mercredi 26 juin 2013

Choper plusieurs mecs

en Croatie après une semaine d’abstinence était donc loin d'être gagné.
L’opportunité de se consoler avec une couple d'Allemands (oui mes lecteurs ont raison, en Croatie, on trouve beaucoup d'Allemands) tombait alors à pic. 

J'avais pourtant ratissé tout ce que je pouvais, au point même de draguer depuis dix minutes un des deux Allemands sans l'avoir reconnu.



Eux aussi avaient du mal à trouver un local. Ils avaient cherché les jours derniers, ne voulaient rien faire ce soir là à cause d'un départ tôt le lendemain matin pour une journée rafting au Monténégro, mais ont du cédé face à mon insistance.
Depuis le temps où j'avais envie de sexe à plusieurs j'ai pas hésité à mettre le paquet.

En fait c'était comme dans mon souvenir : très bien mais pas top. On se sent deux fois plus désiré et ça c'est cool. Mais pour quelqu'un comme moi qui veut plaire à tout le monde, on ressent un peu moins de liberté qu'à deux. Moins de liberté pour improviser surtout, si on change brutalement de position, ou de trip, on en pense pas seulement à ce que va faire son seul partenaire mais on pense également à l'autre. C'est plus d'organisation quoi... même si elle s'improvise au fil de la partie.

J'imagine que la spontanéité dans ces cas s'apprend d'une part avec l'habitude d'avoir plusieurs partenaires en simultané (ce qui est loin d'être mon cas), et d'autre part en connaissant tes partenaires, ce qui là non plus ne me concernait pas. 

Pour le coup un des deux me plaisait bien plus que l'autre, c'est la première fois que ça m'arrive. J'ai eu donc des attentions pour son copain, mais mon esprit, ma fougue lors des baisers, yeux ouverts, n'étaient que pour lui. Et malgré mes rapides précautions, ça s'est obligatoirement senti.

Au commencement, je me revois encore monter les marches qui conduisaient de la rue Od Gaja à Dubrovnik à la route où s'arrêtent les maisons, et voir leur deux silhouettes arriver et se placer des deux côtés des marches, sous la faible lumière des réverbères croates. Je me souviens du frisson, d'avoir ressenti leurs yeux posés sur moi, leur jugement, d'avoir imaginé ce qu'ils pouvaient se dire à cet instant, puis leur excitation, puis la mienne.

Une heure et quart plus tard ils me re-déposaient au même endroit. J'avais passé un bon moment, m'étais bien amusé, et pour la première fois du séjour j'allais bien dormir. Rien de plus.

Ah si, juste après nos étreintes, au sommet de la montagne qui domine la vieille ville, j'ai vu les lumières des remparts dans la nuit. 
Je me suis dit que le cul c'était pas que le cul. Que cette vue là je ne serais pas venue la voir sans ça. Qu'il faisait chaud et que le vent me faisait du bien. A cet instant, je vivais simplement un peu davantage qu'une heure auparavant.
C'était beau, et j'ai donc ramené ça, en plus :






2 commentaires:

  1. T'es en manques au bout d'une semaine ? Ta jamais pu tenir plus longtemps ?

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