dimanche 7 juillet 2013

Un commentaire posté hier

sous un article de ce blog me fait revenir en mémoire ma courte relation avec Niklas, qui s'est terminée plutôt mal voilà deux mois.

Quitte à fouiller dans ma mémoire, je suis remonté à mon premier méchant râteau, pris il y a une dizaine d'années, à l'automne 2003.

Ce fut ma première déception sentimentale, je ne connaissais alors rien. Le contexte était le même : garçon rencontré rapidement, coup de foudre, rupture toute aussi rapide. Les causes aussi : je lui plaisais au début et puis pouf pouf, après quelques jours je ne l'ai plus attiré.
L'originalité ? Il habitait Nancy et nous avions décidé de nous retrouver en Grêce. Sur l'île de Corfou précisément où le Club Med avait encore un établissement. 
Billets réservés, je l'ai attendu une nuit au bord de la plage.

J'étais un gamin. Il est parti au bout d'une semaine, j'avais réservé avec mes amis pour une semaine de plus. J'ai passé cette deuxième partie de séjour à me morfondre, ne comprenant pas ce qui m'arrivait.

J'ai alors écrit. Tous les jours. Un long texte d'une naïveté sans bornes. Sans aucune nuance, j’étalais la douleur d'un gamin qui ne sait pas ce qu'est un amour qui se termine. 
Pendant dix ans je n'ai jamais fait lire ce texte à personne. Je ne l'ai même jamais relu. Il fut rédigé sans penser à être publié un jour où que ce soit, il me fallait juste l'écrire, raconter tout. De notre rencontre à sa description physique, de ma peine et de mon désespoir d'à lors. Juste une traînée de boue sur du papier, juste écrire ce que ressentait le gamin de l'époque, et son premier choc face à quelqu'un qui ne veut pas de lui.

Le récit se doublait d'une chronique des vacances au Club Med, sans doute les pires de ma vie. Je ne suis jamais retourné non plus dans ce type d’établissement quasi carcéral. 

J'ai oublié ce texte, qu'il n'aurait été bon à aucune de mes conquêtes suivantes de lire.
Et puis il y a ce blog.

En fouillant dans mes tiroirs je viens de retrouver ce vieux cahier. C'est encore l'époque où, les années d'école encore proches, on écrit toujours sur des cahiers d'écoliers, avec de grands carreaux et une marge à gauche.

Je pars tout à l'heure dans l'Isère jusqu'à la fin de la semaine prochaine. Je l’emmène avec moi, et trouverai bien un moyen de scanner ces quelques pages...







2 commentaires:

  1. Au final, dix ans aprés, tu t'es banalisé et pour autant tu n'auras pas changé quand à tes souffrances... Comme quoi...faire et devenir comme tant d'autres n'est pas forcément la clef du bonheur.
    Enfin, ce qui ne change pas non plus c'est la vie petit bourgeois, les voyages facile pour baiser ou oublier qu'on voulait plus qu'être un trou...

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