samedi 16 novembre 2013

La fiablilité

n'est pas toujours chez celui qu'on pense.
Les plus anciens lecteurs de ce blog se souviendront probablement de Donatien, celui que je prenais pour le parfait exemple du "vrai actif". Je n'avais de mot assez laudatif pour vanter non seulement son tempérament d'excellent baiseur, mais aussi sa fiabilité : 

"Ça fait énormément de bien un mec décidé. Les vrais actifs sont fiables : quand un coup est amorcé, ils font le nécessaire pour le mener à son terme et, le cas échéant, ensuite donnent des nouvelles pour ne pas être oubliés et pouvoir remettre ça."

Certes c'est ancien (un an presque jour pour jour) mais encore récemment je retombais dans ses bras (et traversais accessoirement Paris pour le retrouver) et en parlais ici en même termes énamourés.

C'est simple : chaque fois que je le vois ou que j'en parle, je dois avoir le même regard émerveillé qu'un puceau devant la caravane de la Grosse Lola.

La semaine dernière il était de retour pendant deux nuits sur Paris, et m'écrivait la veille de son arrivée. Il dormirait mardi soir à la maison.

Et comme mardi soir c'est traditionnellement Spyce avec mon pote Ben, je proposais à Donatien de se joindre à nous, ce qu'il accepta sur le principe.

Mais voilà, ce mec si fiable se faisait attendre à l'apéro que je donnais chez moi avant le décollage pour le bar, et je me doutais bien qu'obsédé comme il était il avait déjà trouvé bras parisiens pour l'accueillir. Je ne saurais lui jeter la pierre, lorsque je suis dans une autre ville que la mienne j'agis de même. 
De plus, il joui d'un excellent délai de rechargement entre deux coups. J'en avais fait l'expérience chez lui à Marseille où, quinze minutes après avoir été sucé jusqu'au bout, il entreprenait une sodomie de très bonne tenue.

Bref on se décidait à partir au bar avec Ben quand soudain, à 22h30...



Ne pas répondre, évidemment. 
C'est un peu du foutage de gueule et il faut bien qu'il sente que je le prends comme tel. Ajoutez à cela la frustration de ne pas pouvoir me faire retourner comme une crêpe comme je l'espérais ce soir là et vous aurez un champ à peu près complet de mon état d'esprit.

Et en plus non, il n'y avait pas de mec torse nu, la smsvideomix du Spyce n'étant plus ce qu'elle était autrefois, car n'étant désormais peuplée que de créatures du Marais plus occupées à s'éviter du regard qu'à s'amuser et danser.
Il est même possible que je n'y re-foute jamais plus les pieds.


Il était en couple depuis presque un mois avec un garçon "parfaitement à son goût", et son profil hornet affichait : 



Couverture !
Car je recevais ce sms une nuit :



avant de le recevoir le lendemain pour goûter -parait-il-, ma tarte au chocolat. Je n'imaginais rien de plus, sincèrement. Je m'imagine mal être éconduit sèchement en draguant un ex en couple. 
Je n'étais pas contre le fait qu'on bifurque sur une relation potes, ça matchait assez bien entre nous. Donc on débouche une bouteille, on parle de son mec, leur histoire tout ça...

Il me demanda de pouvoir rester la nuit et ça n'a pas pris dix minutes avant que ça ne dégénère, évidemment. Et ça n'a pas pris non plus une nuit entière avant de remettre ça une deuxième fois.

Après tous ces mecs, entre ceux sensés être fiables qui annulent au dernier moment et les autres qui font des "coucou" alors qu'ils sont en couple, je sous-estime encore et toujours le degré de servage des hommes par rapport à leurs hormones.

Quel éternel naïf je fais.




3 commentaires:

  1. Ahahah mon pauvre ! T'as vraiment pas eu de bol là !

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  2. Pédéland quoi. ça passe en vieillissant, tu verras ;-)

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