vendredi 1 novembre 2013

Avec toutes les capotes

que j'ai distribuées la nuit dernière, j'ai bien sauvé au moins dix vies.
Comme nous l'avions vu les russes n'etaient pas très portés sur le préservatif, faute à une éducation en matière de risques et une prévention inexistantes.

C'est en train de changer grâce à une association dont je n'arrive pas à me rappeler du nom (il y a "sky" dedans , si quelqu'un peut la retrouver ça m'interesse) qui était au Bunker à la soirée Underwear hier soir (archi blindée) et distribuaient des lots de 6 capotes avec du gel à ceux qui voulaient bien, et demandaient ensuite de bien vouloir donner quelques renseignements, totalement anonymes.
Après huit voyages en Russie, c'est la première fois que je vois une association ainsi oeuvrer sur le terrain.

Inutile de vous dire la manière ils se faisaient souvent violemment envoyer paître, et l'ampleur de mon admiration pour ces jeunes gens qui passent leur nuit à essayer de sauver la vie des autres contre leur gré.

Je m'en veux de ne pas leur avoir dit qu'ils faisaient un putain de bon travail, et qu'il pouvaient être fiers d'eux. Ces gens là et ces initiatives, surtout en ces temps d'intolérance dans ce pays, ont plus que jamais besoin de soutien. En douze jours j'aurai, j'espère, l'occasion de les retrouver.

J'ai largement distribué ce qu'ils m'avaient donné (plus ce que j'avais moi-même apporté pour mon usage personnel) à la demi-douzaine de mecs qui sont passés dans mes bras.

Après un mec de trentre trois ans au corps aussi fin que sa mâchoire (mon kiff total), aux yeux à la dureté toute russe, un peu enfoncés dans leurs orbites, ce fut un plan à trois hyper complet avec des Pétersbourgeois pure souche, blondeur et yeux clairs en prime. J'ai bien retrouvé là le contraste entre ces visages fermés et durs et l'ardeur flamboyante des respirations et de leurs yeux qui se revulsent une fois collés contre toi.

Alors que je me croyais calmé pour un moment, c'est une espèce de folle de vingt cinq ans passés qui fit son apparition en dansant de manière suggestive partout dans les couloirs, en prenant chaque poteau qui se présentait pour une barre de pôle dance.

Il me faisait rire, était sympa et on s'amusait à déconner et dansotter un peu sur la même longueur d'onde. Il jouait la séduction outrancière, avec moi comme avec les inconnus qui passaient.

Il entreprit à un moment de me caresser les tetons, assez longuement, en faisant sa follasse et en roulant les yeux. Je me marrais, alors que beaucoup auraient trouvé ce petit jeu insupportable.
Ce n'est pas une zone particulièrement herogene chez moi, mais ce petit con s'y prenait particulièrement bien, et je me remis à bander, ce qu'il remarqua au bout d'un court moment.

Je ne saurais dire quand ça a basculé.
Je pense que ça a été progressif. Toujours est-il qu'il n'était plus effeminé du tout, adopta un visage même marmoréen, voire dur, et que je me retrouvais accroupi par terre au milieu du couloir principal, la tête contre le mur, en train de sucer quasiment de force sa queue de vingt centimètres de long en me prenant par les cheveux.
Au passage, longueur insoupçonnée quand on le voyait se tortiller en boxer jaune dans les alcôves quelques minutes auparavant.

Moi qui aime chez les mecs effeminés le contraste entre leur absence supposée de masculinité et la virilité dans leurs rapports, j'étais aux anges face à ce dominateur caché.

À la seconde même où ce fut terminé, alors que je me relevais épuisé et courbaturé, il reprit instantanément sa voix aiguë et ses manières superficielles, comme si ce qui venait à l'instant de se passer avait été un rôle, une scène de théâtre.

Ce genre de dédoublement de personnalité, de surcroît chez un russe, me restera en mémoire un petit moment je crois, à moins que d'autres personnages tout aussi hors du commun m'attendent quelquepart dans cette ville...

Le séjour ne fait que commencer.




2 commentaires:

  1. Il s'agit de Lasky. http://www.lasky.ru/
    Résumé de leurs activités en anglais: http://www.aidsactioneurope.org/members/lasky-trusting-each-other

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