaient pour nous regarder. Un très beau garçons à lunettes de montures noires, style jeune geek et carrément mon genre, se plaça derrière moi. C'est le mec n°2. J'étais donc pris entre les deux, mais j'y reviendrai en détail un autre jour.

Avec mes mains je me rends compte que le mec n°2 a un cul d'enfer. Changements de positions et me voilà en train de retourner le mec 2 sur la banquette alors que le mec 1 monte dessus pour se faire sucer par nous deux. Un quatrième surexcité vint, et se placa derrière moi à son tour. Ça n'arrêtait plus.

Par la suite, un jeune russe blond à la mâchoire étroite me draguait au bar, et m'enfilait par deux fois sur les banquettes de l'étage, avec une brutalité certaine.

Comme si je me regardais faire, avec du recul, je considérais avoir atteint le point longtemps recherché, liant multipartenariat et exhibitionnisme.
J'étais entré dans un monde plus grand que moi.
Dans l'état de mes trips (finalement assez classiques, toujours safes, ni crades ni SM, jamais sans substances ni accessoires ni poppers), je voyais mal où je pourrais à l'avenir pousser le curseur.

À l'avenir mes amusements sexuels ne seraient peut-être que la recherche de la répétition de ces plans là.

J'ai pensé à Cyprien aussi, qui a abandonné depuis un bon moment les simples plans face to face avec un mec. L’exhibitionnisme et la partouze si possible mise en scène l'amusent bien davantage.

Et moi, pourrais-je dores et déjà me passer de ces expériences ?... Je dois m'avouer que non. Pas encore.

Le voyage ne fait que commencer.
 




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