mercredi 28 août 2013

Ils sont donc réellement différents

les Anglais ? On les savait peu frileux en hiver, plutôt gais et un peu fous, mais savait-on que pour eux la vie est un jeu ?
Est-ce une hasard si pendant cinq jours -et surtout cinq nuits- leur personnalité a rayonné sur mon séjour et laissé loin derrière les nuits parisiennes officiellement sinistrées.

Sortons ce mercredi soir à Paris, ayons envie de danser, simplement, sur des tubes du moment. Impossible, tout est fermé, et sans doute du côté hétéro également. A Londres nous étions lundi soir, le G.A.Y. Late était plein à craquer, c'était la grosse soirée (c'était certes lundi de summer bank holiday, mais le lendemain c'est pas férié pour autant). 

l'entrée du G-A-Y Late

Pas de crainte du ridicule, aucune peur d'être montré du doigt, au Royaume Uni chacun accepte la part de folie de l'autre. Depuis que j'ai compris ça je les aime bien davantage, ces Anglais. 
Est-ce à Paris que les filles te prendraient par les mains, à plusieurs reprises, pour danser avec toi, qu'un groupe de jeunes homos t’incluraient spontanément en t'apprenant la chorégraphie d'un des derniers Cheryl Cole qui passe au même moment ? Est ce que tout le monde te sourirait, te caresserait le bras en passant, et ce que ce garçon viendrait t'embrasser sur la bouche spontanément alors que tu check tes sms dans l'entrée ? Est ce que tu aurais eu autant de faciliter à emballer ce mec aux yeux bleus et au cul rond emballé dans un jean blanc sur le podium ? Non, clairement non. Et tu te morfonds déjà en pensant qu'il te faudra retourner au Spyce un mardi soir pour essayer retrouver ne serait-ce que 5% des émotions éprouvées ce lundi soir. 

Il faut dire que Londres n'est pas Paris et encore moins Berlin, ici il n'y aucun complexe à aimer la musique populaire, les tubes commerciaux, les boys band. Et ça c'est vraiment le meilleur : se lâcher comme tout le monde sur un clip de Taylor Swift ou un délire mexicain de David Guetta.

On pourrait se dire que tout cela tient au lieu, le fameux G.A.Y Late : des clips in extenso programmés aléatoirement de 23h00 à 3h00 tous les soirs. Concept ultra simple, entrée gratuite, consos pas cher (1.70 £ la pinte de Karlsberg, imbattable), plafond bas, pas d'alcoves, tout le monde voit tout le monde,pas de lumières de discothèque, on danse uniquement éclairés par les couleurs des videoclips qui nous entourent. Mes souvenirs ne m'avaient pas trahis : la meilleure boîte au monde. Ce que je croyais tenir de mon état personnel tenait en fait du lieu, voir du pays.


Au sauna Sweatbox à deux pas de là (oui après la fermeture du Late il faut bien s'occuper) c'était le prolongement de l'ambiance. Ça forniquait dans tous les coins, un mec m'alpaguait dès mon arrivée pour m'ôter ma serviette et m'entraîner sous la douche; beaucoup ne s'en encombraient pas d'ailleurs, de serviette. Tout le monde était méga-chaud, les mecs bandaient sans raison dans les couloirs, se touchaient, ça partait n'importe comment, d'une caresse, d'un regard. Les mecs ne prenaient même plus soin de fermer les portes de cabines. A deux reprises j'ai entendu des habitués parler :

"- Mais qu'est ce qui se passe, ce soir ?!"

Alors qu'un mec qui se masturbait devant un porno avait entrepris de me sucer devant les autres, un mec voulait s'asseoir directement sur lui, sans capoté évidemment. C'est le moment où ne pas perdre la tête, ces moments de débauché généralisée où on voit que toutes les limites tombent.
C'est comme si tout le monde plaisait à tout le monde, comme si le cosmopolitisme de Londres se transformait en orgie internationale. Parmi les Italiens, Tunisiens, Irlandais, les Anglais n'étaient pas davantage représentés que les autres. 

