jeudi 5 décembre 2013

Peut-être qu'elle ressemblera à ça

ma sexualité désormais. Débordé par un boulot qui me passionne et dans lequel je m'épanoui enfin, j'oublierai le sexe.

Tout juste faut-il un éclair par semaine où tout d'un coup, je me souvienne que j'ai une vie sexuelle, je n'en puisse plus, et j'aie besoin d'un mec là, tout de suite, sous la main, sous les mains.

Depuis deux semaines c'est ça. Connecté dix minutes par jour sur les applis et autres sites pour relever les messages, je réponds sans rien entreprendre de concret. Inconsciemment, je laisse traîner.
Mais vers vingt trois heures, travail enfin terminé, soulagé et harassé moralement mais hormones au top, je me connecte sur la première appli qui passe. Je fais alors monter le premier mec pas mal ou bien monté qui traîne en bas, et à qui je n'avais encore jamais parlé dix minutes auparavant.

A titre d'exemple, c'est arrivé en milieu de semaine dernière, où après avoir fait ça par terre dans ma chambre devant la porte-miroir de mon armoire (à refaire), il se rhabillait alors que j'étais déjà retourné au labeur sur mon ordinateur. Il eu la politesse de comprendre qu'il lui fallait partir.

Mes priorités ont changé, mais est-ce durable ?

Je n'ai même pas insisté lorsque ce Marseillais rencontré il y a un peu plus d'un an avec son sexe hors norme passait sur Paris ce dimanche en me disant que ce serait "trop juste pour se voir". Certes notre dernière entrevue m'avait laissé un goût un peu amer et je ne comptais pas reprendre l'aventure avec lui. 
J'écrivais même à son propos :
"Il y a quelque chose qui n'a pas fonctionné et qui a abrégé nos ébats : je n'étais pas du tout sensible à l'odeur de sa peau. Il ne puait pas, mais nos phéromones n'étaient simplement pas compatibles."

Mais là je ne sais pas... Il tombait au bon moment. Un mec qui passe, on sait ce qu'il vaut et ce qu'on aura au final, pourquoi pas. Ce jour là ça m'allait. Et je dois avouer que depuis un an je n'avais pas recroisé tel potentiel...




Malgré le fait qu'on soit depuis un an restés en contact, il ne témoignait pas non plus d'un empressement dingue à l'idée de me revoir.
Il prenait même volontairement exagérément de temps pour répondre à mes messages -horodatage des sms à l'appui- afin de pouvoir lancer donc son "trop juste pour se voir" :



Mais c'est après la longue après-midi qui suivit et qu'il passa au sauna Sun City, qu'il rata son dernier TGV pour Marseille et qu'il me laissa l'occasion de lui proposer de passer la nuit chez moi plutôt que sous le pont neuf.

Et ô surprise, comme si je m'étais préparé à une étreinte avec un mec dont les phéromones ne me plaisent que moyennement, mon investissement fut différent et je pris un pied énorme.

Après réflexion, je me dis que cette réussite tient justement au fait que je connaisse le partenaire en question et que j'ai concentré moins d'efforts à sentir ses phéromones qu'à ménager son éjaculation que je savais précoce. 
Connaître ses limites et celles de son partenaire, et on peut ainsi s'arranger.

Bien dosé, le timing nous permit ainsi d'accomplir bien des choses que nous n'avions pas pu réaliser la dernière fois, et me calma pour un moment. En tout cas pendant cinq jours minimum, jusqu'à aujourd'hui. 

Oui cinq jours, voir davantage.
Il est certaines choses dont on ne se remet pas facilement...







1 commentaire:

  1. Et c'est quoi ce fameux boulot qui te passionne ?

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