mercredi 12 juin 2013

J'étais descendu vendredi

plutôt au plus bas. C'était pas la grande forme depuis quelques temps et mon pote Virgil avait raison : je subis une grosse fatigue morale. Et je marque beaucoup. 

Bref. Sachant ça ça va déjà mieux. 

Dans un miroir au sauna Double Side à Lyon vendredi soir je me suis vu affûté. Suite au gros gadin que je me suis pris par Niklas, ces trois semaines de sport intensif et d’état nauséeux qui me privait d'appétit ont eu leurs effets. Abdos seyants et pectoraux dessinés, je me déshabillais sans trop de gêne, bien que la quasi totalité des homos Lyonnais (contrairement aux Parisiens) fassent de la musculation (bon, visiblement ils ne musclent que les bras, mais quand même).

Je remarque une fois encore que paraître (et non pas être) sur de soi change tout. Se tenir le dos droit, tenir une démarche lente et décontractée, ne pas s'empêcher de sourire, et les mecs non seulement te regardent, mais se poussent sur ton passage.

A La Garçonnière samedi soir c'était la même chose, torse nu sous mon sweat à capuche ouvert je retrouvais ce sentiment du long chemin d'émancipation parcouru ces dernières années.

Rentré dimanche soir, lassé des mecs inintéressants que j'avais rencontrés, je me laissais tenté par un mec sur un tchat, qui visiblement avait jeté un oeil à ce blog. Avions-nous déjà parlé ? Mystère. J'ai pas cherché à savoir.
En tout cas selon ses trois photos, sans visage apparent, il se démarquait du paquet de minets aséxués que j'avais du fréquenté les trois jours précédents.
Il n'avait visiblement pas envie de discuter, et moi non plus. L'approche fut on-ne-peut-plus courte :




Un coup d’œil à son descriptif, l'affaire fut très vite conclue. 




Pour la première fois je n'ai pas demandé de photo de visage. Pour moi un mec qui se disait si exigeant devait être forcément pas mal. 
Oui pour me dire ça j'étais vraiment fatigué, parce que ce genre de déduction à la con aurait pu me coûter un aller-retour pour Pigalle pour rien.

Il n'en fut rien, comme prévu ce fut un vrai mec pour changer de toutes ces pisseuses lyonnaises, pas le genre que je me tape habituellement, les hommes virils n'étant pas forcément mon truc. Grand, la trentaine, style très hétéro, barbu, vraies cuisses, on voit que son jean noir est bien rempli. Son regard un rien émerveillé traduit une fraîcheur peu habituelle, et ses sourires devant l'effet qu'il procure changent de l'absence de générosité que j'ai connue à Lyon.

C'était pas prévu mais finalement il y est, dans ce blog. 
Et moi de m'interroger sur les mécanismes de la confiance chez moi, que je ne suis toujours pas parvenu à maîtriser : Tout juste sais-je l’importance de ma corpulence pour me sentir désirable.






2 commentaires:

  1. Bon ! et c'était bien au moins ? parce que là, on est un peu frustré de détails...

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    1. Si dans l'avant-dernier paragraphe on se rend pas compte que c'était bien, c'est que j'ai raté mon billet !

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