Après avoir été actif avec le Tunisien, passif avec un Irlandais hyper expressif, m'être exhibé dans la salle de projection puis dans le hammam avec trois partenaires, et alors que je finissais la nuit enlacé avec un beau garçon mince et aux yeux clairs, je m'endormais pour une petite heure dans cette cabine avant de reprendre mon train, me demandant déjà quand je pourrais revenir.

Et c'est alors que j'écris ces lignes, encore le feu au cul de ce weekend inflammable, que tombe dans ma boite mail un proposition de Cyprien pour le nouvel an. Comme chaque année pour lui ce sera l'Allemagne. 

Bon, et puis les Pays-Bas et la Pologne aussi...


Et plutôt que rester m'emmerder à Paris où il ne se passe jamais rien pour l'occasion -pas même un feu d'artifice- je me dis que si les plus fêtards de mes amis partent il y a une raison.

Voyons à combien il est, ce billet Berlin-Paris...



18 commentaires:

  1. ça a vraiment l'air d'être le jour et la nuit la différence d'ambiance entre Paris et Londres.
    Dommage qu'on ne s'en inspire pas ...

    RépondreSupprimer
  2. L'ambiance de Paris est le reflet de celle du Pays.
    Un pays qui vote pour duchmol1er et se fait entuber avec joie, qui juge et critique la reussite, le travail et le gout de l'esthtetisme quel qu'il soit ,avec une capitale votant a gauche et se complaisant dans les revenus moyens parmis les plus élevés d'europes en rapport a la taille de la ville, ne peut pas donner une capitale moins fermé,jalouse,déconnecté des réalités et au final triste.
    Oui c'est aussi politique, il faut oser le dire. Londres et d'autres grandes capitales ont fait des choix que Paris et son dirigeant ont refusés.

    L'ambiance des lieux Gays est le reflet du milieux parisien.
    TOUT les étrangers sont choqués de la "violence" des rapports entre hommes a Paris. Sur ce blog parfois on a l'explication du mauvais esprit ambiant dans le milieux gay a Paris. Si les homos parisiens se regardaient moins le nombril, s'ils étaient plus soucieux de profiter de la vie que de profiter des autres, s'ils n'étaient pas dans la concurrence humaine mais dans une saine émulation, s'ils n'etaient pas si fermé sur leurs microcosmes (les cuirs, les lascards pseudo viril, les fashion, les poufs, les neird, les monsieurs tout le monde etc)respectifs et se mélangeaient entre eux autrement que dans l'obsucrité des backrooms (et encore les lieux se spécialisent de plus en plus) alors l'ambiance serait sans doute meilleur...

    RépondreSupprimer
  3. Et puis Paris meurt aussi d'une réalité, Que faut il aujourd'hui pour être un jeune (car aprés disons, 40ans, on peut difficilement ambiancer aussi bien qu'a 25 ou 30)parisien (gay) qui fait la fête? Enormément d'argent. Et oui,cette ville meurt ,intoxiqué par les prix de l'immobiliers et du cout de la vie. Elle est l'une des plus chers pour les expats au monde... (et ne pas être né à Paris c'est être financiérement et socialement proche de l'expat)dans un pays ou le chômage des jeunes atteint des records dans l'indifférence générale... Il ne faut pas cherché plus loin....Vivre a Paris est un luxe qu'une immense majorité de Français ne peuvent s'offrir... Et commepour tout, quand un milieux se ferme sur lui même, il dégénère et s'intoxique.

    Oui londres est chere, mais on peut vivre dans les faubourgs sans craindre pour sa securité ou son intégrité...et les façons de se "demerder" y sont nombreuses sans que les Ursaff, Impots et autres ne viennent vous pourrir.... Puis le logement est netement plus flexible qu'en France...a prix équivalents. On peut s'y déplacer efficacement pour pas trop cher, les loies sur le travail de nuit/week end/etudiant y sont souples et donc les horaires avec etc etc..
    Et on peut faire les mêmes constats avec New York,Moscou,Los Angeles, Berlin et d'autres capitales européennes...

