dimanche 10 novembre 2013

J'ai trouvé la sensation


que j'aime à chaque fois que je sors le soir.
Je l'ai reconnue hier soir, samedi, alors que je sortais de notre appartement rue Millionaya, et qu'après un petit détour par la perspective Nevski j'entrais sur la place de l'Ermitage.




Précédant un un saut dans l'inconnu, se préparer à sortir le soir c'est ne pas savoir ce qui va se passer -de forcément bon- dans les heures qui suivent, et ici à Saint-Pétersbourg plus encore qu'ailleurs. Un ami, un mec avec qui on recouchera quelques jours plus tard, un gothique au teint blanc comme un cadavre intarissable sur son amour du piano et la manière dont il baise sa copine, ou encore un mec d'un soir qui t'emmènera finir la nuit dans son appartement communautaire à Prospekt Veteranov, la banlieue populaire de la ville.

Ce soir c'était au Kabare que ça se passait, lorsque le mec à côté de moi aux urinoirs a eu les yeux un peu trop peu baladeurs. Ça a l'effet de m'exciter terriblement. C'est en allant me laver les mains que je l'ai fixé, avant que cela se finisse en étreinte brève mais intense dans les toilettes. Pas très classe mais indémodablement rock n' roll.

En tout cas au début de cette soirée la sensation avait été au rendez-vous : passer sous le porche de l'état major qui précède la place Dvostovskaya déjà plongée dans la nuit noire, c'était ressentir le frisson de l'ouverture vers cet inconnu.

Franchir ce porche, c'était s'affranchir de tout le reste.

Dommage qu'il s'agisse de l'avant-dernière fois.




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