mercredi 11 décembre 2013

Le week end était planifié

comme sur du papier à musique. Comme d'habitude quoi, vous me connaissez.
Ce samedi après-midi j'allais le passer aux Bains-Douches, mon sauna favori de Nice, peut-être le mieux conçu et le plus propre (c'est pas difficile) de France.

Mais le midi j'avais prévu de déjeuner avec une lointaine connaissance elle aussi de passage dans la région. Nous nous sommes rencontrés au bout de la promenade du Paillon et nous sommes dirigés dans le vieux Nice pour aller manger chez le mythique René Socca. Là, deux de ses amis nous attendaient, puis trois nous ont rejoint, puis quatre. 
Leur trip c'était un peu les sneakers. Blancs comme des cachets, survets et lunettes de mafieux, ils n'avaient de racailles que le look. J'ai appris au fil de la discussion que Christopher, ce garçon hyper passif rencontré il y a un an à Nice, faisait partie de leur groupe habituel. Je l'avais revu au début de l'année, avant qu'il cesse tout contact avec moi. Petit monde des homos, encore une fois.
Ils avaient prévu l'après-midi-même de rejoindre deux autres de leurs amis à la gare de Villefranche-sur-mer en vue de passer la soirée tous ensemble.

Naturellement, sans hésitation, ils m'ont proposé de les suivre. Et à partir de ce moment là, j'ai oublié mon après-midi autant planifiée que débauchée aux Bains, où je n'ai finalement pas posé les pieds du week end.

C'était simple, sans histoire ni compétition, c'était comme si on sortait entre potes depuis des années. Le jour diminuait petit à petit, l'horaire de fermeture du sauna devait bien approcher, et nous, nous faisions le tour de Saint-Jean-Cap-Ferrat par la promenade du phare. 



On regardait le ressac contre les rochers, avancions, faisions des retours et des détours, nous morcellions on petits groupes puis nous nous rejoignions, l'un lançait :
"- Tiens, et si on allait à Monaco voir les illuminations ?"

Et nous étions partis. 
L'imprévu de cette nuit là surpassait sans hésiter celui qui serait survenu au sauna, à coup sûr. 
Et là, en milieu de soirée, en descendant du palais princier sur le rocher, en virée nocturne avec quatre nouveaux potos, Monaco dans le rétro, France Gall chanta à la radio.

"- C'est trop bien, avec le paysage illuminé en contre-bas...
- Et un peu plus fort s'il te plait"
Instant un peu magique en vérité. 

L'imprévu que je cherche à chaque nouveaux garçons était là, sans même l'avoir pourchassé, au milieu de cette bande de déconneurs où l'amitié débordait de tous côtés.



La nuit fut longue, la flamboyance de la Riviera encore une fois au rendez-vous.





1 commentaire:

  1. C'est qu'il a l'air de bosser le p'tit loup ! Pourvu seulement qu'il ne s'agisse pas d'une retraite pour entrer au couvent. Olivier

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