    RépondreSupprimer
  4. Il y a 13 ans a Paris ,dans les années 2000 il y avait la fête partout, ça pétillait. L'argent des nouvelles techno coulait a flot, et les prix étaient élevés mais abordable a qui voulait bosser...dans les boites se mélangeaient toute sorte de gens, bourgeois, ploucs,pd ou hétéro... tant que chacun y mettait du sien...Les ghetta etaient aux bains, il y avait le Queen, l'étoile, le VIP,le scorp etc etc le marais était peuplé de jeunes pas forcément stereotypés, a 23h en semaine ça bougeait toujours(alors que maintenant...)... pour les boites a cul je n'en sais rien je n'y vais pas mais cela devait être pareil...Quentin a du vu son âge connaitre ce Paris là... Aujourd'hui c'est chacun dans son coin, avec sa "tribu" ,on ne baise qu'entres clones, on ne s'amuse qu'entres clones....et surtout le dernier RER vide tout car la population qui à l'âge de se soucier de faire la fête, n'a pas les moyens de vivre dans Paris...

    Paris est comme ce pays, ils crévent d'être fermés sur eux même avec un peuple fermé sur lui et heureux de l'être.
    Tu dis "dommage qu'ON ne s'en inspire pas" mais ON , c'est toi aussi...fais ce qu'il faut pour...et convainc les gens autour de toi...


    dsl pour les coupures, apparemment maintenant blogspot limite les coms

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est vrai sous Sarkozy qu'est ce qu'on s'amusait davantage !
      Sérieusement je pense moins que ce soit politique que ça, quoique... les français depuis une quinzaine d'années sont paralysés par la peur. De l'insécurité, de l'étranger, de l'autre en général. C'est ce qui fait que nous sommes si distants les uns avec les autres. Dans le milieu homo comme dans d'autres, il n'est ni pire ni meilleur.
      Si c'est vrai qu'on peut habiter loin du centre sans particulièrement craindre pour sa sécurité (incroyable ces nanas en minijupes qui prennent les bus de nuit vers les banlieues et se lâchent sans qu'elles n'aient à craindre quoi que ce soit), que les transports en commun sont très efficaces sur toute l'agglomération, on en peut pas dire qu'ils ne soient pas chers... (2,70 £ le ticket de bus de mémoire.
      Je n'ai pas connu le Paris que tu décris, et ne me souviens pas avoir connu une vie trépidante en semaine à Paris... Tout juste le Scorp' organisait sa Holala le jeudi soir.
      Je dirais même qu'il y a eu une certaine amélioration depuis 2008, année où on a commencé à arrêter de nous bassiner avec la house omniprésente, et où Gaga et Rihanna entre autres ont remis la pop dance au goût du jour.

