vendredi 17 mai 2013

Quand c'est fini c'est fini,

je n'ai jamais été du genre à revenir suite à une rupture, mettant le peu d'honneur que j'ai de côté, pour essayer de recoller les morceaux. Je pense avoir peu de vanité en moi, mais de l'orgueil, énormément. L'histoire a été certes courte, mais intense.

Hier j'étais mal. Pauline une copine m'a forcé à tout lui raconter. Elle est passée chez moi après son travail, est restée une heure et demi à peu près. Une heure et demie à lui sortir des trucs comme :
"- Comme j'ai envie de le rappeler, si tu savais", voilà je vous fais pas un dessin. #soap.

Dans l'après-midi, alors que nous conversions par sms et que je lui décrivais mon état, sans même lui avoir encore dit la raison de la rupture, elle lâcha cette question :



Immédiatement j'ai du accepter la réponse : bien évidemment non. Qu'avait-il fait d'impardonnable pour que je sois sûr que ce problème perdure éternellement ? N'ai-je pas voulu suffisamment écouter ses excuses la veille au téléphone ? Est-ce-que j'attendais davantage ? 
"-Je ne le ferai plus, promis." est peut-être la phrase qui m'a manqué, une façon ou une autre d'aller contre moi, de me dire que si, c'était possible de continuer, qu'il ne s'agissait que d'un malentendu.

Je réfléchissais.


Et puis dans la nuit il y a eu ici même le commentaire d'un certain forensico, que je ne connais pas personnellement, mais qui intervient régulièrement sur ces pages depuis de nombreux mois. Extrait.

(...) Trop de souffrance vraiment?
Mais tu penses pas que tu regretteras cette intensité et que les plans banals te paraitront bien fades après cette aventure? C'est naze non de passer d'un truc aussi planant à un plan basique?
(...)
Tu penses pas qu'en persévérant un peu il pourra pas évoluer peu a peu vers ce que tu voudrais davantage?
Ce matin, lorsque le soleil s'est levé j'étais plus que jamais dans le doute. 
C'est là, tout à l'heure, à 11h39 exactement, qu'il m'envoya un sms. Oui, lui. Je n'étais pas le seul à penser à l'autre, même si d'apparence il m'écrivit à propos d'une connerie :



Il est maintenant 14h48 et je n'ai pas répondu à son sms.

Pour l'heure je me repasse juste le film à l'envers. L'odeur, le sexe, les discussions, les silences, les regards. Je repasse aussi nos textos (813 en quelques semaines), les siens surtout :




Je ne sais pas encore comment je vais répondre à son message de 11h39
Mais je sais à présent que, bien évidemment, je vais y répondre.





5 commentaires:

  1. Tu disais que c'était terminé, comme je disais vu la situation ca n'est pas immuable et ca s'est vite vérifié! C'est loin d'être terminé...

    Forensico

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  2. Les Feux de l'Amour de la Bite. :)

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  3. Quentin,

    Vas-y fonce; votre histoire n'est pas terminée et tu meurs d'envie d'y retourner. Donne lui une deuxième chance, ce serait trop bête tu ne crois pas ???
    Allez. courage.
    Stan.

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  4. Etais je le seul à refuser l'angélisme?
    Désolé mais c'etait finit d'avance car rien n'avait commencé.
    On peut tout échaffaudé sur des mensonges, des rôles qu'on jou... mais un film n'est pas la réalité. Aussi bien interprété soit il...
    Que deux âmes perdus se trouvent et comblent leurs manques de toute nature ensemble , certes. mais de là a dire qu'il y avait uen "histoire"...
    Quentin voulait juste y croire ...pourtant en analysant c'etait évident que rien ne pouvait tenir, se construire.
    Qu'on aime le cul c'est un choix. Mais alors il faut l'assumer face a soit et aux autres ( à l'autre?) Il faut, quand on fait ce choix de vie, assumer et surtout ne jamais oublier qu'il n'est pas plus gratuit qu'un autre. Tout se paye. En l'occurrence du prix d'une parano necessaire quand à l'autre avant de se laisser aller aux papillons dans la tête ...
    On peut chercher à être gentil, attristé par ce constat...mais encourager quelqu'un dans quelquechose perdu d'avance , ce n'est pas l'aider. c'est faire de l'angelisme par lâcheté de dire des choses qui peuvent ne pas déplaire...

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    1. Les couples dits "fidèles", eux, paient aussi souvent le prix de l'infidélité. Etre un couple libre ne libère pas de ses dangers, il n'y a pas de règles en la matière, seules celles que le couple s'impose. Ici nous n'avons pas trouvé de terrain d'entente pour écrire ces règles.

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