lundi 20 janvier 2014

C'était le retour

en France. Après douze jours et autant de nuits blanches plus ou moins rattrapées, trois pays et un timing des plus serrés, Paris était de retour.
Après un rythme de vie comme celui là je tombe un peu malade, forcément. Mais je découvre un avantage à prendre de l'âge (eh oui) : savoir comment se soigner. Mieux connaître son corps ne permet pas seulement de prendre davantage son pied, mais aussi d'avoir connaissance de ce qui lui est bon pour rester au top. Une bonne overdose de clémentines pour ma part et hop, la vitamine C me sauve.

Dès l'aéroport je rentrais avec un message d'A. , le mec tant désiré aux Pays Bas et à qui j'avais envoyé un sms pour prolonger ici notre étreinte fougueuse partagée à Arnhem. 




Il avait donc en vue de me revoir avant même d'avoir couché avec moi. 

Mais c'est en rentrant chez moi que la surprise fut la plus grosse. Empilées dans ma boîte aux lettres, des lettres de Jérôme qui continueront de me parvenir pendant trois jours. Ce garçon de vingt six ans rencontré deux fois peu avant Noël avait bouleversé mes certitudes, et je m'en étais expliqué ici tant la rencontre avait été forte.
Il m'avait écrit de sa main chaque jour que comptait mon absence. Poèmes, déclarations, divagations, références à des chansons un peu connes dont on ne se lasse pas, j'avais là l'intégrale déclaration d'amour.




Nous n'avions pas couché ensemble, et il évident que dans la perspective éventuelle d'un couple, c'est un élément essentiel...
Ce fut fait cette semaine, après m'avoir rappelé qu'il avait tout à réapprendre. En couple pendant huit ans avec un mec de son âge dépressif et alcoolique, le sexe n'a jamais tenu une grande place dans sa vie. D'autant plus qu'il n'a connu à peu près que ce garçon, rencontré très tôt.

Résultat : il a l'air un peu terrifié, ne sait pas comment s'y prendre, semble tiraillé entre son désir pour moi et l'incapacité à faire quelconque action. Résultat : sexuellement on est plus proche d'une limace sous anesthésie générale.
Conséquence : J'ai de moins en moins de désir pour lui.

Après avoir consulté quelques potes, je décide néanmoins d’insister (je le revois demain mardi)... tout en me rattrapant avec des mecs de passage évidemment. Je n'ai pas assez d'abnégation pour lui consacrer l'intégralité de ma patience.

Tout avoir. Sans cesse, tourne encore et encore dans ma tête cette phrase lue  au lycée et appliquée un jour de début de millénaire, et qui depuis changea définitivement ma vie :
"Notre jeunesse ne revient jamais. Nos membres nous lâchent, nos sens se corrompent. Nous nous décomposons en d'affreux pantins obsédés par le souvenir de passions devant lesquelles nous avons reculé et de tentations exquises auxquelles nous n'avons pas eu le courage de céder. "

Oscar Wilde, évidemment.



5 commentaires:

  1. Ce serait effectivement dommage de laisser passer une occasion pareille...

    D'accord, le cul occupe une importance capitale dans ta vie, mais tu as ressenti quelque chose pour lui, et vice versa (il a une écriture sympa, ca devient rare de nos jours), donc vous pouvez quand même tenter quelque chose...

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  2. Tu sembles oublier que le cul ça s'apprend… pourquoi n'envisages tu pas de lui apprendre comme toi tu as appris? A 18ans tu savais déjà tout toi? Bah considéré que lui aussi à 18ans sexuellement.
    Franchement Quentin, ne lui fais pas de mal… J'espére qu'il a des amis et qu'il pourra fuir s'il le faut…Cette histoire, je la sent très mal pour lui (et je suis désolé de te le dire )...

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  3. Deux commentaires précédents, bien qu'anonymes me semblent pas mal et de bon conseil... Mais c'est bien le sens de ton billet, non ?
    PS Moi qui suis BEAUCOUP plus vieux que toi, je trouve aussi que la phrase d'Oscar Wilde est ô combien vraie !

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  4. ciomplètement d'accord avec Kigou et...Oscar Wilde!!

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  5. Ali tant désiré, ça me fait penser à Gide, quand Ali (c'est bien ça ?) laisse tomber le burnous dans le sable. D'accord avec vous, Oscar Wilde, et Gide, et pour cette raison, cédons aux tentations exquises... A l'orée de la vie, il nous en restera des souvenirs sublimes...

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