      Supprimer
    2. Ca n'est pas politique mais les politiques sont l'expression de symptomes, comme la fiévre...
      Les choix de fantasmes qu'on fait, vendu par les uns ou les autres sont significatifs de la mentalité des gens... sinon a quoi bon vouloir la democratie?
      Puis le maire de Paris actuel a fait un désastre... c'est pas politique, c'est pire, c'est social!
      Par exemple, je me souviens dans les années 2000 la nuit en rentrant tu pouvais te poser sur un banc...Depuis ils ont tous été supprimés... c'est sur on voit plus les clochards, on les a chassé... mais du coup pour se poser ou déguster une glace, hormis dans certains rares endroits, faut payer...,on peut aussi parler du refus de plafonement des loyers, de l'autorisation de transformation d'habitations en bureau, eetc etc c'est pleins de petits trucs dont on se dit qu'ils ne nous concernent pas mais qui bout a bout pourrissent une ambiance et une mixité sociale nécessaire pour la fête..
      La peur, n'est pas non plus venu de rien....l'insécurité avait baissé a Paris entre 2004 et 2011...depuis ça repart...comme avant...Je connais personne ayant vécu a londres ou berlin qui ne m'ai jamais dit "ouah c'est cool , franchement on n'a pas peur la nuit"...Y'a quand même quelquechose...c'est pas du fantasme,on connait tous des victimes ou on l'a été soit même..
      Pour les transports, en commun c'est cher, mais la nuit venu, compare 10km en taxi a paris et la même chose a londres... Puis les pousse-pousse par exemple, c'est génial, des étudiants se font des sous et ca dépanne pour bouger dans certains quartiers...bah a Paris ça a été interdit pour plaire...aux taxis... Le metro la nuit le WE, la mairie s'y est opposé farouchement (promesse de campagne 2008) on sait tous pourquoi et au détriment de qui...DU coup, seuls les plus aisés peuvent prendre le taxi pour bouger... Les plans culs la nuit a Paris c'est un luxe...(vive grindr..quoiqu'une foi qu'on a fait le quartier...)car faut payer... etc etc.
      Pour le Paris dont je parle, tu n'avais peut etre pas l'âge ni les moyens ..et si on en croit la justification de ton blog, pas l'esprit pour..Mais je t'assure ça bougeait...ca pétillait...Pour la musique, je ne sais pas je te fais confiance lol

      Supprimer
  5. Incroyable la différence de point de vue : Je viens d'une petite ville de province et j'ai emménagé en banlieue parisienne. Moi je vois Paris comme un univers de possibilité, tous les soirs ça bouge et ça grouille dans tous les sens ! C'est peut-être pas le Paris de dans le temps, mais celui-ci me semble pas mal ;)

    Mais, le principal problème de Paris, c'est que si l'on veut s'y amuser il faut connaitre du monde. Et vu que les gens sont assez fermés ...

    Flo

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Etant d'une petite ville de province tu retrouves sans doute en banlieue la même ambiance... Perso je pourrais pas...
      La ville c'est la grande ville..sinon autant être a la campagne...
      Pour toi Paris bouge car tu n'es peut etre pas là depuis longtemps... Forcément, Paris c'est la capitale, donc ca bouge davantage qu'ailleurs...mais moins qu'a l'étranger et moins qu'il y a 10 ans...
      Pour les gens fermés, tu as raison... mais cela s'explique...notamment dans ce qui est écrit plus haut... Pourquoi s'ouvrir quand on est bien entre soit?..Quand on n'a pas trop a se battre dans la vie qu'on ronronne et que donc, la richesse de nouvelles rencontres ne nous dit rien?...
      Qu'on rende a Paris une vie étudiante avec des étudiant de tout milieux sociale et l'ambiance renaitra...(mais perso, j'y crois pas du tout lol)

      Supprimer
  6. Vivre dans une ville étrangère à l'occasion d'un séjour touristique ne permet pas vraiment de se rendre de compte de sa qualité de vie. Il faut y gagner sa vie et y payer ses factures. Je ne suis pas certain que sur la durée Londres soit si paradisiaque.
    Le refrain c'était mieux avant me laisse perplexe. Les descentes de police sur les lieux de drague et dans les saunas à Paris dans les années 70, l'hécatombe du sida dans les années 80 et 90 ne devraient pas inspirer la nostalgie. Le commentaire sur 2000, c'est si récent, me fait sourire. En fait nous glissons insensiblement vers la maturité et la vieillesse. Alors c'est sûr, les souvenirs de la sortie de l'adolescence sont enjolivés. Déjà le duc de Saint Simon trouvait que l'époque de Louis XIV ne valait plus rien comparée à celle de Louis XIII... Les gars, si à 30/35 ans vous commencez à gémir sur l'air du temps, vous n'aurez plus rien dire quand vous serez des vieillards!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il est évident que je préfère vivre à Paris qu'à Londres, son marché de l'emploi et son code du travail non merci !
      Mon propos était uniquement sur sa vie gay nocturne, tu l'as bien compris.
      Quant à la comparaison avec les années 2000 je suis d'accord avec toi, je répète même que c'est mieux, à mon goût, depuis 2008.

