dimanche 1 septembre 2013

Pris dans la frénésie

de ce mois d'août de vacances-déglinguage au Cap d'Agde, j'oubliais celle de mes premières vacances, il y a presque un mois jour pour jour.

C'était donc reparti avec un ancien plan de Bourgoin-Jallieu, que j'avais rencontré lors de mon dernier passage en juillet et qui adore faire ça en extérieur.

Le dimanche soir qui terminait mon séjour à Bourgoin, avant de descendre au Cap d'Agde, c'est vers vingt deux heures trente qu'il est passé me prendre devant chez ma mère, dans le centre-ville. Il avait son idée en tête, et partait en direction de l'étang de Rosière, sur les hauteurs de la ville. 
J'étais dubitatif, Rosière est l'archétype même du coin à shit : Peuplé de familles inoffensives le jour, c'est le coin idéal pour venir dealer la nuit. Après s'être garés sur le petit parking près des balançoires  nous nous enfoncions en contournant l'étang pour rejoindre le lieux où trônent les tables en bois.



Ça a commencé là, il était très chaud. Mais on y voyait rien, et c'est en allant en direction d'une table de pic-nic pour y faire notre affaire que je me suis violemment pris un banc dans le tibia.
Quelques minutes plus tard mes craintes se vérifiaient : une voiture venait se garer silencieusement sur le parking. Il fallait remballer.

On continua à grimper avec la voiture... Je décidais de l’emmener vers Charbonnières, le hameau où j'ai habité un an avant de migrer vers Paris. Là, nous serons sûr de ne pas être dérangés. Erreur : le chemin d'exploitation de maïs qui partait du calvaire était habillé d'une musique rock qui résonnait du haut de coteau. Un groupe de jeune avaient décidé de s'y établir ce soir là...

On montait vers les vignes, et c'est sur le chemin dans le prolongement du virage, avec vue sur les lumières de la ville, après s'être arrêté, qu'il mit sa voiture en mode cabriolet. Presque nus adossés à sa voiture, un flash nous aveugla progressivement. Mon impression fut immédiate : une voiture venant de la route avait emprunté le chemin et fonçait sur nous à tombeau ouvert. Le bermudas sur les chevilles, j'ai bondit en criant un "- merde !" pour me cacher devant la voiture, alors que mon partenaire se terrait sous son siège. En sautant je me suis violemment pris le rétroviseur dans la hanche avant de réaliser que la voiture avait tourné avant de prendre le chemin de terre et qu'elle nous avait juste fait face quelques secondes avant de prendre son virage...

Pour éviter que cela ne se reproduise, nous avancions la voiture de quelques mètres afin qu'elle ne soit plus visible.
Il resta sur le siège conducteur. c'est là qu'il me prit, en me faisant face alors que les bras en croix je m’accrochais au haut du pare-brise que je sentais dans mon dos. Frayeur : Cette fois c'est une moto qui arrivait sur la route et s'arrêtait juste à l'entrée du chemin, à une vingtaine de mètres de nous. Rhabillage express sans sous-vêtements, qui sont restés sous les sièges.
Il pense que c'est le propriétaire des vignes qui vient surveiller ses cultures : Il faut repartir.

Totale lose : Non seulement il s'agissait seulement d'un couple en balade qui avait fait une pause pipi, mais en faisant demi-tour sa voiture resta perchée sur un rocher qui était caché par les herbes hautes. il nous fallu dix bonnes minutes de manœuvres à pousser la voiture pour l'en dégager.

Changement de direction une fois encore, et c'est finalement à l'extrémité de la départementale abandonnée de Funas que nous avons conclu tranquillement. 
Parfois il laissait traîner son regard sur les voitures de la D522 en contre-bas qui semblaient nous éclairer lors de leur passage. 
"- Qu'est ce qu'il y a ? Tu as peur d'être vu ?
- Non, ça m'excite"

Nous n'avions plus de préservatif, mais ceci nous permis de terminer sans peine en nous embrassant, encore sur la lancée de l'excitation de tout ce qui avait précédé.

Voilà ce que je cherche en rencontrant l'inconnu, batifolant dans des endroits nouveaux, explorant des lieux de drague inconnus : une nuit comme celle là, des sensations fortes.

Gageons que nous prochaines entrevues fassent monter d'un cran supplémentaire le niveau d'adrénaline.

Bon résultat, j'ai quand même mal à la hanche et au tibia...





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