dimanche 5 mai 2013

Le sexe m'a sauvé.

C'est la conclusion que je tire lorsque je contemple le chemin parcouru depuis mes premières rencontres, et l'étendue de mes progrès.

Je me revois il y a quelques années, timide, pudique, sans confiance ni estime pour moi-même, refusant de me montrer nu (même à Wilfrid, mon grand amour), estimant que si les autres me regardaient, ça ne pouvait pas être par désir pour ce que j'étais.

Le sexe (comprendre : la séduction autant que la jouissance) m'a libéré de tout ça.
Je dois au sexe d'être celui que je suis aujourd'hui.

C'est pourquoi j'ai tant analysé l'usage que j'en ai fait, me suis interrogé sur telle ou telle technique qui m'a été bénéfique, me suis questionné à ce point sur ce que je pourrais perfectionner, ai tiré des prospectives sur ce qu'il pourrait encore m'apporter.

Là où d'autres s'aident par la réflexion, je me suis sauvé par l'action.
L'outil que j'utilise n'est pas plus farfelu qu'un autre.

Quoi de plus bénéfique pour l'âme que de se sentir désiré ?
Quel travail sur soi-même plus salutaire que celui de se rendre encore plus désiré ?
"On dit parfois que la beauté est toute superficielle. Peut-être. Moins superficielle, en tout cas, que la Pensée." disait Oscar Wilde dans Le Portrait de Dorian Gray.


J'écris pour laisser une trace de tout ça. Non seulement de mes conquêtes qui sont sorties de l’ordinaire (on oublie si facilement) mais de mes flottements, de mes imperfections, de ce que je n'ai pas réussi à gérer.

Je laisse ici une trace de ma jeunesse également; conscient que cette frénésie prendra fatalement fin.
Je me rappellerai alors cette recette salvatrice qui m'a constitué, et tenterai alors d'en transposer les 
ingrédients, ou bien de me réconforter avec ces souvenirs.

J'attendrai la fin et estimerai je l'espère, avec satisfaction, avoir eu ma part.
Plus que ma part.



2 commentaires:

  1. C'est ça finalement le plus important, ne pas regretter. Et vivre ce qu'il fallait, quand il le fallait. Le reste c'est du pipi de chat. ;)

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  2. Penser toute chose mais ne pas trop se penser soi...

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