      Supprimer
    2. J'ai notemment vécu a Londres et payé mes factures là bas, et j'y vais assez souvent de longues périodes pour comparer..et je maintiens..
      Evidemment on peut comprendre le discour classique des anciens homos du milieux ...mais il n'y a pas que la vie homo.. vous avez eu le plein emploie, une société qui avançait, le logement abordable pour tous l'insouciance etc etc.. Ca n'a pas de prix...
      Le sida n'a pas vraiment concerné les hors milieux...tout comme les descentes de police... donc l'argument est falacieux... On peut aussi vivre en étant gay sans avoir cette vie là...auquel cas rien n'a changé...
      Quand à Saint Simon, il n'a pas dit que de grandes choses... et il se contentait de regretter le passé... Je ne regrette pas le passé, mais ce que Paris est devenu. la nuance est importante.
      Aujourd'hui Paris n'est plus a la pointe de rien.C'est ainsi. Les jeunes du monde ne rêvent plus de venir y vivre...ils rêvent de New York, de Londres, de Mumbaï, de Sao polo, de Shangaï... Les leaders d'opinions, les createurs, les dirigeants,les sociologues, les economistes,les intellectuels le disent tous,de nombreux journalistes étrangers pointent les mêmes soucis sur la France... ne pas chercher a partir si on le peut et si on en a les moyens est une erreur,vouloir créer sa boite en France aujourd'hui n'est pas forcément le bon choix...Il faut avoir la modestie de se remettre en question ...
      Pour le code du travail et le marché de l'emploie Quentin, je te met au défit ... Coupes tout contactes (ou simules) et demandes toi ce que tu trouverais demain en débarquant à Paris sans personne a appeler et en ne pouvant te réclamer que d'une expérience dans ton secteur à l'étranger... Tu aurais plus de chance dans un pays anglo saxon..
      Aprés c'est certains qu'on a l'état d'esprit ou pas. Le Français typique ,de la vingtaine, rêve en grande majorité de fonction publique et d'attendre la retraite (statistiques INSEE) ...Je ne me retrouve pas dans ce schéma de vie/ de société... donc forcément je préfére l'aventure d'une hypothetique reussite à la certitude d'une sécurité (securité de quoi d'ailleurs?...bref)Mais si on est assez pépére dans ses ambitions, dans ses capacités, dans ce qu'on attend de la vie,si on peut tabler sur la sécurité de ses proches aussi... on peut être heureux ici oui.
      Enfin,tu finis par résumer ton idée de départ dans "la musique est mieux maintenant donc c'est mieux"... Si cela te suffit, je ne comprend pas l'intérêt et le sens de ton post...

      Supprimer
    3. Et quand tu dis qu'il ne tient qu'à nous de faire chager l'atmosphère ambiante tu as raison. Je suis sûr que si on montait un "G-A-Y Late" parisien , ouvert tous les soirs avec des tubes et des vidéos ça fonctionnerait.
      Il n'y a qu'à voir le succès du Spyce le mardi soir avec un concept similaire... Ils viennent de repousser d'une heure leur fermeture, on danse désormais jusqu'à 4h00 du matin.

