samedi 3 août 2013

Il m'avait prévenu que ce serait vide

le sauna Double Side en plein mois d’août. Pourtant j'avais envie de sortir à Lyon hier soir, et même si j'aime peu ses habitants, j'avais envie de me replonger le temps d'une soirée dans cette atmosphère superficielle et joyeuse, où tout le monde se fiche pas mal de l'autre mais se charrie aimablement en faisant mine de s'apprécier.

On était donc dans le jaccuzi avec le petit Stéphanois à se désespérer de l'état de la quinzaine de mecs qui visitaient le sauna ce soir là. Il y eu tout justement cette petite connasse rebeuse toute Lyonnaise de dix neuf ans qui vint taper la bise au Stéphanois avec lequel je discutais sans même m'adresser un regard. 

Il y avait heureusement un employé du sauna qui me fixait du regard depuis mon arrivée. Quand bien même il y avait eu davantage de mecs à mon goût dans l'établissement, je lui aurais quand même adressé la parole. M'isolant dans le vestiaire il me laissa son numéro de téléphone, pensant que je traînais souvent dans le coin. Je devrais remonter dimanche soir à Lyon, plusieurs plans et divers potes (parisiens ou Lyonnais) étant présents ce soir là et fêtant pour l'un d'entre eux son anniversaire. Mais je me connais, le trajet (40 km), la circulation et les difficultés pour se garer font que je m'aventure rarement plus d'une fois par séjour à Lyon.

J'entreprenais donc de le chauffer sur place, lui qui a interdiction absolue de se servir dans la clientèle.
Pause. On s’assoit dans le grand couloir, peu de gens traînent.
Sa pause est courte, je n'attends pas avant de passer à l’offensive, arguant qu'il y a peu de clientèle, qu'il ne craint pas beaucoup de se faire choper à cette heure ci le patron étant absent, et que d'après mon expérience, il n'est pas le premier à le faire...

Ne faisant pas uniquement confiance à mes arguments verbaux, je ne tardais pas parallèlement à faire monter ma main sur sa cuisse. Il chauffe immédiatement, sort son trousseau de clés et me dit de le suivre dans le local technique qui nous fait face.

Ça s'est passé à deux reprises, pour vivre le trip à fond je l'ai entraîné en direction de la machine à laver qui sert au nettoyage des serviettes, et c'est sur celle ci qu'il me prit.

Pourquoi ai-je été si entreprenant sur le coup ? Grâce à Julian, un autre mec dont je vous parlerai prochainement et qui, alors que nous nous douchions côte à côte, apostrophait un mec qui passait devant le bloc en lui demandant :
"- Excuse-moi, tu es actif ou passif ?
Euh... les deux.
- Ça te dit d'être actif avec moi maintenant ?"
avant de s’engouffrer dans une cabine. L'approche avait duré sept secondes.

Toujours hanté par les râteaux potentiels, perpétuellement songeur face à leurs effets sur moi, tout comme de Cyprien que je rejoins dans trois jours au Cap d'Agde, j'apprends énormément de ces mecs là.

- Tu veux jouer avec moi ?
- Non merci, j'ai pas envie.

C'est pas plus grave que ça, finalement.
Ils s'en foutent, et c'est comme ça qu'il faut faire.





1 commentaire:

  1. rooooh t'aurais pu commencer du début hein mdrrrr la c trop expédié lol

    Le petit Stéphanois

    RépondreSupprimer