      Supprimer
    4. Dire que le logement était abordable pour tous est une erreur. Les loyers ayant été bloqués à Paris depuis 1914 et peu d'immeubles construits jusqu'au début des annés 70, il n'y avait aucune offre locative et les appartements étaient des taudis. Voir le film Joli Mai tourné en 1962 qui vient de passer en salle. Par la suite les loyers étaient chers sauf pour les appartements délabrés sans c'est vrai atteindre les sommets actuels. Le logement a toujours été un gros problème.
      Pour le sida une fois suffit, alors, milieu, hors milieu...
      Le Roi et la République ont toujours eu du mal à peupler les colonies. Le Français est peu aventureux. La France a toujours été une terre d'immigration et non d'émigration. Peut-être qu'on y vit pas si mal. Ce qui est désolant est le manque de confiance des employeurs, pleins de préjugés (les jeunes, ceux issus de l'immigration etc) Au Québec les Français d'origine maghrébine ou africaine ont beaucoup plus de chance de réussir qu'en France, c'est dommage de se priver ainsi de talents.
      Pour ce qui est de la vie homosexuelle à Paris, je ne peux que témoigner que les touristes que je côtoye quotidiennement l'apprécie. Ils trouvent avec raison que les prix sont extravagants mais à leurs yeux il y règne une grande liberté. Probablement pour eux aussi l'herbe est plus verte ailleurs...

      Supprimer
    5. Pour le logement tu fais erreur, en 2002 des amis avaient des studios..un vivait dans 22mcarré juste au dessus du spyce actuel qui était alors un bar a lesbiennes, c'était... 3200ƒr !!! Soit environ 470€ en plein marais! Un autre vivait dans 50mcarré pret de la rue de bretagne ,sur rue et cours au rdc pour...4500fr soit 650€, et ces logements n'etaient pas du tout insalubres, bien au contraire. En plus ils étaient jeunes pas fonctionnaires (les parents non plus, des français moyens sous les 3000/mois/foyer fiscal) et on leur louait! Je visitais moi même des 60mcarré sous comble pret des champs a 6000fr (950€) ...donc bon, je veux bien que tu ais des idées, mais évidemment depuis les 70 le logement s'est tendu a Paris...mais l'offre était encore existante et abordable aux enfants issus des classes moyennes... ce qui n'est absolument plus le cas aujourd'hui. Ce n'est plus un probléme, c'est une catastrophe. La jeunesse est ce qui fait bouger les choses, celle de France ne peut plus devenir propriétaire, peine a être locataire et a Päris seul les plus riches peuvent s'installer...Cela TUE l'ambiance....et tout ça car ceux de la mairie ont tout eu a gagner à cette flambée...(étant tous propriétaires un peu partout au travers de sci plus ou moins anonymes...). Il FAUT le dire.

      Supprimer
    6. Pour le Sida, non, une foi ne suffit pas. 100% des gagnants ont tenté leur chance certes, mais seul 10% des rapports potentiellement contaminant le sont effectivement...quand à la foi, hors milieux c'est hors milieux, je vois pas comment la foi peut arriver si on est hors milieux...
      Pour les jeunes d'origine, je doute que le débat soit vers ça... mais si tu veux en parler parlons en.. De tout les gens que je connais actuellement étudiants, les seuls issus de milieux financiérement populaire et qui font des écoles de commerces ce sont ceux issus de l'immigration... Les français d'origine, eux, privé d'aides (HLM sans contrepartie, dispense de recherche d'emploie pour cause de barriére de la langue, accés aux systéme ZEP et aux concours des grandes écoles de façon moins sélective etc etc) ne le peuvent pas...Et pour rejoindre le point précédent parlons du logement.
      Dans notre contexte c'est une aide SANS PRIX que de pouvoir vivre a quelques minutes du plus grand bassin d'emploie de France, d'avoir les transports en communs et tout les centres culturels gratuits à coté... Alors le concept du pauvre immigré discriminé est éculé... On dirait vraiment que tu es resté bloqué dans les années 80... franchement... Mets toi a jour et analyse au lieux d'écouter ce que les médias te dictent... et je ne parle même pas de la discrimination positive démontré dans une étude absolument sérieuse l'an dernier. Elle prouvait qu'a diplôme équivalent ,pour un poste donné,sans mention autre que les diplomes dans le CV (adresse, age, etc etc) le jeune de minorité visible avait plus de chance d'être embauché ! Les sociologues l'expliquaient par un probable sentiment de culpabilité chez l'employeur... Alors il faut vraiment mettre a jour l'analyse de la société...et cesser de culpabiliser les gens a tors, ça aussi ca broie les gens .
      Mon meilleur ami, algérien vivant ici, étudiant, a passé un an aux USA et 6mois a londres. Il était écoeuré en rentrant de constater comme on est obsédé en France par la victimisation de certains ...et il a découvert qu'en fait il n'y avait pas d'equité en France...on pardonne tout a certains sous couvert d'origine ou de pauvreté supposé...etc etc... bref il y aurait beaucoup a dire vois tu...Par ailleurs les magrehbins partent aux USA et Quebec, tu sais pourquoi? Car il y a de l'emploie! Ils préférent le mode de vie de là bas...Et je vais même t'apprendre que les jeunes Français aussi (en tout cas les plus aisés) partent en Australie, et au Quebec... Les Français aussi ont plus de chance de reussir là bas! (cf les rapports du BIT et aussi diverses enquétes sur la création de richesse paruent ces derniers mois). Ceux qui ne partent pas n'ont souvent pas les moyens... et une grande majorité pas l'ambition car effectivement elle se reconait dans l'ambition fonctionariale et l'attente tranquille d'une retraite puis du tombeau le tout a heure fixe...

      Supprimer
    7. Les talents en France on leur tape dessus sauf si ce sont ceux de courir tel un toutou aprés une baballe ou d'hurler dans un micro...Le Français est jaloux et ne tolére le don que si celui ci le fait rêver et ne le raméne pas à sa condition. Il n'y a pas a chercher de victimisation (surtout raciale) derriére tout ça! Les victimes ce sont ceux qui sont prisonniers de ce systéme et ne peuvent pas partir...
      Pour ce qui est de tes touristes homo, évidemment, les premiers jours ils trouvent ça fun ce que tu appels liberté...Evidemment que lorsqu'on fait 1000km pour se faire défoncer on est plutot prompt a trouver ça génial, la distance libére car on ne sent plus la pression sociale dans l'anonymat relatif qu'elle crée (cf de nombreux posts de Quentin sur le sujet) ... Moi je ne parle pas de touriste les poches pleines, mais de gens qui viennent vivre, étudier, tenter de s'établir ici...Il n'est pas question d'herbe plus verte ailleurs...Le choc est rude pour eux passé les premiers mois..

      Supprimer
    8. Quentin, effectivement, mais monter une soirée à Paris est soumis a des restrictions administratives et municipales de plus en plus sévéres...C'est pour ça aussi que beaucoup ont fermé..
      De plus la mairie refuse quasiment toute demande d'octroie d'autorisation de fermeture tardive.(surtout a un an des municipales, faudrait pas que le bobo se pleigne du bruit avant d'aller bosser a la défense ou dans le 11eme ) Certains bars du marais ont essuyé de nombreux refus...
      Par ailleurs, il faudrait un Lieux.... aux normes... et pas sur les champs ni vers chatelet pour cause de sécurité... ca commence à chiffrer....surtout si on ajoute le personnel en tarif nuit, les charges etc...
      Ensuite faudrait la clientéle..le spyce c'est minuscule... serait elle nombreuse pour quelquechose de la taille de la GAY?... serait elle disposé a venir s'amuser sans se snober?sans faire de concours de "c'est moi la plus belle" ou "c'est moi le plus mecmec musclé" Il faudrait un physio qui choisisse vraiment de mélanger les gens ...Serait il possible d'offrir des conso pas ruineuses?( alors même que la derniere taxe sur la bierre depuis 6mois a couté cher aux distributeurs) bref, faudrait qu'un investisseur motivé ne cherchant pas a gagner de l'argent se lance....
      bref, si ça existe j'irais, mais je doute que cela revienne a Paris avant un moment...(surtout avec les deux pimbêches qui se battent pour avoir le pouvoir) :(
      ps: un jour faudra que j'aille voir au spyce le mardi lol

      Supprimer